PARTIE PRATIQUE
vrier les a façonnés, qui dans le chêne, qui dans le noyer, qui dans Térable ou le poirier, et les lui a livrés bruts, les planches seulement tenant les unes aux autres. Alors, avec un talent sûr doublé d*une patience admirable, elle a fouillé les planches, ciselé les panneaux, placé des cariatides sous les frontons, attaché partout des guirlandes, des oiseaux, et mis dans les niches des personnages d'une finesse extrême. Elle a fait des tableaux d'art des portes de son appartement. De frais paysa^^es couvrent les cheminées; des branches fleuries courent sur les vitres. Pas un coin où son ciseau, où son pinceau ne passent et ne repassent. C'est merveilleux, mais ce n'est point à la portée de tout le monde. Il faut du temps et des talents multiples. N'importe, c'est superbe et peu banal vraiment.
Voyez à quoi peut arriver une femme avec de la volonté et du goût. Combien d'entre vous, sans aller aussi loin, parviendraient, en cultivant leurs dispositions naturelles, à créer de délicieuses choses ! Mais on aime mieux courir chez la couturière et le pâtissier, puis au jour de M""^ Z.
— ! cher et saint travail des doigts et de la pensée, se peut-il que l'on te préfère les frivolités sottes de la vie qui si souvent tuent le bonheur, alors que par toi tous les plaisirs s'installent au foyer domestique!