‹ Le goudron végétal et sa pharmacologieChapitre 9 sur 15 · RE · texte numérisé non relu

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parer et qui varie de composition selon qu’on l’obtient en été ou en hiver, et selon que l'agitation a été plus ou moins active. Le lavage préalable à, de plus, une utilité contestable; il a pour résultat d'enlever une certaine quantité des acides acétique et oxyphénique et de la créosote que renferme le goudron et auxquels il faut, peut-être, attribuer en tout ou en partie l’action utile de l’eau de goudron; la quantité en est, d’ailleurs, trop minime pour être nuisible, quand on emploie la proportion de goudron strictement nécessaire pour obtenir une eau convenablement chargée. On peut encore invoquer en faveur de la suppression de ce lavage, les pharmacopées officielles de Belgique et de Norwège, qui ne l’exigent nullement, et qui cependant prescrivent des quantités de goudron plus fortes que celles de notre Codex.

Avant d'examiner quelles modifications ont été successivement proposées pour parer aux inconvénients du procédé officiel, et comment on est arrivé à la formule du Codex de 1884, je vais indiquer de quelle façon se prépare le plus souvent l’eau de goudron dans le public. D’ordinaire, on se contente de mettre une certaine quantité de ce produit au fond et contre les parois d’un vase de petite dimension (1), qu’on remplit d’eau, et on renouvelle cette dernière: au fur et à mesure de la consommation, aussi longtemps qu’elle contracte l’odeur du goudron.

L’eau de goudron est donc le plus souvent mal préparée; il n’y à pas lieu par suite de s'étonner des nombreux essais qui ont été faits pour en améliorer le mode de préparation.

(1) À 14 Société de médecine de Bordeaux, M. Uarles ä attiré l'attention sur le danger qu'offre, dans la préparation de l’eau de goudron dans les ménages, l'emploi de cruchons communs, vernissés grossièrement à l'oxyde de plomb. L’acide acétique du goudron attaque peu à peu ce vernis et le décompose M. Carles a trouvé du plomb dans de l’eau de goudron ainsi préparée. Deux personnes qui buvaieut de celle eau ont éprouvé des coliques. :

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Parmi les procédés proposés, les uns sont de simples modifications de celui du Codex en ce qu’ils ne contiennent, comme lui, que les principes du goudron solubles dans l’eau; les autres sont une transformation plus ou moins radicale du procédé officiel, et, quoique différant beaucoup entre eux, ils ont pour caractère principal de contenir, outre les parties : solubles, tout ou partie des principes du goudron, insolubles dans l’eau.

Parmi les premiers, j'examinerai successivement les procédés de Lefort, d’Adrian, de Magnes-Lahens, de Dreyer, de Freyssinge, de Schaeuffèle, de Breton, de Simon et enfin le procédé adopté par le dernier Codex.

Dans les hydrolés, seconde manière, je passerai en revue d’abord les produits obtenus en traitant le goudron par les alcalis: solutions de Guyotet similaires, de Hager et de Pommier; ensuite les préparations dans lesquelles le goudron se trouve maintenu en suspension par des procédés divers, soit: les émulsions de Guyot, du docteur Jeannel, d’Adrian, de Roussin, de Lebeuf; enfin, le goudron soluble de Verne.

Procédé de Lefort. — Cet habile pharmacien semble s'être attaché à corriger, l’une après l’autre, les imperfections signalées dans la formule du Codex. Il introduit dans une bouteille de 4 litres environ, 100 gr. de goudron demi-liquide et trois litres d’eau distillée qu’il maintient à la température de 90 degrés ; il agite vivement entre temps, pendant cinq à six heures. Il obtient de cette manière, en moins d'heures que le procédé du Codex n’exige de jours, un hydrolé d’une composition constante.

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