livre la [epruductian de U lettre de M
^^1 loi Hugo des iMexioni guivai
^^M 'c Cette lettre est un
ai scandale et en même temps une honte
^^L éternelle pour son auteur;
; nous espérons que celte manifestation
^H de M. Hugo sera la demi
ère de sa vie politique.
^^H ■ Il y a longtemps que
le poêle 3 disparu : son génie s'est d«^^
séché aux flammes de ses passions humanitaires. Les rages d*une ambition déçue ont jeté dans les folies rouges un homme fait pour servir utilement son pays après avoir ajouté à sa gloire. Le Hugo des Orientales f des Rayons et des ombres^ des Chants du cripuscule, de Manon de Lorme^ etc., est une des gloires de la France moderne, avec le chantre du Lac et le génie léger et charmant à qui nous devons le Spectacle dans un fauteuil, Namouna et les Nuits,
a Quant au Hugo de la politique, on doit d'autant plus le mépriser qu'il n'a pas même l'excuse de la conviction. M. Hugo était conservateur en 1852 : à cette époque il attendait le portefeuille de l'Instruction publique, et, après avoir travaillé ardemment à l'élection du prince président, il le soutint et devint l'un des premiers bonapartistes de l'Europe.
« Ses fils et lui faisaient alors le journal VÉvinement, qui* fut un des défenseurs les plus dévoués du président.
a Lorsque vint la déception et que M. Hugo fut sClr qu'il ne serait pas ministre, il trouva qu'il ferait un républicain parfait et que l'humanité avait un besoin urgent qu'il mit ses antithèses au service de ses droits et de la liberté, méconnus par la tyrannie naissante.
c On sait la suite, et l'on a vu hier à quoi elle a abouti.
tt A. ESPARBIÉ.»
'Mémorial di Lille, 2 9 ci 30 mai 1S71.