‹ Le gouvernement et le Parlement britanniquesChapitre 130 sur 358 · III. - INCONVÉNIENTS DU STSTËME · texte numérisé non relu

III. - INCONVÉNIENTS DU STSTËME

L'exagération des dépenses qu'il entraîne n'est pas le seul reproche que l'on puisse) adresser au système. Un deuxième inconvénient, et c'est un de ceux contre lesquels se sont élevées les plaintes les plus vives, est celui-ci : les innnbres des commissions n'ont pas la compétence nécessaire pour juger sainement les questions (jui leur sont soumises, (iirconvenus par d'habiles îivocats. égarés ([uelquefois par des témoins, dont aucun n'est <lésintéressé <lans l'alfaire. man(|uant des connaissances techniques (|ui seraieht indispensables, ils peuv<»nt se tromper et, en fait, ils se trompent souvent.

Lt» hasard joue d'ailleurs un grand rôle dans cessort(»s de questions, rar les commissions n'ont pas une jurisprudenciî fixe, et l(d projet, (pii serait adopté par les

i. Parliamenian/ papers. Doruniont r«?pro(luit dans lo Times du 94 janvier i88i.

AIILKMENTMI

membres siégeant ilans une salle, sera rejeté par ceux i]ui sont réunis dans la salle voiHine. L'ne commission est favorable aux fusions îles eoinpagnii-s de eliemins de fer, celle-ci les admet parfois, celle-là les repousse absolument. Non seulement d'une année à l'autre . d'une Chambre à l'autre, mais encore dans la même Chambre et dans In même session, les décisions sont eonlradictoires.

Il est donc impossible de savoir sur ijuoi compter et la même i|uesl.ion peut être, ijininles fois, re poussée, sans que ses adversaires aient jamais la certitutle qu'elle tie finira pas par être adoptée. Kn eal-il un plus frappanl exemple (]ue celui de la gipantes(iue entreprise du canal de Manchester, dont, j'ai parlé dans le précédent chapitre? En 1883. le bill est adopté par luChambre des communes et rejeté par la Chambre des lords ; en !884, il est voté par la Chambre des lords et repoussé par la Chambre des communes : en tU83, il est accepté par les deux assemblées et devient loi. Mais alors l'ardeur première est éteinte, tous ces Crésus. dont parlaient les aYocals. ont réfléchi et l'émission lenlée parla compagnie échoue, quoique lancée par la maison Itothsclûld.

A la Chambre des lords, où les vides ne se produisent que par suite de décès ou de maladies, on trouve encore un nombre suffisant d'hommes expérimentés poursiéger dans les commissions ; mais, à la Chambre des communes, chaque élection amène un personntri nouveau et fait souvent disparaître simultanément la plupart des membres les plus utiles et les plus compétents pour ces sortes de travaux. Il y a quelques années, le président des coiiiilês me disait que la dissolution l'avait privé. îi

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