Le gouvernement de l'Angleterre
/ office ceptral. — Nous avons dit plus haut que les iusiiiidtis auxiliaires Boni en quelque sorte les servantes du parti, n'ayanl aucune prétention à diriger sa politique, mais se bornant à la tâche de propager >.i popularité, de promouvoir Bes intérêts et 'If préparer ses Buccès aux urnes électorales. Grâce ■> la concentration de la responsabilité il'1 l'action politique dans I'1 cabinet, I."- organismes de cette espèce — • ► n t particulièrement nombreux et tirs développés en Angleterre, >'t certains d'entre eux sont plus anciens qu'aucune dos autres organisations Je parti actuellement existantes. Nous avons
déjà mentionné à maintes reprises le plus important de tous, l'ofGce rentrai du parti. L'on pourrait s'étonner de voir elasser l'office central dans la catégorie des organi Bâtions auxiliaires, car il est le rouage principal du mécanisme de parti ; mais l'emploi de ce qualificatif BÏgnifie qn'un organisme est l'auxiliaire du parti, el non pas qu'il est l'auxiliaire de l'organisation supérieure du parti. L'office central rentre certainement dans la définition que nous avons déjà donnée l't qui, pour inusitée
LOWF.LL II I
2 PARTIS. — n BY8TSUI Dl PARTI
«ju\ Ile soit, nous paraît cependant exacte el reposant tur un. distinction essentielle.
S i organisation. — Dans son origine historique comme dans son cai u tuel, roflico central esl une
extension «lu bureau du whip, et comme tel il se trouve v.nis la direction immédiate des chers du parti au Parlement. Che« tes libéraux, la besogne s'exécute au nom il<' l'ai ' lib irale centrale, compof ix qui sous-
crivent & sa ca mprenanl plusieurs centaines de
personn dites « l »- marque, recrutées dans loul le pays 1 1. M i Lui l'association ne se réunit jamais en corps; elle se décharge de ses fon< lions but un i omilé exécutif, choisi noininalemenl par elle, mais en réalité par les tvhips. Elle ne publie aucun compte-rendu ou procèsvei bal de ses délibérations, el en pratique elle n'esl guère
plu- qu'un instrumenl c mode pour aider les "•////;%
dans l'aci omplissement de leur travail au dehors du Parlement. Chez les conservateurs, la forme même d'une lion fut abandonnée & l'époque de la réconciliation ,l\.- lord Itandolpb Churchill en 1884. Depuis lors, le chel 'lu parti a consulté qui il veut el l'activité il'' l'ofl central esl réglée en conférence par ti"i- personnes: !<■ chef, le premier whip el l'agent principal. Celui-ci est d'ailleurs un personnage très important, car c'esl par ses m. un- que passent lous les lils conducteurs du méca nisme politique dans le pays. Nous avons vu en quelles relations il Be trouve ave' l'union nationaleel comment, pai l'intermédiaire de ses propres subordonnés a gag remplissant le rôle de secrétaires auprès des unions divisionnaires, il demeura pendant de longues a Ses en
cont r i intime avec l< - orj misations locales dans toute I , nation. ' la que l'office central a pu
servir de chaînon ou de tampon, selon les circonstances, entre les associations locales et les chefs 'lu parti. Aujourd'hui. "• lien ave l'union a été rompu, mais l'ofQi e entretient encore des agents particuliers <lans tout le
1 1861. 0 IRSKI, I, |'. I
CHAP. XXXI. — ORGANISATIONS Dl PARTI ICXILIAIRBS ^i
pays. I n outre, l'agent principal remplit un rôle pré« pondéranl dans le travail 'l<^ grands i lubs politiques de Londres, qui depuis longtemps esl ï"it uti l
ciation libéral ntrale possède un agent de la nié
espèce, mais qui n'esl pas un personnage d'une importance. \ i tuse de la pénurie relative d'hommes riches dans les rangs des libéraux, les ressourci - de leur office rentrai sonl beaucoup moins abondantes que celles de son i h il el il ne peut pas entretenir d'agents rétribués dans les provint S in fonctionnaire principal n'u sous Bas ordres immédiats que le personnel de Bon quartiergénéral dans Parliament-Street, el il dépend, pour ses relations avec les associations locales, de la Fédération libérale nationale el de l'assistance volontaire qu'il peut trouver chez les agents employés par les organis 9 locaux.
s fonctions. — Il n'appartient naturellement y is à l'office central de formuler la politique > 1 u parti, sauf en tant que les chefs peuvent le consulter quant à l'effel probable qu'une mesure produira Bur les électeurs. Son rôle esl simplement de gagner des élections ; e( comme le Buccès aux urnes dépend pour beaucoup d'une longue el Boigneuse préparation, l'office esl oonsl tmmenl aiïairé, bienque lo paroxysme de son activité se place naturellement .m moment d'une dissolution. La fédération lil> irale nationale el l'union nationale des associations conservatrices poursuivent également le même but; et c'est pourquoi, -.111- compter le désir de les empêcher de nuire, il y a un grand avantage pratique à coopérer a\ e ; elles. Dans chaque parti l'on esl arrivé .1 ce résultai en logeant dans le même local l'office central el l'organisation populaire ci en donnant comme secrétaire honoraire .1 celle-ci le taire de celui-là ( I ).
