‹ Le Gouvernement de la defense nationale a ToursChapitre 15 sur 44 · I - ns · texte numérisé non relu

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[ coDire lagrande fiabylone, ne trouverait pu mauvais que [ ses députés ruraua missent à exécution leur projet stupidc r. de décapiter la France et de découronner Paris.

La double et douloureuse expérience de tSiS et de 4870 a prouvé qu'il neËUlûl pas que Paris, lassé de sei 1 rois et de ^es enipereurs, proclame le lègue de la liberté, ■pour que la province, émancipée et éclairée, se donne Ji la V république. Elle uo le suit pas d'un pas terme dam ti I .marche en avaut. il faut qu'elle soil soutenue, éclairée, ■entraluée.

r La diclalnre républicaine des homities du i !>eptemhre. I liien accueillie par la province, pouvait, ^elon nous, l'en- I laver et la pousser à la délivrance de Parie, puis la rame- I ner cliez elle victorieuse, transformée, indissohiblemenl I unie à la grande capitale sauvée et à la république, éla- 1 blie sur une base solide.

I Le (gouvernement de la défense nationale l'a lainéu I retomber dans les bras de la réaction. Nous pensons qni ^ Paris et le parti républicain, au litu dei'atlirer, consom- Kftieraieut la scitsjon, s'ils tentaient aujourd'hui quelque Kioleutefl'ort pourla ramener keai, et briser l'alliaDce KpBssagËre qu'elle a Tailc, le 8 février 1S7(, avec les partis P qui l'ont séduite en lui promettant la paix. Il faut qne I Paris elle parti républicain sacbeol modérer leurs impa- I liences, et par d'Inutiles mouvements ne compromettent L pas la république. ^^H

S'il était bon, s*il étuit nécessaire, iminéJialement après la chate de l'empire, d'agiter le pays et de lui donner la fièvre révolutionnaire, pour combattre victorieusement les Prussiens de Tintérieiir et de l'extérieur, aujourd'hui, " autour du lit de Procuste où git la France mutilée et sanglante, c'est par de sages résolutions, par une attitude digne et ferme, opposée aux dévergondages des partis monarchiques, que les républicains maintiendront ce qui survit encore à la dictature de septembre, la forme républicaine.

Que Paris rayonne sur la province et l'éclairé ; que les villes répandent la lumière sur les campagnes; que toutes les aspirations, tous les dévouements démocratiques se groupent et s'unissent pour propager l'idée républicaine, etdéfendre, envers et contre tous, ce qui reste de république.

Si les partis monarchiques nous attaqaent dans ce dernier relranchement; s'ils veulent condamner cette porte entr'ouverle par où peuvent encoro, sans vioUnce, passer la liberté et le progrès, oh ! alors que Paris, debout et armé, fasse encore une fois son devoir, et que tous les républicains lui viennent en aide, pour empocher que la France ne soit ramenée aux galères de la monarchie.

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