LE LES
émises sur le gonocoque. Pour éviter moi-même ce reproche, j'ai songé à une division facile qui permit à l'esprit troublé de s'orienter un peu dans cette confuse question, et c'est dans ce but que je propose plus loin une division.
Je dois faire remarquer que ce chapitre est un simple exposé, une analyse froide et impartiale des travaux cités, laissant aux auteurs la responsabilité de leurs appréciations qui sont réprises et discutées dans les chapitres suivants.
Quand on veut démêler les nombreux mémoires écrits sur ce chapitre, on peut, ce me semble, sans faire une œuvre trop artificielle, les ramener à trois grandes périodes, qui marquent chacune une des grandes étapes de l'esprit médical dans cette voie de recherches. Et d’abord, une période préhistorique, ou mieux prégonococcienne, s'étendant depuis le moment où la blennorrhag'ie est distinguée des autres maladies vénériennes jusqu’à la découverte du gonocoque, sur laquelle je n’insisterai pas. Puis, la période gonococcienne, dans laquelle nous verrons le microbe naître, grandir, être la cause certaine de l’uréthrite blennorrhagique, arriver à son apogée et même, avec Jullien, menacer de devenir une maladie générale. Enfin, une dernière période que j'appellerai pluribactérienne et dans laquelle nous verrons d’autres bactéries venir se placer en rivales à côté du gonocoque, où l’on admettra en un mot la pluralité des uréthrites, en même temps que l'agent de la blennorrhagic lui-même est discuté et que d’autres êtres inférieurs, de morphologie fort semblable, font douter de son entité.