A- n publications. — La distribution de littérature po-
(I) Le successeur da capitaine Middleton ne lut point secrétaire honoraire de l'union nationale, bien qu'il continuât h faire partie de son conseil. C'était un symptôme de la rupture fatale de l'accord entre les deux institutions.
i : .m PARTIE. — u: BY8T1 Kl Dl PARTI
lilique est un>' des fonctions évidentes des deux • nismeset celle, partant, & l'accomplissement de laquelle il- oui trav ùllé de concerl < ette littérature est expédiée en quantités énormes bous Forme de revues, de Imichures et de feuilles volantes innombrables. Les libéraux publient chaque ni"is Tht Libérai Magasine, et leurs ,\ distribuant un périodique mensuel appelé Uandy \ .; Polit ia Les conservateurs éditent
aussi / | tslilutional Almanack et The Constilutionat ) dernier formant un excellent annuaire po
litique en même t<-m [>- qu'un manuel de parti; leurs rivaux publient tic leur côté The Libéral Year Book. Les brochures renferment des discours, des discussions -ur divers sujets, des conseils de pratique électorale et d'autres avis de ce genre qu'on y recherche naturellement : quant aux feuilles volantes, impriméi s grossièrement et reproduisant Bouvenl des caricatures politiques, elles font plus brutalement appel aux préjugés des mass< -
/.</ recommandation des candidat! au Parlement. — Une autre fonction de l'office central consiste h proposer des ii->iii> aux circonscriptions qui -"iit à la recherche d'un candidat. Aucun des deux partis n'a permis à l'organisation populaire 'l<- b 'emparer de cette attribution, et elle constitue une source considérable d'influence, p iroe qu'il est naturel que le membre du Parlement qui doit -"ii Biège .ui\ whipt se sente tenu de leur ôtre fidèle. L'office central n'impose jamaie - - propositions >ans ■ 1 «i '■ «ii les lui demande, mais lorsqu'une circonscription inseils, il est toujours prêt à lui suggérer deux "u trois noms. Les hommes qui nourrissent des ambitions parlementaires se recommandent Bouvent aux whipt dans ce but ; l'office t i<- n t une liste de leurs noms et donne la pn'-f/i eiiri- a ci-ux qui consentiront & payer eiix-iiiiiins leurs frai- d'élci tion, ou a ceux qui ont bien mérité du parti, et spécialement à ceux qui ont déjà corn* battu b- bon combat pour un siège perdu d'avance.
/.-/ contribution au r dépensa électorales. — I ne autre
CHAP. XXXI. — ORGANISATIONS Dl PARTI ai \u I.viki s •'
fonction importante en .c'est de fournir des fonds
aux candidats qui ne sont pas à mê le payei tous les
Frais de leur élection. Suivant le principe militaire qui commande de détourner l'attention de l'enne d'épuiser ses ressources, les deux partis présentent des
candidats dans le plus d ' scriptions possible, même
l.i mi le- chances de victoire Boni minces. Seulement, en Angleterre( les frais de l'élection incombent à peu uniquement au candidat, et il est rare que les partisans locaux \ contribuent pour beaucoup (1); aussi n'esl-il point facile de trouver 'lis bommes prêts à faire de lourds sacrifices en vue d'un succès problématique. Il r-i donc parfois nécessaire, si l'on veul permettre a telle personne de poser bs candidature, de Bubvenir à une partie de Bes frais d'élection, •■! cela se lait souvent, même pour des sièges que l'on n'esl pas du tout sûr de n.' pas conquérir. Nous avons >lii plus haut quelle prise cette pratique donne sur Us membres du Parlement qui ont reçu cette assistance, el il est à peine besoin d'indiquer L'influence qu'elle assure a l'égard il'' maintes associations locales ; mais il faut rappeler que cet usage est particulièrement favorable aux conservateurs, a cause des ressources supérieures dont il- disposent 2 .
Ressources </<■ l'office autrui. — La puissance de l'office central dépend entrés grande partie de ses res- Bources pécuniaires. Autrefois, le gouvernement recevait du trésor public, bous le titre de •< fonds secrets », un subside annuel de ili\ mille livres sterling, qu'il em- 1>I"\ ait pour des intérêts de parti sans eu rendre compte.
(1) Autrefois, les électeurs fortunés du parti en Lancasliire et en Vorkshire versaient des sommes considérables.
(2) L'activité et l'ingéniosité déployées par l'office ceniral conservateur pour atteindre les électeurs ont été admirables. On de leurs plus récents moyens est l'emploi de fourgons ou roulottes, dont ils se servent dans les localités où l'on ne peut pas organiser de réunions. In homme conduit le fourgon et fait les discours, pendant qu'un gamin surveille le cheval et manie la lanterne magique.
