SES
cerlaines colonies deviennent jaune citron ou jaune d’or ; après -un certain temps, les colonies de gonocoques disparaissent et sont remplacées par d’autres microbes ; pour le conserver il faut le cultiver sur pomme de terre. J'ignore si Lober a cultivé le gonocoque, en tout cas ses cultures étaient impures, puisqu'il avait des colonies jaunes à côté de ses colonies de gonocoques, lésquelles étaient du reste remplacées après quelques jours par d’autres microbes. « Je n'ai considéré comme une culture pure que la culture dont les microcoques se décoloraient par la méthode de Gram », dit l’auteur. Or nous savons aujourd’hui que cela ne veut rien dire; mais il me paraît prétentieux d'appeler pures des cultures-où l’on voit se coudoyer des colonies polychromes. « Les heureux résultats auxquels je parvins nous permirent d'affirmer là nature blennorrhagique de ces taches. » L'affirmation me parait risquée, nous y reviendrons à propos de la médecine légale.
Après avoir pris connaissance des résultats obtenus par les expérimentateurs, quelle doit être notre opinion ? Doit-on notamment admettre que l'on ne peut cultiver le gonocoque sur les milieux ordinaires, comme l'ont prétendu bon nombre d'hommes compétents ? Il faut reconnaitre que cette opinion tend à se faire jour et à se vulgariser dans le monde scientifique et qu’elle est même nettement formulée dans plusieurs ouvrages estimés ou dans les traités qu'éludiants et médecins ont entre les mains.
Il me semble que nous devons admettre le contraire. Le travail de Risso me parait démonstratif sur ce point. Enfin, n'oublions pas que le gonocoque a élé cultivé sur les milieux ordinaires, et par LEGRAIN, qui est certainement un de ceux qui ont le plus fait pour la question du diagnostic du gonocoque, et par WERTHEIM, dont le nom est altaché depuis ces dernières années à toutes les nouvelles découvertes sur cette