‹ Le GonocoqueChapitre 47 sur 54 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

I, — Le gonocoque de Neisser est la cause de la blennorrhagie. Le II. — Le gonocoque est un diplocoque se colorant directe-

ment par les couleurs d’aniline, se décolorant par la méthode de Gram, donnant sur gélose des cultures d’un blanc grisâtre, liquéfiant la gélatine et se développant sur la pomme de terre en colonies rappelant des gouttelettes de pus.

III. — Grâce aux caractères précités, le diagnostic du gonocoque est toujours possible, du moins chez l’homme.

IV. — Chez la femme, le diagnostic est aussi possible . dans l’état actuel de la science ; mais étant donnée l’insuffisance des recherches faites dans cette voie, or devra être plus réservé dans ses affirmations, surtout pour les cas de médecine légale.

V. — On doit se méfier de toute recherc:e directe.effectuée sur des taches souillant du papier ou du linge et la rejeter absolument pour peu que les taches ne soient plus fraîches (cinq à six jours). |

VI. — Jusqu'à plus ample informé, on ne peut prendre aucune conclusion, pas plus affirmative qu'infirmative, au sujet des cultures obtenues avec des taches de pus blennorrhagique. ;

VII. — Le gonocoque n’envahit jamais la totalité de l’organisme pour constituer une véritable maladie infectieuse. Il

peut seulement, par l’affaiblissement général dont il est cause, permettre des infections secondaires, qui, par leurs manifestations multiples, donnent, au point de vue clinique, le tableau d’une maladie générale.

VIII. — Le gonocoque n'est pas le seul agent de la pathologie inflammatoire de l’urèthre; à côté de l’uréthrite blennorrhagique, il y a lieu de décrire des uréthrites de natures diverses.

IX. — La méthode de Gram-Roux donnant un peu plus de 5 pour 100 d'erreur doit être rejetée en médecine légale comme moyen unique de diagnostic. Les cliniciens pourront, au besoin, s’en contenter.

X. — Si par chaudepisse on entend seulement l’uréthrite gonococcienne, la célèbre recette de Ricord est fausse ; elle devient juste, si l’on applique ce mot à tout écoulement uréthral. — L’aphorisme de Gosselin devient de même, maïs en sens inverse, juste ou faux, selon le sens qu’on attache à ce mot.

D 1 © où à (9e)

Page 1