PARTI I . — II. BYSTI MB Dl PARTI
I illocalion fut supprimée en 1886, et depuis lors le
■ gui rre, comme on l'appelle quelquefois, a été" alimenté au moyen de contributions privées. Les gens riches qui souscrivent généreusement su proût du parti préfèrent remettre leur argenl à l'office central plutôt qu'à un comité local, d'abord parce que cela lait réelle ment plus de bien à la cause et ensuite parce qu'ils ont \m meilleur espoir d'une récompense. Même dans les gouvernements les plus purs, la grande générosité envers le parti ne reste |>;i^ entièrement «ans récompense. En Angleterre, on s'est débarrassé depuis longtemps des formes les plus grossières du payement des dettes | • ■ » l i — tiiiui'- . les fonctions publiques à la libre disposition du gouvernement sont pou nombreuses aujourd'hui, el en» core, la plupart, du moins dans l'administration intérieure, "'■ peuvent-elles être conférées que pour services
rendus au Parlement. Mais la - se des honneurs n'est
point tarie. Les litres et les ordres de chevalerie sont aussi convoités que jamais, el l'opinion ne se froisse pas de ce qu'on les confère à des hommes de parti. On <lit couramment qn'une contribution suffisante aux fonds du parti vaut un litre de baronet, peut-être même la pairie, et l'on cite quelquefois avec précision la somme requise pour le premier. Ce n'est pas à dire qu'on puisse en faire l'objet d'un marché ; une tentative de la Borte serait re poussée avec indignation : mais il est entendu que l'on j-ait reconnaître un payement versé de confiance. Quand les membres de chaque parti affirment <| id- leurs chefs
ordenl jamais un litre de baronet en compensation d'un don au trésor de guerre, à moins que cet honneur ne -"it mérité de quelque autre façon, mais que leurs adversaires font ainsi, que faut-il penser, Binon que les mérites de celui qui reçoit cette distinction ne sont
toujours des plus évidents, abstraction faite uV >>•> la ' Seulement, on ne peutfaireà cet égard
que des conjectures, car l'office central w publie aucun compte, et personne, en dehors du chef du parti, du premier whip el Bouvent de l'agent principal, ne
(iiw. XXXI. — ORGANISATIONS Dl rviill lUXlMAMSS i
in.iit les chiffres des ilmi> ni l'usage qu'on en Fait.
/ clubs politiques. — Clubs i leurs. — Le
cluli de pai !i esl chei tes Anglais une forme remarquable d'org i ■ 1 1 - . « 1 1 • > 1 1 auxiliaire qui depuis longtemps a été une force dans leur vie politique (1). Le plus ancien des clubs qui remplissent encore ce rôle est le Carlton Club,
fondé en \s'-'<\ comme centre d'activité conservai .11
atteignit bien son bul etdevinl le lien de réunion des Tories ambitieux ou qui s'intéressaient à la politique. M lis comme le nombre des membres était limité et <|ii>' les hommes qui désiraient en faire partie étaient nombreux, la liste d'attente devint fort longue et l'un fonda le Junior Carlton. Mais celui-ci même ne Buffit point, et l'un trouve encore, dans la région des grands clubs,
st-à-dire aux environs de Pall Mail, le Conservative Club, le Conslitutional Club et le Junior Constitutional Club, plus le Saint Slephen's Club en race '1rs ( lhambres du Parlement, et le City Carlton Club, Bitué, comme *>>\\ nom l'indique, «laits la Cité de Londres. !>>•> clubs de parti du même genre existent aussi dans leB grand villes de pro\ in» i
/ rs fonctions. L'objet de toutes ces institutions est de mettre à proGt, dans un but de parti, le grand rôle que les clubs jouent dans la vie sociale en Angleterre. Ils sont les centres qui servent à distribuer les avis politiques, non pas à les émettre, car ils ne tentent nullement de guider le parti ou d'influer Bur la politique des chefs ; mais ils contribuent certainement à préserver la foi politique des membres orthodoxes du parti et à les empêcher de déserter ses rangs. Les six grands clubs conservateurs du quartier ouest de Londres font aussi une propagande de quelque activité en collaboration avec l'office central .•i - . .11- sa direction. L'œuvre politique du Carlton Club, le plus important de tons, s'exécute réellement à l'office central ; le club n'a même pas de comité politique
(1) Ostrogorski étudie les clubs dans son vol. I, pp. 143-145,
B i.ilMiMi: PARTIS. — 1 i: >\-iimi m rviui
1 a tutres possèdent des comités politiqui . mais l'agent principal du parti en est le secrétaire pour la plupart. Il- organisent des conférences, des séances de projections et d'antres distractions du même genre dans l< > clubs consi rvateurs d'ouvriers par tout le pays, et parfois ils les encouragent en leui Faisant <1<>u d'un pian.' ou de quelqu'autre objet d'agrément.
