III. — CONCLUSIONS
Nous venons de déposer le bilan du gonocoque, et, après vérification minutieuse des créances, il nous semble que l'actif est bien supérieur au passif.
Nous l’avons rencontré dans tous les cas de blennorrhagie, à condition de le chercher en temps voulu, et nous ne l’avons rencontré dans aucun autre cas. |
Nous avons vu que les inoculations de pus blennorrhagique donnaient la blennorrhagie, alors que les écoulements vaginaux divers et le sang menstruel ne la causaient jamais : preuve évidente que le pus blennorrhagique contient le germe de ce mal. Le gonocoque est bien ce germe, puisque ses cultures inoculées dans l’urèthre y occasionnent des écoulements spécifiques.
Un microbe qui existe dans un point malade dans tous les cas d’une maladie et ne se retrouve dans aucune autre, qui, inoculé, cause cette maladie, peut et doit être considéré comme l’agent causal de cette maladie, d’après les principes, admis par tous; de la plus rigoureuse expérimentation. Le gonocoque remplissant ces conditions, nous avons le droit de le considérer comme la cause de la blennorrhagie : le devoir des esprits impartiaux est d'accepter cette conclusion.