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CIIAP. XXXIX. LES BOURGS, LE CONSEIL DE VILLE

droits l'on a fort sagement adopté un autre usage : les premières places qui deviennent vacantes dans le collège des échevins sont d'ordinaire attribuées < - r 1 manière de compliment au maire et à ceux qui l'ont précédé dans sa charge (1).

Influence effective des échevins. — Si les échevins ne possèdent pas, au point de vue juridique, d'autres pouvoirs importants que ceux qui appartiennent à tous les conseillers, leur rafluence cependant est beaucoup plus grande, car ils sont les membres les plus anciens du conseil et ce sont eux qui occupent la présidence dans la plupart des comités. Dans certaines villes, même, ces postes leur sont exclusivement réservés, et partout on remarque qu'ils sont en somme les personnages principaux du conseil. L'influence qui, dans une assemblée de cette espèce, s'accorde naturellement à l'ancienneté et à l'expérience, se trouve accrue par le fait que, en règle générale, à moins d'un changement de parti dans le conseil, les échevins sortants sont réélus tant qu'ils acceptent de continuer leurs fonctions (2). Sans doute, cet usa're s'accorde mal avec la théorie stricte des institutions représentatives, mais il offre de sérieux avantages. Il assure la présence, dans l'autorité administrative, d'hommes ayant une longue expérience ; et, en effet, il

(1) Dans le but de ne pas jeter de publicité sur une discussion qu'il vaut mieux ne pas révéler, c'est l'usage, en certains endroits, de réunir les membres du conseil en séance secrète et sans formalités avant le 9 novembre et d'y procéder à un scrutin préliminaire pour les charges de maire et d'échevin. Après cela, à moins que de vives compétitions de parti n'aient éclaté, les candidats qui ont réussi peuvent, à la séance ordinaire du conseil, être élus sans discussion ou même à l'unanimité malgré des différences marquantes d'opinion.

(2) Ce n'est pas une règle invariable. A Carlisle et à Oldham, par exemple, on ne réélit pas les échevins, pour ce motif, qu'après avoir rempli un terme de six ans, il convient qu'ils se soumettent de nouveau au jugement de leurs électeurs. Mais, dans l'opinion de la plupart des observateurs, cette pratique n'est pas recommandable.

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n'est point rare de trouver dans un conseil de ville quelques personnes qui y ont siégé sans interruption pendant vingt-cinq ou trente ans et même davantage. II contribue aussi à la stabilité dans l'administration, et il exempte une petite fraction du conseil, mais une fraction précieuse, de la nécessité d'une élection populaire et des critiques personnelles qui trop souvent l'accompagnent dans une ville anglaise, et à quoi les hommes d'un certain âge, convaincus qu'ils sont d'avoir rendu de loyaux services, répugnent à se soumettre. Cet usage n'est d'ailleurs pas irrationnel au point de vue du gouvernement populaire, car, étant donné qu'on a l'habitude de choisir les échevins à peu près uniquement parmi les conseillers les plus anciens, ces hommes doivent avoir montré par plusieurs élections qu'ils ont acquis et gardé la confiance de leurs électeurs. Ils ne quittent jamais l'idée qu'ils portent devant l'opinion publique la responsabilité de toute leur carrière de services publics, et dans le cas d'un honnête homme, cela constitue une bien meilleure garantie que la responsabilité immédiate devant un petit corps électoral populaire (1).

Le maire. — Sa situation juridique. — La première affaire du conseil dans la réunion du 9 novembre est l'élection du maire, qui doit être choisi pour le terme d'un an parmi les échevins., les conseillers ou les péril) Les baillis des bourgs écossais n'occupent pas du tout la même situation que les échevins en Angleterre. Ils ne sont pas des membres supplémentaires du conseil, ils n'ont pas une charge distincte de celle des autres conseillers, et l'élection d'un conseiller au rang de bailli ne produit pas de vacance. Les baillis sont simplement des conseillers ordinaires choisis pour siéger comme juges de police (magistrales) pendant la durée de leur mandat au conspil (63-64 Vie. c. 49, §§ 5, 57 et 58). L'élévation au rang de bailli ne les exempte pas de l'élection populaire et ne prolonge pas la durée de leur mandat, sauf qu'en certains endroits, il paraît que le bailli pa9se dans la série des longs mandat> pour son quartier, ce qui fait que ses collègues de la même section sortent plus tôt. En outre, ce n'est pas l'usage en Ecosse de réélire les baillis.

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