PARTIE RETROSPECTIVE
En Grèce, la vie éclate, déborde, les jambes des figurines sont libres et souples, les bras agissent,
Trùne et sièges grées.
les torses s'inclinent et se redressent, gracieux; la feuille d'acanthe remplace le palmier, et le lotus cède la place au laurier rose.
À Rome, le coffre se surmontera d'étagères et, devenu bahut, s'emplira de bibelots précieux.
Mais reposons-nous en Grèce. Nous avons dit un mot des sièges égyptiens. Essayons en passant les sièges grecs.
Ils se faisaient d'après trois types principaux de supports : supports à balustres épais, incrustés, échancrés au milieu. C'étaient les sièges d'apparat. Ensuite, les supports aplatis et découpés, les bras maigres en forme de baguette. Puis, les pieds droits de forme arrondie terminés en pointe, avec grand dossier droit, les bras droits. Ceux-ci, à cause de leur apparence de légèreté, servaient exclusivement aux femmes.
Nous parlons de notre galanterie. Dites-moi à quelle époque nous avons songé à sculpter des sièges réservés aux femmes. Nous avons eu, au contraire, ridée grossière de leur interdire le plus splendidede ces meubles : le trône. Nos pères firent la loi salique!
Quant aux sièges que les Grecs destinaient à Tusage du sexe laid, ils n'étaient autre chose que nos fauteuils de bureau à dossier bas et courbé.
L'Italie héritière de la Grèce les aimait fort.
Cicéron n'était pas autrement assis que W Z., huissier à la cour. Voilà qui est bien fait pour flatter M« Z.
Et ce logis romain où les fauteuils sont ceux du cabinet de votre mari. Madame, voulez-vous y pénétrer? Vous y retrouverez, je gage, avec un peu de bonne volonté, le salon de telle de vos amies, le vôtre, peut-être.