/ 1 - clubs d'ouvriers. — Les clubs politiques d'ou> i iei ont surgi après l'extension du suffrage en 1861 èl il- sonl devenus très nombreux, surtout parmi les conservateurs; souvent il* remplacèrent une association locale départi. En fait, les plus petits obtiennent le privilèj d'envoyer des délégués a la conférence de l'union nationale, en payant la moitié de la souscription. Les cotisations annuelles dans ces < 1 u I >-~ doivent naturellement être peu élevées; on présume néanmoins qu'ils vivent de leurs propres r< — urces, mais dans bien des cas il
Bemble que leurs dépenses - ut défrayées en partie par
a. - dons du dépoté ou du candidat pour la circonscription. I1- renferment une Balle de réunion et de fêtes, des salles de lecture, de jeux de cartes ou d'autres, et généralement une buvette. Il j a une douzaine d'années, l'on inventa un plan très ingénieux pour accroître l'attrait de . es i lubs et leur utilité poui ceux qui en font partie. < In constitua une association des clubs conservateurs et lord Salisburj en accepta la présidence. Elle est entretenue et dirigée par les -i\ grands clubs de parti à Westminster el elle donne gratuitement des conférences et des prix «le discussion a tous les clubs conservateurs, leur prête des caisses de livres et leur offre à l»as prix les fournitures ordinaires d'un club. Elle confère à leurs membres la qualité de membre honoraire dans les sepl nt cinquante clubs mutuellement affiliés qui sont répandus partout le pays (1 , Elle a organisé un club de
I 11 n'y a naturellement pu d'affiliation mutuelle avec le» clubs qui «ont d'un rang woial différent, tels les riches clubs de parti n Londres e de province, bien qu'ils fussent
tous partie de l'association.
<liw. \\\i. — ORGANISATIONS Dl PAHT1 AUXILIAIRK8 !t
cyclistes, elle publie un journal mensuel à un pennj le numéro, et elle délivre l'inévitable insigne qui satisfait l.i p ission de la pauvre nature humaine pour les marques de distinction el en même temps favorise la fidi lit< a la cause que l'insig ni repi ésente.
I.rui- utilité. — Les clubs d'( uvriers n'onl pas été fort utiles dans les luttes électorales. Il* ne fournissent pas on grand nombre de travailleurs actifs. Au contraire, leurs membres sont trop enclins .1 rester jouer aux caries dans le local du club, tandis que l'on remue toute la circonscription pour trouver des travailleurs volontaires. Bref, ces clubs n'onl pas avivé l'enthousiasme pour la politique; mais celane veul point dire qu'ils soient Bans valeur. Il es) certain que leurs membres, et par eux une roule de parents el d'amis, Boni maintenus dans la foi du parti. En pratique, les membres sont ordinairement requis de Bigner un engagement, de soutenir le parti et ses ohefs, ou de donner leur démission le jour "n il- les abandonneraient.
Les clubs libéraux. — Les libéraux n'ont pas poussé au môme degré le développement du club de parti . car ils ont moins compté Bur toute espèce d'influences -■■ciales, Ils ont d'ailleurs été moins heureux ; leur grand lieu de réunion à Londres, le Reform Club, Fondé, en 1830, fui profondément divisé |>ar le Home Rule Bill, et connu.' aucune des deux fractions ne l'emporta sur l'autre el que tout ensemble des libéraux el des unionistes libéraux continuèrent d'y entrer, il cessa d'être un vrai club de parti 1 1. l'ourlant, vers la même époque se fonda le National Libéral Club, énorme cercle comptant plusieurs milliers de membres, qui sert de poinl de ralliement au parti et de local pour des assemblées, mais qui ne vise point a exercer aucune influence collective. Il existe d'autres clubs libéraux de diverses espèces à Londres et en province, nuis nous pouvons nous dispenser d'insister sur leur importance comme facteurs po-
c CA~^ÏX
(1) Brooks'Ctub, l'ancien club whig, a eu le même sort.
|n i.i.i \M MB PARTIE. il BYSTI UB Dl P \u 11
litiques, parce que leurs fonctions sont semblables à celles de leurs rivaux conservateurs, bien qu'elles ;omplissen1 i d somme Bur une moindre échelle, / Primrose League, — La plus extraordinaire des
snisations de parti auxiliaires en Angleterre est certes l.i /' - / - I igue de la pi imevère . Elle lut
fondée par les membres .lu quatrième parti, en 1883, lors di' l'inauguration de la Btalue de BeaconsGeld, el baptisée d'après le nom de ce que l'on supposait avoir été sa (leur favorite ; Bes titres de chevalerie grotesque t h firent un bon objet de ridicule, mais elle se développa m rapidement qu'en peu d'années elle devint une aide puissante pour les conservateurs el uni' cause d'inquiétude pour les libéraux. En i nst . alors qu'elle n'avait . n "iv que quatre .m-, elle comptait plus (l'un demi million de membres ; quatre .m- plus tard, un million : et a la lin ilu \i\ Biècle, un million d demi environ. Mlle comprend des membres des deux sexes d il«' tous Les raiiL.'s de l'échelle sociale. Elle doit même son buci 1-. ii unie machine de gui rre i lectoraleà 1 1 - deux traits, car la nature des classes moyenne h inférieurcen Angleterre est ainsi faite que les i dix mille 'lu deBsus t 1 1 particulièrement les femmes d'une haute situation sociale Boni les meilleurs r< cruU urs de votes.
/ degré» des membres. - La constitution il'' la lijruo esl très compliquée, en vue de répondre aux besoins d'une organisation qui s'adresse a toutes Les classes de la Bociété (1). Les membres comprennent les chevaliers, les dames el les associés; 1rs chevaliers 'i les dames paient au grand conseil un droit d'entrée et un o tribut » annuel d'une demi-couronne, en plus des contributions qui peuvent leur .in' imposées par leur habitation locale de la li^ue; les a jouissent < I « - — mêmes privilèges, mais n'acquittent que les droits locaux. Lee associés appartiennent au\ classes peu aisées et forment les oeuf
: Cf. Thi Primrou Lsagu» Manuel, (899.
