‹ Le GonocoqueChapitre 4 sur 54 · BACTÉRIOLOGIE — CLINIQUE — MÉDECINE LÉGALE · texte numérisé non relu

BACTÉRIOLOGIE — CLINIQUE — MÉDECINE LÉGALE

Je m'étais proposé de faire un travail sur « le Gonocoque en médecine légale. » Mais, dès que je me mis au travail, je m aperçus que, pour mener cette tâche à bonne fin, il me fallait acquérir sur ce microorganisme des connaissances moins élémentaires que celles que je possédais. J'ai donc été amené à faire préalablement une étude de bactériologie pure, et, pour ce, de recueillir pas mal de documents sérieux, mais perdus dans quelques thèses et dans les journaux parus depuis 1879: ces documents m'ont constitué, pour le gonocoque, un dossier que je me suis efforcé de rendre complet, qui était destiné à servir d'introduction à mon travail, mais qui, vu là quantité des travaux parus à ce sujet, à pris une importance telle qu’il constitue maintenant une des portions de cette étude, et non la moins importante.

Cette thèse de doctorat comprendra donc deux parties distinctes : la première de bactériologie pure, la seconde de bactériologie appliquée; celle-ci s'appuyant sur celle-là qui lui sert d'introduction naturelle et nécessaire.

Lo]

SN T0PeS

Les progrès incessants et rapides de la bactériologie rendent ma tâche extrêmement ardue et délicate. Aïnsi, dans toutes les recherches des auteurs qui croient avoir obtenu des résultats positifs, on voit que les microorganismes trouvés présentent tous les caractères des gonocoques, et, au besoin, ces caractères sont énumérés. Mais la science a fait son chemin, et ce qui, il y a quelques années seulement, était regardé comme caractéristique du gonocoque , ne nous suffit plus maintenant que nous connaissons de nouvelles espèces de diplocoques fort semblables et que nous distinguons depuis peu seulement. Aussi, la masse de travaux que les savants de tous pays ont accumulés sur la question depuis bientôt quinze ans est-elle en partie inutile et on doit, sinon en faire table rase, du moins en éliminer une grosse part.

La critique de ceux de ces travaux que nous retiendrons déemanderait une érudition et un Jugement que nous sommes loin de posséder. Mais, en compulsant patiemment les observations, nous avons pu arriver à des conclusions que, nous l’espérons, on trouvera assez fortement motivées. Ces conclusions, certes, n'ont pas la prétention d’être nouvelles; mais, comme elles ont été discutées et sont encore souvent controversées, nous serons heureux si, au milieu des doutes dans lesquels les contradictions journalières ont jeté les meilleurs esprits, nous arrivons à convertir quelques sceptiques et à faire partager nos convictions.

Page 1