ÉPILOGUE
Et maintenant, que tout est fini, il convient de supputer nos ruines , de sonder nos plaies saignantes, de chercher un remède à tant de maux.
Sans compter les pertes considérables dues à la destruction par l'incendie de tant de valeurs mobilières et immobilières, la science économique gémit du fait de tant de quantités de travail, de tant de salaires anéantis. Elle estime à 70 millions de francs le dommage éprouvé, du 18 mars au 28 mai, par les ouvriers dépossédés de leur labeur habituel. Qu'ont touché, durant celte période, ceux d'entre eux qui participaient à la subvention des gardes nationaux ? Environ 13 millions de francs. Ainsi, 13 millions en regard de 78 millions , voilà les deux termes de ce triste bilan I Et encore, ces 13 millions ne sauraient-ils être considérés comme une compen-
satioQ partielle, puisqu'ils ne proviennent point de valeurs créées par le travailj mais d'un prélèvement sur des deniers publics.
La Commune avait, en effet, oulre ses réquisitions chez les banquiers, fait main basse sur la caisse de service du ministère des Pioanccs (quelques millions), sur celle des Dépôts et consignations {58 mille francs), enfin, sur la Banque de France. Défendant pied & pied son encaisse, ce n'est que devant les sommations violentes ou armées de la Commune, ou du Comité de salut public, que ce dernier établissement de crédit livra, Jour par jour, le solde de la ville de Paris, laissé par l'administration municipale , soit : i), iOl ,000 francs, et, muni d'un blancseing de Versailles, 7,290,000 francs, ensemble la somme respectable de 16,691,000 francs.
Les dommages matériels que nous avons subis sont évalués par un économiste au total de 3i millions par jour, soit, pour les 72 journées écoulées du 18 mars au 38 mai, 2 milliards M8 raillions.
Dans ce chiffre est compris l'ensemble des dépenses extraordinaires de l'armée de Versailles, à raison de 3 millions par jour, soit : 2IG millions pour les journées du 18 mars au 38 mai. Cette somme ne semble pas exagérée si l'on considère l'enserablc des fi-ais qu'a dù •s'imposer chacun des senices de la Guerre. Voici, par exemple, les mouvements de matériel et les consommalions du seul service de rarlillerie :
Les arsenaux de Douai, de Lyon, de Besançon, de
Toulon et de Cherbourg ont envoyé successivement à Versailles, du 18 mars au 21 mai :
30 canons de O^'ylô, de la marine, tirés des
arsenaux de la guerre ; 60 canons de 0"*,16, provenant des arsenaux de la marine ; 10 pièces de 0°',22, de la marine; 110 canons de 24, rayés, longs; 30 id. de 24, rayés, courts ; 80 id. de 12, rayés, de siège ; 3 mortiers de 0"',32; 13 id. de 0"»,27 ; 15 id. de0",22; 40 id. de 0"',15.
Ensemble : 393 bouches à feu de siège.
La place de Versailles a reçu pour le service de ces pièces :
Obus de 0'°,16 , de la marine 73,000
Id. de 0",22 id 10,000
Id. de 24 rayé 140,000
Id. de 12 rayé (pour le tir de siège) 80,000
Bombes de 0"»,32 1,000
Id. de 0",27 7,000
Id. de 0",22 7,000
Id. deO",lo 30,000
Total des projectiles en approvisionnement : 248,000
^H compi
r, une extrême prudence, une
grande
fermeté *
H d'âme
On peut embrasser les proportions de la luUe a
^1 l'énoncé de ce seul fail que l'insurrection de Pnii&avait
H élevé,
ur la rive gauche seulement, plus de cm
soixante
H barricades 1
H Eti^
oici la nomenclature exacte :
— Quai de Javel.
— Rue Saint-Charles.
— Rue de Javel.
— Porte de Sèvres,
— Rue CroLx-Nivert.
— Rue Lccourbe.
— Rue de Lounnel.
9, 10. — Rue de Vaugirard.
— Place Saint-Lambert.
— Barrière de Sèvres.
fl
— Rue de S6vres,
13, 16. — Rue du Bac.