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HD p0— elles tombent au fond du tube, et le liquide redevient clair après la formation de ce précipité. Les éléments ne changent
pas de forme après plusieurs cultures succéssives. HoGGe (1) - admet que le gonocoque est incultivable sur bouillon, géla-
tine, gélose, mais qu’il prospère et se développe très bien sur le sérum gélosé de Wertheim.
WERTHEIM (2?) a imaginé le milieu auquel son nom est resté attaché et dont nous avons souvent parlé. Il mélangea des
cultures de gonocoque faites sur sérum de sang humain, à une
partie de ce même sérum liquide qu’il mêla ensuite à parties égales avec de la gélose peptonisée à 2 pour 100, légèrement alcalinisée et précédemment stérilisée ; le-mélange fut fait au bain-marie à 40°, puis refroidi, versé sur plaque, et conservé dans une chambre humide placée dans une étuve à 36° ou 37°.
En vingt-quatre heures, apparitions de colonies qui, inocu-
lées sur sérum sanguin coagulé et stérilisé d’après la méthode
. de Bumm, donna des colonies analogues à celles qu’avait obtenues ce dernier auteur. Wértheim a également obtenu des
cultures sur gélose.
Risso (3) inocula du pus blennorrhagique de dix jours sur
un milieu, imilé de celui de Wertheim et formé d’un volume __ de sérum sanguin humain tiré du placenta et de deux volumes d'agar. Après vingt-quatre heures, il observa des saillies
: punctiformes et transparentes ; le troisième jour, saillies hémi-
sphériques grosses comme la tête d’une épingle, légèrement
- blanchâtres à leur partie centrale, qui le quatrième jour se sont
aplaties et dentelées à leur périphérie et sont devenues encore plus blanchâtres au centre; après sept à huit jours, elles ne s’étendaient plus et se desséchaient en formant une mince pellicule, A l'examen, il trouva des diplocoques ayant les carac-
(1) Hogge, loco citato, n° 345.
(2) Wertheim, Prager med. Woch., 1891, p. 256, n° 269. (3) Risso, Riformæ medica, 1892, p. 507, n° 311.
HDi tères des gonocoques; il put les transporter sur bouillon, gélatine ou gélose, et il obtint des cultures qui donnèrent ensuite sur agar et sérum sanguin des résultats analogues aux premiers.
CRIvELLI (1) a prétendu que le gonocoque liquéfie la gélose ; si ce fait était vérifié, il serait fort intéressant, car, aucun microbe pathogène connu ne possédant. cette propriété, c’eût été un signe pathognomonique ; malheureusement ce n’a été signalé par aucun des nombreux auteurs qui ont réussi des cultures sur ag'ar, en sorte que nous sommes obligés d'admettre que.Crivelli a fait erreur. Il a du reste signalé aussi un aspect spécial en chainettes constituant des étoiles qui ne serait visible que sur des microbes venant de cultures de trois ou quatre heures ; mais personne n’a non plus revu ces figures.
Je veux, avant de terminer, insister. sur les cultures de LoBERr (?), à cause de l'importance qu’elles ont eu en médecine légale; voici la formule de son milieu : « On fait macérer pendant vingt-quatre heures vingt grammes de gélose ou agar dans un litre d’eau salée. On chauffe pour dissoudre la gélose ; on ajoute deux cuillerées à café d'extrait de viande de Liebig, 15 grammes de peptone et 50 grammes de sucre candi roux ; on neutralise avec une solution de carbonate de potasse. On filtre à chaud sur de louate à travers un linge fin et on . répartit le liquide ainsi préparé dans des tubes précédemment stérilisés, On porte les tubes à l’autoclave à 115°, pendant une heure, ou bien on les soumet à l’ébullition au bain-marie pendant quinze minutes, trois jours de suite. » Après vingt-quaire heures, l’auteur voit apparaître de petits points blancs, qui après quarante-huit heures sont devenus de petites taches de ? à 3 millimètres de diamètre, au bout de quelques jours,
(1) Crivelli, loco citato, n° 122.
(2) Lober, Bulletin méd. du Nord, 1887, p. 206, n° 147.