‹ Le Gouvernement de la defense nationale a ToursChapitre 30 sur 44 · LA COMMISSION DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LA COMMISSION DE LA GUERRE

Cette aUlche placardée sur les murs de Paris, le soir du24 mai , porle le n' 398. Elle exprime bieo la rage el le désespoir des vaincus. La Commune à l'agonie ne devait plus, fort heureusement, rien livrer t la publicité, et il était temps, il Taut l'avouer, de voir venir la fin de cm farces lugubres, car le gouvernement communeux Tenait de dépenser en affiches 3,000 rames de papier, soit 73,000 fr. volés i l'Imprimerie nationale.

H Taut vraiment reconnaître que nos sauvages ennemis avaient le génie du mal, et que le paroxysme de la haim' leur donnait une formidable puissance. Qu'on étudie l'organisalion de ces sombres bandits , et l'on sera frappé d'admiralion, ou plutôt de terreur. C'est le prussien Jacoby et le russe Touatchin , de V Internationale qui , de Londres, ont expédié l'ordre de brûler Paris le jour où la confrérie ouvrière reconnaîtrait Timpossibililé de le défendre. C'est le 20 mai que la Commune prit officiellemenl une décision à cet égard et, le 21, que le Comité de salut public (!!} lança froidement cet ordre :

II Le citoyen Millière, à la tôte de 130 fuséens, incendiera les maisons suspectes et les moDumeats publics de la rive gauche.

H Le citoyen Dereure, avec 100 fuséens, est chargé du 1" et du 2* arrondissement.

H Le citoyen BiJiioray, avec 100 hommes, est chargé des O", 10° et 20' arrondissements.

(1 Le citoyen Vésinier, avec 30 hommes, est chargé

spécialement ^les boulevards , de la Madeleine à la Bas-

taie.

« Ces citoyens devront s'entendre avec les chefs de barricades pour assurer Texécution de ces ordres.

« Pariiy s prairiil, as 79.

(( DBLESGLUZE, REGÈRE, RANVIER, JOnANNARDy VESINIERy BRUNEL, DOMBROWSKI. »

Les communeux avaient, depuis longtemps, embrigadé leurs incendiaires. C'étaient, outre les repris de justice , qui sontde toutes les fêtes, dehideux enfants pâles, comme on n*en voit qu'à Paris, et surtout de vieilles et horribles femmes sans nom« et des échappées de lupanar !.. L'effectif de cette armée de furies s'élevait au chiffre de HUIT MILLE !... Et cette armée avait sa hiérarchie, ses instructions, sa théorie faite!.... Chaque escouade de pitrokttn ou de pétroleuses avait un quartier désigné pour théâtre de ses opérations. Les ordres d'incendie des édifices publics étaient revêtus du timbre humide de la Commune , de celui du Comité central , et du cachet du délégué civil à la guerre. Quant aux maisons particulières, on avait jugé plus commode de faire usage d'un timbre mobile. On a, en effet, trouvé à Paris des étiquettes gommées de la dimension d'un timbreposte portant les lettres B. P. B. (bon pour brûler), les ânes de forme carrée, les autres de forme ovale, portant

Il centre une tÈle de bacchante. Les ch'efs des diaires les posaient, en des points convenus, sur lei maisons condamnées au feu. On donnait aux pétroleore dix francs par maison râati'e.

On croit rûver vraiment !..

Cette ronde de dénions mftles et femelles obéissait communcux qui avait nom Ferré. On a retrouvé cet ordre revCtu de sa signature :

oieore

ÏIIXISTEIIE

de ia guerre.

du minislrra

.1(1 citoyen Lucas.

Faites de suite /laml/er Finances

ws et cenez nAIII

Page 1