ICI. ibid.% Mo
COMMENT L'îDÈE INCUNE A l'àCTE 93
devient que plus facile, plus précis et plus sûr ; parce que son exécution n'est plus soumise aux contrecoups transmis par les oscillations de ridée. Il en devient plus fort, en même temps ; parce qu'il bénéficie, en route, du concours prêté spontanément par des neurones voisins de plus en plus nombreux, à mesure que la répétition des actes rend plus facilement impressionnable et étend plus loin à leur profit la mémoire cellulaire.
Voilà donc comment toute idée provoque, par sa répercussion dans l'organisme, une poussée fatale vers l'acte correspondant; et voilà comment la pratique, qui consiste à entretenir en soi des idées conformes aux actes qu'on veut accomplir, a pour résultat nécessaire d'aboutir peu à peu à l'exécution facile, normale ou même automatique de ces actes d'abord peut être répugnants ou difficiles â.
C'est, comme on le voit, une force dont nous pouvons faire un bon ou un mauvais usage ; mais dont nous ne pouvons éviter de faire usage : elle se mêle fatalement au jeu de nos pensées et de nos sensations ; il estimpossible qu'elle s'en sépare, puisqu'elle tient, au sens propre et dans toute la rigueur du terme, aux fibres de notre être.
t. Cette explication biologique m'a été suggérée, dans tout ce qu'elle a d'essentiel, par les explications orales, plus encore que par les ouvrages du professeur Renaut. Je suis heureux de lui ea témoigner ici ma profonde reconnaissance.