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Il P8t rnrc que la presse s'occupe hoauroiip dr ce (|iii BC passo duns les commissions parle menlaircs, si ce n'est lorsqu'il s'agil d'allairt-s particulifTement irapor- UiDtes, mais il esl plus l'are encore qu'on songe à la poursuivre pour cette vînlalion des privilèges
Le Parlement a plusieurs fois examiné, pendant ces dernières annf-es, la question de savoir s'il ne conviendrait pas de l'aire publier un compte rendu iifliciel el complet des di'bals. Plusieurs membres ont fait ressortir l'insuffisance de ceux que donnent les journaux et le recueil de Hansard. li est certain, en effet, qu'il s'est pmilnit bien des changements depuis un certain nombre d'années et que tes clioses qui suffisaient autrefois peuvent actuellement sembler moins satisfaisantes.
Les longs discours étaient à peu près inconnus, avant le xviu" siècle, el il était presque sans exemple qu'un orateur gardât la parole pendant plus d'une heure. Les luibituiles se modifièrent sous le minisièro de lord North, el l'on vit des discours se prolonger pendant loule une séance. En 1738. Horace Walpole parla deux heures et demie, son frère trois heures et, plus tard, lord Broug- Imm a prononcé des discours de six heures. Aujonrd'lmi. les orateurs ne sont pas seulement longs, il sont nombreux. Autrefois, à la Chambre des communes, les débats se passaient, c::Tinie cela a encore lieu à la Chambre des lords, entre un petit nombre de chefs de partis uu d'hommes importants et, avant le bill de réforme de 1832, le nombre des membres qui prenaient la parole, pendant une session, alteïgnait rarement et n'excédait jamais cent cinquante. Ce clnlfre a été sans cesse en augiiienluni : il i. éléde 2;M membres rn tKil. il.- 2li(l
on 1851, de 368 en 1861, de 462 en 1869 et de 385 en 1878. En même temps, la durée des sessions a augmenté, les séances sont devenues plus nombreuses et plus longues. On peut rappeler enlin, pour ne rien omettre, que d'autres changements se sont aussi produits. La première moitié du \i\^ siècle a vu des orateurs illustres : Grattan, fameux en Irlande avant d'éclipser tous ses collègues du Parlement britanniiiue; son compatriote, lord Plunket. moins brillant mais plus vigoureux; Sbeil, rempli d'imagination et d'esprit iCanning. plus élégant mais plus iroid ; lord (ir(»v, lier et gnive ; sir Robert Peel. élève et imitateur dePill. plein d'habileté et de mesure ; O'Connell enlin, toul ensend)h' énergique et simpl«Mloux et hardi, passioinié (»t pcMsuasif, type achevé dr l'orateur puissant. Plus récenunent «;ncore, lord Lyndhursl el h)rd Brougham ont jeté, sur hi tribune, un extraordinaire» échu, (»t hi voix (h»s Gladstone. (h»s Disraeli, des Hright laissera, dans la mémoire chî ceux qui Tout enlen<lue, (rim[)érissabh's souvenirs.
Mais, m somme. \r nombre (h's auditeurs (|ui peuvent assisti'r aux séances <lu ParhMoent rst très restn»int et, dailh'urs. s'il est inlért»ssant d'étn* témoin des grands tournois oratoires, de ces longues et solennelles discussions sur les choses qui touchent aux destinées du
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pays et dans lesquelles on voit les hommes d'État :
Gertare ingenio, coDlendere nobilil^ite,
Nocles atque dies nili prseslante labore
Ad siimmas emergere opes rerumque poliri * ,
il faut bien avouer que les grands orateurs sont rares, à riieure actuelle et que, sans parler des représentants irlandais qui prennent à tâche de discréditer par tous les moyens le régime parlementaire, bien des discours manquent d'intérêt*.
Bacon a dit : « Lire fait l'homme complet, écrire fait riiomme exact, parler fait Thomme toujours prêt. » Les institutions anglaises tendent à faire beaucoup d'hommes de cette dernière espèce. On parle, dans les Chambres, ce que Ton appelle la langue des affaires, et les orateurs y sont moins nombreux que les debaters.
On a donc cru remarquer que le public prêtait moins d'attention aux débats parlementaires et que la plupart des journaux prenaient, de plus en plus, l'habitude d'en écourter la publication. De là est née la proposition de faire sténographier les comptes rendus des séances et d'en publier une édition oflicielle. Dcîux comités ont été ciiargés d'étudier la question et ils ont interrogé un certain nombre d'hommes compétents ^. Lord Eversley,