CIIAP. \\M. — ORGANISATIONS M PARTJ IUXILIAIRBS M
dixièmes des membres; les cbevaliera el les dami peu près égaux en aombre.se recrulenl parmi les qui sont à même de payer davantage pour le soutien de la ligne. Seulement, leur tribut régulier ne suffit point *■!, dans le but de recueillir plus d'argent, l'on créa un chapitre impérial pour les chevaliers el ungi oonseil des dames, comportant chacun une cotisation annuelle de deux guinées. Pourtant, la ligue reconnatl !<■ travail aussi bien que les souscriptions: le chevalier, ijiii débute comme chevalier-fourrier, peu) après un an i|i loyaux services, « être élevé •> la dignité de chevalier-compagnon », la dame peut-être élevée à l'ordre Mu mérite, et l'associé peut recevoir la dignité de chevalier honoraire ou dame honoraire ;el il a été établi une grande
étoile de la ligue, avec cinq gardes, pour ré ipenseï
des Bervicea particulièrement méritoires. I.a ligue fourn i t ,i un prix rémunérateur, pour chaque rang <\< membres, pour toutes le* dignités el les fonctions, des insignes clinquants et des médailles ; el l'on peul jugei parle nombre énorme qu'il s'en est vendu, de l'attrait qu'ils exercent sur lr> mas
/ rganisalion de lu ligue. — Une section locale de la
ligue a'appelle \ « habitation ». Elle esl créée par un
ordre du grand conseil, qui est Bujel à révocation, el elle doit contenir au moins i ni/f chevaliers on dames.
Les réunions sont présidées par un i conseiller dirigeant i ou par une « dame-présidente », et ce qui est plus important, « l'habitation • possède des fonctionnaires appi'l<;s gardiens, qui -"ni chargés de recruter des membres et de solliciter tous les électeurs dans leurs districts respectifs. Les « habitations i Boni groupées bous des conseils divisionnaires el provinciaux, et il se tient à Londres i haque année une « grande habitation ■■. comprenant un représentant de chaque conseil divisionnaire et deux de chaque « habitation o.C'esl une vaste assemblée qui se réunil pour la congratulation mutuelle de ses membres, En dehors du choix des vérificateurs des comptes et île quelques membres du grand conseil, elle
1 J DU XII Mi PARTI!, — il -\ -.u mi DI PARTI
ne prend aucune délibération, mais elle entendit cours «lu grand «maître, — généralement le «'lu f du parti conservateur, — .i>-i-t«' a la remise de bannières aux « habitations locales qui ont fourni le nu illeur travail et contemple une estrade garnie de grandes dames et de seigneurs de haut lignage, route la direction de la ligue •m aux mains du grand conseil, composé en lait uniquement d'hommes et de telle manière qu'il constitue an pratique un collège qui se perpétue lui-même (I). Il nomme tous les Fonctionnaires, décide toutes les affairas Be rapportant .1 la ligue, prend les ordonnances, réglemente l'admission des membres, donne les ordres pour ction des 1 habitations » el lait les dépensée, Il existe bien un grand conseil des dames, mais il n'a au* cun pouvoir et il lui esl spécialement défendu d'émettre au. un.' circulaire, feuille volante ou autre publication le Bceau delà ligue, sans l'approbation du grand conseil Mais .1 toul prendre, la ligue esl dirigée par réalité par le vice-chancelier, qui esl préposé à ><m bureau entrai permanent à Londres.
Les objets delà ligue. — Chaque membre doit situer une déclaration engageant sa parole d'honneur <!<• conle meilleur de ses forces au maintien delà religion, des institutions du royaume el du prestige impérial de l'Empire britannique, ["els sont les objets que l'organisation fait profession de poursuivre, en toute indépendance de la politique de parti. Bile ne cesse de répéter dans ses publications qu'elle n'a pas été fondée en vue d'amener au pouvoir une personne ou un parti quelconque, mais en vue de maintenir di - principes, et qu'elle ferait opposition à tout gouvernement, conservateur ou libéral, qui
les menacerait. Bien entendu, elle ajoute n qu'en ce
ment le parti radical attaque ces peincipi a , lu (ait, elle
• \ Il comprend le fçrand-matlrr, les quatre truster» et le j rler. neuf membres ilui pui Ub •< habitations » de» aeul pro» . di './ membrre choisis par le conseil sortant, seize 1 lus par la « Habitation » cl huit ■> cooptes •■ pur le cnn-eil lui-
même.
CHAP. KXXI. — 0BQANI8ATI0II* Dl PARTI IUXIMAIRU I!
n'est .mire chose qu'une ^ r .i 1 1 ■ 1 • ■ machine électorale des» linée à procurer dea » ictoires conservatrices au si i utin. Son travail de propagande est incessant, non seulement pendanl la période électorale) mais en tout temps.
