PARTIE MODERNE
oser sur les tapis fixes, pour transformer toutes
les pièces e danse.
Sur les murs, pas de i piers;des peintures seulement. La similitude dans l'ensemble, la variété dans les détails.
Je suppose trois mètres de hauteur à mon atrium, aux parois du moins — je conserve ce nom d'atrium, n'en trouvant pas d'autre — sur deux mètres, un fond uni abricot ou rouvre tî-^çîtee/fliràla façon égyptienne. Au-dessus de ce fond, une bande de soi-
xante-dix centimètres en bleu vif très pur. Les trente centimètres qui restent sont de la teinte inférieure. Sur la bande bleue, des personnages ou des fleurs. Et si je ne sais peindre ni les fleurs ni les personnages, je me contenterai de découpures collées avec art, auxquelles un vernis donnera l'aspect rêvé en les rendant indestructibles.
Dans une pièce japonaise, on peut ainsi mettre un cortège nuptial, une promenade aux lanternes, curieux défilé de lumières multicolores; dans un salon, des guirlandes élégantes ou des scènes souriantes ; dans une salle à manger, des chasses fantastiques.
Les microbes ne pourraient s'incruster dans des murailles de nettoyage aussi aisé.
Et je ne priverais pas pour cela de tentures certaines pièces, la salle à manger, par exemple, la bibliothèque, le petit salon.
Au-dessous de la bande décorée de peintures, je tendrais des cordons à Tantique. A ces cordons, je suspendrais des tentures sans relevés savamment drapés et cousus. Par leur propre poids, elles formeraient des plis harmonieux.
Les Égyptiens et les Asiatiques, les Grecs et les Romains ne faisaient pas autrement.
Rien de plus facile que d'enlever ces tentures , de les secouer et de laver les murs qu'elles recouvrent.