GÉNÉRALITÉS
Qui de nous, obligé de vivre dans une ville populeuse dont les maisons sont pressées comme des pépins de grenade, où Tair et la lumière nous sont parcimonieusement pesés, comptés et mesurés, qui de nous n'a jamais rôvé un logis à soi, rien qu'à soi, à l'écart du bruit, dans un faubourg paisible ou dans une bourgade encourtinée de verdure, aux portes de la cité où nos affaires nous emprisonnent ? •
(1) Parmi les ouvrages que nous avons consultés pour appuyer nos idées personnelles, de Tavis des spécialistes il en est un que nou s avons trouvé singulièrement propre à renseigner utilement sur Fart de construire, c'est V Architecture et la construction pratiques par Daniel Ramée. 1 vol. in-12. Didot.
J'y ai pour ma part souvent pensé. Il est si étroit, ce logis parisien, quelques sacrifices que Ton fasse pour le choisir grand, si borné d'horizon et, généralement, d'une vue si morne : des toits, des rues, des toits. Minuscules, les hommes rampent, leurs petites voitures se trauient... Il pleut. Que de boue!
Oh ! les frondaisons vertes qu'un grand souffle balance. Oh! l'horizon profond des champs rouges et blonds, dessins tracés par la charrue pour former le tapis où Dieu jette les dés dont l'homme a tout le gain.
Respirer là l'air pur, quelle ivresse! Combien doux me semble l'orgue barbare qui moud sous ma fenêtre le banal refrain :
« C'est là que je voudrais vivre... »
La chose est moins impossible qu'elle ne le paraît, et quand on se donne la peine de la bien examiner, on découvre tout à coup que, pour faire de ce rêve une réalité, il n'est nul besoin de posséder la lampe merveilleuse d'Aladin ni les trésors de Golconde.
Je sais bien qu'à mes oreilles les gens sensés vont crier: « Gare! vous songez à bâtir?Bâtir! quelle folie! On est toujours entraîné au delà des limites prévues. La plupart des amateurs de construction se rui-