Les « habitations i locales, de peur d'enfreindre les lois -m les manœuvres corruptrices, Qrent même peu» danl de longues années le simulacre de se dissoudre à t'approche d'une élection ; mais après qu'on eut découvert que cette suppression n'était pas né< essai re au point de vue de ces lois, le grand conseil i décréta que les « habitations » ne seraient plus ni dissoutes ni Buspendues pendanl les luttes électorales, mais que les conseillers dirigeants se placeraient eux-mêmes el leurs i habita lions i a l'entière disposition de l'agent électoral du
parti que la ligue Favorise, en sorte que les mbres de
la ligue puissent travailler en corps organisés el non simplement comme des citoyens individuels t) ».
Ses méthodes d'action. — De même que toutes 1rs autres organisations, la Ligue publie un journal mensuel (2), inonde le pays de feuillets et l'assomme de conférences. Mais ce quia bien plus d'importance, c'est son travail d'inscription électorale et de sollicitation, où les dames réussissent particulièrement i car un ouvrier parlera souvent de ses opinions politiques el di affaires domestiques à une dame, tandis qu'il B'irriterait d'être interrogé à ce sujel par un homme. Les membres
de la ligu ganisent des réunions, distribuent des
<< tracts » de parti, fournissent des voitures lors des élections el accomplissent avec enthousiasme la liesogne peu enviable du politicien de quartier, de qui dépend en grande partie le succès aux urnes. La source principale de l'influence de la ligue est pourtant sociale, et quoiqu'elle soit parfois employée sans tact, d'après ce que l'on rapporte, elle est généralement mise à profit avec une adresse consommée. Le rang et le titre exercent un
(1) The Primrote l.eague Manual, 1899, p.
(2) The Primnte League Gaiette.
I t ' mi PARTIS. — M BY8TBMI DR PARTI
attrait puissant sur presque toutes les classes de la nainglaifl ; el l'on assure que si le i juire de l'endroit ou un pair peut èlre persuadé de Be mettre à la tète «le l'habitation ••, 1 - <lc cette dernière est certain;
dam le i is contraire il est difficile de la fuire réussi i I membres de la lig<ie qui sont riches ou nobles donnent d -. copiions dans leurs maisons ou leurs
- . les chevaliers el les dames organisent des distractions .1 peu de Frais, avec <1<^ rafraîchissements, dea danses ou des représentations scéniques mêlées de quel» qu'enseignement politique. Les libéraux blâment ces pra-
i~ prétexte qu'elles spéculent sur !<• snobisme instinctif des masses, tandis que les fervents de la ligua ta vantent de favoriser « les relations mutuelles entre touti - i d'avoir relié toutes les classes
ravant demeuraient séparées et qu'il était de l'in- .t. ni— de tenir séparées (1). » Les libéraux reprochent encore à la ligue d'exercer une pression sur les électeurs en se servant il" leurs moyens d'existence, de la crainte qu'un négociant a de perdre bbs clients et un aire, le bien qu'il occupe. La ligue repousse cette ition, et sa déclaration de principes renferme un article disant que t toute tentative de recruter ses membres pai desmenacesde leur retirer une clientèle ou un appui, ou par tonte aul re manœui re ->\ anl le caractôre de ce que l'on .i|i|"'llc boycotter, est absolument défendue (2) ». Une pression de ce genre ne B'exerce natiquement, el probablement pas souvent par intention ; mais le boutiquier dans toute ville de province est Bans doute suffisamment versé dans la << • n— naissan e de la nature humaine pour sentir que la faveur
- \ <u-iii> riches contribue à l'amélioration de ses .il-
fair.
îté. — Personne a rail à nier que la
(1) Lord Salisbury, cité dans Primrose ' . n i"
Pri
CBAP. \v\l — 0BGANI8ATI0HS DB PARTI tUXILIAIBIS 1S
Primrose League a'&W été un allié précieux poui le parti conservateur, mais il est fort difficile d'estimer le degré de son efticacité Elle varie daas les différents endroits, approximativement en proportion de l'influeni e du rang soi ial. Elle est en somme plus grande ■< la campagne que dans les villes, au sud d \ eterre que dans le un i,i-i elleesl au |ilu-> bas en I osa . où li - - as ont une rude indépendance qui est beaucoup moins accessible .in\ flatteries mondaines. La puissan e de la ligue varie aussi avec les époques. Quand l'atmosphère politique es) calme, ou bien quand la lutte met en jeu les sentiments de fidélité .m gouvernement <>u l'enthousiasme patriotique, comme lors de l'élection qui eul lieu pendant h . M- rre sud-africaine, la ligue prend un rûle influent ;
mais lorsque des passions les intérêts personnels
sont fortement excités, les idées dont elle Be réclame ont peu de prise. Sa véritable besogne ne consiste pas .'i convaincre les forts, mais à rassembler les indifférents ; aussi, en temps de crise, ses efforts ont-ils beaucoup moins d'effel sur le verdict de la Dation.
