LES CLERKS Î
lo journal «le la Chambre, « des mentions exactes des choses qui se font et se passent dans l'Assemblée. » Il signe toutes les ordonnances de la Chambre, les bills et autres documents, et il a la garde de toutes les archives, (^esfoni'tions ont une importance considérable. Le cley^lz est h» répertoire vivant de la loi constitutionnelle, le guide le plus sûr en jurisprudence parlementaire ; son comrours est, à chaque instant, réclamé par le spea/cer ou par les nu»mbres, aussi choisit-on généralement, pour ce poste, un homme versé dans la connaissance des précédents et depuis longtemps initié aux clioses du Parlement *. Sir Erskine May, qui a longtemps rempli ces fonctions, était un auteur émérite, dont l'ouvrage sur la procédure parlementaire est classique. Il éttiit membre du Conseil privé et, lorsque sa santé l'a contraint, en 1886, à quitter la Chambre des communes à laquelle il avait été attaché pendant un demi-siècle, ses éminents services ont été récompensés par une élévalicm à la pairie, avec le titre de baron Farnborough. Le clerk tient la plume à toutes les séances de la Chandire. Il est assis à la table, en avant du fauteuil présidentiel, sur le siège de droite, le plus rapproché du banc des ministres : il porte une robe noire et une perruque plus petit» (|ue celle du 5/?ea/tC/*. Auprès de lui, sont irs deux clerks assistants, vêtus du même costume. Ces fonctionnaires, également nommés à vie, sur la présentation du speaizer, aident le clerk et le remphicent. au besoin. Le plus ancien d'entre eux siège» à la
I. \a\ derk a un luf^eiiiuiit uu Purleiiio:it et rc«;oit un (ruiUMiiont de 5J.IIUU franchi.
place du clerk, lorsque la Chambre est réunie en eoniilé.
Les proces-verbaux que rédige le clerk, et qui sont publiés ensuite, contiennent simplement renonciation des faits {res yeslœ)^ sans aucune allusion aux débats parlementaires.
Le gentleman huissier de la baguette noire, blacl: rod. comme on Tappelle, est une sorte de maître des ccréuionies, attaché à la Chambre des lords. Il se rend à la Chambre des communes, pour y transmettre les messages de la Chambre Haute, préside au cérémonial de rinstallation des pairs et exécute les ordres de l'assembh'e, pour remprisonnement des personnes qui se rendent coupables de violation des privilèges.
Enfin, le sergent d'armes des lords porte la masse devant le lord chancelier et veille au maintien de l'ordre dans le h)cal affecté aux séances *.
Le sergent d'armes de la Chambre des communes, nommé par lettres patentes du Souverain « pour le service de Sa Majesté, quand le Parlement n'est pas réuni, et pour celui du speaker pendant toute la durée du Parlement», est l'exécuteur des décisions de la Chand)re des communes. Il porto la masse devant le speaker, lorsque celui-ci entre dans la salle des séances, la quitte, ou se rend auprès du Souverain. Il a la police de la salle et des tribunes, règle l'admission des étrangers et les fait retirer lorsque la Chambre l'ordonne : il
i. Black rod est généralement un ancien général ou amiral. 11 a un traitement de 50.000 francs. Le sergent d'armes, cjui est aussi choisi parmi les ofliciers supérieurs, reçoit ÎW.OOO francé.
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veille au maintien de Tordre, amène à la barre les personnes citées à comparaître et fait sortir les membres dont la Chambre prononce l'expulsion. II siège dans un fauteuil situé à droite de la porte d'entrée et faisant face au speaker et aux clerks. Il exécute, en dehors du Parlement, tous les ordres de la Chambre relatifs à l'emprisonnement et à l'arrestation des personnes coupabh*s de violation d(î privilège et envoie les citations et ordres de comparution.
Ainsi qu'on le voit, ni la Chambre des lords, ni la Chambre des communes, malgré leur toute-puissance, n'ont plein pouvoir pour la nomination de leur bureau. Le haut chancelier est choisi par le Monarque, Télec- (icm du speaker doit être approuvée par la Couronne, qui nomme également les clerks et les sergents d'armes. Il est vrai quele Souverain se contente d'accepter les propositions du premier ministre et que celui-ci est, en fait, le leader delà Chambre: mais il n'en a pas toujours été ainsi, et il est bon de retenir l'observation qui vient d'être faite pour comprendre les causes de cette coutume bizarre des séances de conutés de toute la Chambre, sur laquelle j'aurai à m'étendre ultérieurement*.