I. Nous rappelons qu'il s'agit du moi conscient
L'idée non plus ne serait pas, comme les nôtresr un accident éphémère de la vie, un éclair jaillissant au contact d'un petit coin de l'univers avec une partie des tendances d'une nature bornée, une mise au point précaire et à courte vue, toujours faite un peu à tâtons ; puisque nous ne connaissons jamais d'une manière précise ni toutes nos activités disponibles, ni les horizons où vont nous emporter les fluctuations de nos lendemains. IL s'agirait alors, au contraire, d'une idée qui, exprimant toutes les tendances du sujet et enveloppant de sa lumière tous les termes où elle peut aboutir» réussirait donc d'un seul coup et maintiendrait pour toujours îa mise au point de la tendance avec son terme. Et il est vraisemblable que si l'idée, chei nous, scintille comme l'éclair fugace jailli au contact d'un silex, elle va briller ici comme la splendeur inépuisable d'un soleil permanent; que st elle est, chez nous, un accident de surface et qui doit faire place à des milliers d'autres après lui, elle sera, ici, un verbe persistant, définitif, portant avec lai, dans sa lumière, une synthèse logique1,
1. L'idée Tj mesure qu'elle grandit en perfection, cherche à réaliser la synthèse logique des êtres, à voir et à savoir comment les choses sont en elles-mêmes et dans quel rapport les unes avec les autres. Le sentiment ne se préoccupe que de la synthèse psychologique, de constater l'harmonie ou la désharmonie du moi. La pensée prise dans son ensemble, à son double point de vne subjectif et objectif, s'appelle couramment, dans l'École, 1* Vsrbe, verDum menti».