/ organisation libérale des femmes. ■ — Dès que le succès de la Primrose /. eag ne se fut affirmé el longtemps avanl que celle-ci n'eûl atteint le nombre énorme des membres auquel elle arriva plus lard, les femmes du parti libéral formèrent une organisation destinée à procurer à leur cause les mêmes avantages. \ l'heure Bombre, après l'élection générale de 1886 qui avail condamné le Home RuleBill et le ministère de Gladstone, il fallait encourager toute organisation, et au hum-, de février 1887, la Fédération libérale des femmes fut fondée bous la présidence de Mœ Gladstone. Sa constitution et >.i méthode de fonctionnement ne furent pourtant pas empruntées a la Primrose League, mais h la fédération libérale nationale, <-.ir la nouvelle association comptait davantage sur l'effet des discours el des brochures que sur celui des attractions mondaines. Elle est administrée par un comité exécutif et possède un conseil composé de délégués des associations locales. Elle tient au-si une
16 ;\.imi PARTIE. — lt SYSTEM I DE PARTI
assemblée annuelle, mais celle-ci est Burtout une occasion d'entendre des discours, cav les statuts disent qu'elle bbI réunie « dans le but <ltv discuter la politique de la Fédéra* lion, qui ne pourra pas être modifiée si ce n'est par le conseil ».
Elle se rompt en deux. — Il est asseï curieux qu'à peu près .m début, une dissension B'éleva à propos des objets de i.i Fédération. Certains membres voulaient ranger le suffrage politique des Femmes parmi bos l>uts fondamentaux ; d'autres, au contraire, parmi lesquels »up désiraient pourtant le BufTrage, estimaient que
i principal devait être le succès du parti libéral et qu'il serait imprudent de le compromettre en insistant sur une question qui ne faisait point partie du programme libéral. La Fédération ne tarda |>as à Be diviser I adément entre ces deux camps, qui luttèrent l'un contre l'autre pendant cinq ans. lu commencement, [es membres qui voulaient ranger le suffrage '1rs Femmei parmi les . > 1 • j •• t>; primordiaux de leur Fédération Furent en petite m i n < > ri t •'- . mais il" augmentèrent rapidement en nombre et, en 1892, ils parvinrent à obtenir un vote
f. Chaque côté accusa son adversaire de manœuvres déloyales, et ladissension devint si aiguë que les membres des issoi iations locales opposées à l'inscription du suffrage des Femmes au programme de la Fédération Be Bépai it et Fondèrent une nouvelle organisation appelée I Association libérale nationale des femmes. Jusqu'ici, les tentatives de réconciliation Boni restées vaines (1) ; mais les deux groupes ont évité de se Faire la guerre et Be sont abstenus chacun de créer des associations locales dans les endroits déjà occupés par l'antre Ils correspondent en réalité 6 deux attitudes très différentes à
rd des affaires publiques. L'association libérale nationale des Femmes remplit envers le parti libéral le
l'une épouse anglaise, d'une auxiliaire fidèle et sou-
'. le Rapport a la réunion du conseil de la fédération libérale des femmes e:i i- 19, pp. 30 et e.
CHAP. XXXI. — ORGANISATIONS Dl PARTI MJXILIAIRBS 17
mise. Des hommes purlenl constamment dans ses réunions . elle vote i>e'i de résolutions el lea formules dans as de la politique 0IQ1 ielle du pai ti.
Caractère de l<i fédération des femmes, — Par contre,
lération libérale des fem s, qui est I"- mcoup plus
nombreuse, Be montre |ilu-> indépcndanl réunions
ont uo caractère plus féminin. Le règlement prévoit, et non ~- - 1 « i - motif, que ■ le membre qui i la parole • 1 • > i t Faire porlei -<<\\ dise turs directe nent sur la motion qui est eu discussion . I. la résolutions i loptées sont quelquefois très nombreuses el beaucoup se rapportent à des (il)jris intéressani spécialement les femmes On les discute avec ardeur, on propose des amendements et souvent l'on procède ai vote par division. En is.s'.i, par exemple, le conseil adopta des résolutions sur le Home llulr, sur le « désétablissemenl o au Pays de Galles, sur lu réforme de la < ihambre des Lords <-\ sur le suffrage des
fem s; il \"i.i des remerciements au I'mi pourson
rescril 9ujel de la Conférence de la Haye ; il se prononça pour la fraternité ■ I « ■ -^ nations el l'arbitrage international ; il déi ida d'envoyer le texte de ce vote au Tsar el aux réunions internationales des femmes; il vola plusieurs résolutions à propos de 1 i tempérance, dfi la législi de l'enseignement el du travail, et d'autres sur la r s mentation de la prostitution par l'El il. sur le traitement inégal des sexes, sur i - rnemenl de Londres, l'esclavage a Zanzibar, la protection 'les oiseaux, les pensions de vieillesse, les maisons ouvrières dans la banlieue (cottage homes), et la vivisection. L'assemblée interposa même dans le cours d'un débat sur la limitation du tra • «ail des femmes un vote de conGance personnelle à sa présidente. I ne pareille liste de résolutions pourrait donner à réfléchir sur les conséquences possibles ilu suffrage des femmes, aux chefs de parti qui ont pàti du pi gramme <le Newcastle.
