ÉPILOGUE
complète et fermée, où la vérité s'harmonise pour toujours.
Et enfin cette tendance, toujours en acte, n'a donc pas de devenir ni de succession dans sa durée : elle est immuable, aussi longtemps que l'être avec lequel elle se confond. Elle ne peut rien gagner1 : elle est donc parfaite, au moins dans son genre2. Elle est pleinement consciente, par hypothèse, et elle n'a besoin de personne, puisqu'elle est pleinement en acte : elle peut donc subsister par elle-même, sans aucun appui du dehors, dans sa magnifique personnalité.
On voit tout ce que cela veut dire.
Nous ne l'avons pas cherché. Nous avouons même que nous ne l'avions pas prévu.
Et si, nous laissant conduire par les faits, les acceptant de toute provenance, sans nous préoccuper de savoir à quelle thèse leurs témoins comptaient les faire servir , ne voulant pour notre compte que les comprendre et les interpréter pour aboutir à des conclusions pratiques; si, en essayant de remplir cette tâche et de pénétrer les lois de la conscience humaine, nous voyons, aerrière la théorie où les faits nous conduisent, se dessiner spontanément, sur des plans analogues quoique infiniment agrandis, d'une façon
1. Sans quoi, elle serait en puissance et non en acte par l'apport à cette modification.
St. Tout ce qui est \v. parfait peut recevoir quelque perfection.
▼ague sans doute, très incomplète, et qui ne suk firait pas à créer la certitude1, mais enfin d'une façon reconnaissable, le mystère qui passe pour le plus profond du christianisme et qui amuse le plus les incrédules; si, par un tel chemin, nous aboutissons à ce terme, c'est apparemment que « tout chemin mène à Rome », et que toute vérité rapproche de la Vérité.
C'est aussi que le Souverain Artiste, parmi une infinie variété de détails et malgré l'infinie distance qui sépare la créature du Créateur, a voulu se reproduire dans ses œuvres et notamment faire l'homme « à son image et ressemblance ». Et alors, malgré tout ce qui reste d'obscur et ^'hypothétique, peut-être ne nous est-il pas défendu de saluer avec quelque plaisir, comme ua signe de bon augure, cette rencontre de notre théorie de la conscience humaine avec ce que la Révélation nous apprend de la conscience de Dieu.
4. Même, nous n'aurions pas songé à faire ces rapprochements* il nous n'avions connu par ailleurs le fait dogmatique.