VIII. ~ LA LIBERTÉ DE PAROLE
De tous les privilèges essentiels à Tindépendance, on pourrait dire à l'existence même du Parlement, il n'en est pas de plus important que la liberté de la parole. Elsynge affirme qu'il était reconnu en fait, sinon proclamé en droit, dès le règne d'Edouard III ^. Richard H le viola, dans la personne de Haxey, mais le jugement de condanmation fut annulé, sous le règne suivant « si bien en accomplissement de droit corne pur salvalion des libertés delesditz communs^ ».
Plus tard, au milieu du xv*' siècle, Thomas Young ayant été emprisonné, à cause d'un discours prononcé dans la Chambre, les Communes réclamèrent et obtinrent sa mise en liberté ^ et, lorsque, au début du règne de Henri VIIL Strode fut condamné à la prison et à l'amende, pour avoirprésenté un bill sur les mines, le Parlement vota une loi pour décider (|ue « toute condamnation, exécution, amende, punition, etc., contre
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