/ auvre des organisations clrs /rmntis. — Les < > i . » — nisations libérales de femmes font ilVxiellente Ih'sulmio en s'occupanlde l'inscription el de la visite des électeurs
!S fi \iimi. PARTIS. — l.i- SYSTEMS DE PARTI
et en décidant les hommes tièdea o - ■ rendra aux urnes. Parfois elles le font directement, parfois aussi elles v arrivent gi lee & l'influence de leurs épouses, et l'on ilii que dans le nord, où les hommes sont d'un caractère jilu- indépendant, l'influence politique de leurs femmes est plus accentuée. 1 inisation de femmes font
aussi un travail d'enseignement; elles distribuent 1rs publications ordinaires du parti et j ajoutent quelques feuillets de leurcrû : mais leui influent e sociale est beaucoup moins grande que celle de la Primrose League, qu'elles ne cherchent que |>"u à s'en Bervir, parce que l'éclat du rang .i moins de prestige traditionnel pour les libéraux et parce que la rupture du parti qui Buivil le dépôt du Home Rule Bill en 1886, en leur enlevant beaucoup de membres riches ti titrés, les a laissées dans une infériorité énorme par comparaison avec leurs
adversaires, pour le nom! le membres occupant une
e situation sociale (t Les femmes en Angleterre prennent un intérêt particulièrement vif aux affaires publiques et elles sont devenues un tacteur important dans la politique; ce n'est pas comme électeurs, car «'Iles exclues du suffrage politique et, dans les administrations locales ■•H une fraction d'entre elles peuvent voter, elles n'excercent aucune influence sensible ; ce n'est pas non plus par la force de leurs opinions, qui semblent avoir pen d'effet sur les hommes publics; mais c'est comme ouvrières de parti. S'il est vrai que les femmes sont plus propres a vivre, lutter h mourir pour une foi qu'à la créer, leur activité politique en Angleterre est dirigée dans Bon vrai Bens, car elles emploient toutes leurs forces à procurer le triomphe de L'un ou de L'autre des partis; et il n'est pas étonnantque l'usage le plus complet de ces forces Be réalise dans le camp qui fait profession de soutenir l'existence des institutions du royaume.
(i) 11 y a cependant un conseil social libéral organisé par dos dames, en vue de rapprocher les chefs et leurs partisans dans des réceptions du soir.
CHAI'. \\.\i. — ORGANISATIONS DR PARTI AUXILIAIRES \'.)
Aulret organisations auxiliaires. — I / ries ••rit une autre organisation du même modèle que la Prit i u^, et qui est i omme elle un engin de travail ■ - loraJ, mais bien moins important. C'est la Ligue consen itrice
nationale, compo principalemenl d'ou\riors
aisée en I-, s. Les libéraux eurenl un momenl une semblable, mais «-II.- a péi i (1), Il y a encore (es sociétés fondées dans le seul bul de Fournir des orateurs pour les réunions publiques. La plus ancienne, le Club de Quatrevingts, lire son nom de l'anné i elle fui fondée par
nu groupe de jeunes libéraux pleins d'ardeur. Elle fut copiée, car tout instrument mile qu'un parti invente est bientôt imité par l'autre, et ><>ii parallèle chez les conservateurs esl Y I niled Club, lui dehors de • es organismes, il j en a eu de temps en temps d'autres fondés p un propager quelqu'opinion 'Mi particulier sans troubler l'unité du parti. Il faut ranger dans cette catés du côté des libéraux, l'Union nationale de Uéforme, de Manchester, qui B'adressait aux éléments les plus radicaux du parti, et la Ligue libérale, quia essayé de répandre le sentimenl impérialiste dans le parti ; mais souvent des sociétés de cette espèce sonl peu nombreuses «.m elles onl la vie courte
Nous avons mentionné seulement <\ m^ cette esquisse des organisations politiques les institutions qui se rattachent aux grands) partis dans l'Etat. Leur situation \ i-à-vis des affaires publiques est toute différente de celle qu'occupent des groupes indépendants et plus petits. L< 9 nationalistes irlandaise! les députés du travail ont leurs organisations propres; la seconde de celles-ci fera plus loin l'objet d'un chapitre spécial ; mais la manière dont elles sont dirigées et employées ne concerne pas directement la situation du cabinet. LTn groupe, cependant, celui des Unionistes libéraux, a réellement cessé d'être une entité politique distincte) el son mécanisme, particulièrement depuis nue le conseil accepta en 1901 les idées «le
, 1 Cl Obi iooorski, I. pp. 5
•JM DBUXIKMI PARTIS. — I.E ^ 'k — 1 1 ni ! m; PARTI
M bamberlain sur les tarifs de préférence, esl devenu en réalité un auxiliaire du parti conservateur. Dans beau* coup île circonscriptions <>n trouve des comités unionistes mixt< b, i omposés de r< présentants des associations conservatrices et des associations unionistes libérales, nisations nationales des deux fra< lions, bien que poursuivant le même but, ont été maintenues complètement -'par..-. Il il faut remarquer, a ce propos, que l'organisation des unionistes libéraux est en partie copiée sui celle des libéraux. Us onl une fédération pour ! i i ■ gion du centre (Midlands) et un office central, mais pas de fédération pour l'ensemble du pays. Il existe aussi une Association unioniste libérale de femmes et un Union Club libéral d'orateurs publics. Mai» toute cette aisation n'est en somme qu'une survivance, que le résultat d'une amalgamation imparfaite.
Vprès avoir passé en revue les différentes formes de mécanisme de parti, nous devons aborder le problème de leur relation normale avec le gouvernement parle mentaire.
CIIAl'ITIii: \X.\II