‹ Le gouvernement de soi-même (volume 2)Chapitre 12 sur 91 · FAITS TIRÉS DU NEKVOSISME · texte numérisé non relu

FAITS TIRÉS DU NEKVOSISME

se croyant incapable de lire, voit les lettres danser devant ses yeux; mais peut écrire, des heures, sans fatigue, parce qu'elle oublie qu'elle a besoin de voir pour écrire. Cclie-là, persuadée que son bras est inerte, immobilise par cette idée ses muscles ; tandis que, sachant que l'électricité les met en jeu, elle remue son bras, même quand, h son insu, on n'a pas fait passer le courant. Une autre dit que le courant la brûle et crie de douleur, et on lui montre qu'il ne passe pas. Une autre encore se croit le cœur ou le poumon malade, et naturellement l'organe s'affole. Mais la liste serait infinie.

La Faculté emploie souvent contre toutes ces maladies les pilules justement célèbres de mica partis , dont le succès Confirme encore notre thèse1 ; et un célèbre praticien, le professeur Dubois, vient de publier un volume considérable sur les Psychonévroses et leur Traitement moral'1 où, fort de son expérience, il déclare hardiment qu'un très grand nombre de maladies, habituellement traitées avec des produits pharmaceutiques ou même avec les bistouris des chirurgiens, ne relèvent que d'un traitement moral, parce qu'elles ne sont que le résultat d'une idée ; et il répète sous toutes les

1. On sait que Corvisart les expérimenta avec plein succès su? l'impératrice Marie-Louise. Voyez E. de Feuchtersleben, op. cit., p. 118.

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