‹ Le gouvernement et le Parlement britanniquesChapitre 203 sur 358 · HoluL pari, vol. V, p · texte numérisé non relu

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LA LIBERTE DE PAROLE 3i3

un membre du Parlement, à raison de bills, discours, discussions ou déclarations relatives au Parlement, est entièrement nulle el do nul effet*. •

Vingt ans après, en 1524, Henri VIII lu i-m<^me écrivait au Pape : c Les discussions du Parlement sont libres et sans restriction ; la Couronne n'a pas le pouvoir de limiter les débats ou de contrôler les votes des membres; ils règlent toutes choses par eux-mêmes, suivant que les intérêts du pays le demandent, i Quelle que soit la réserve avec laquelle on doive accueillir l'exactitude et la sincérité de ces paroles, il est certain qu'en 1541 le speaker demanda, pour la première fois, au Roi, lors de l'ouverture du Parlement, la liberté de la parole *.

Ce fut la (chambre elle-même qui viola bientôt ses propres privilèges. Le 21 janvier 1548, elle fit arrêter l'un de ses membres, John Storie, qui avait parlé contre la réforme de la liturgie, et elle ne le remit en liberté quo lorsqu'il eut fait « ses soumissions ' •. Le même traitement fut infligé, sous le règne de Marie Tudor, à M. Copley. qui avait prononcé, contre la Reine, dos paroles irrévérencieuses *.

Elisabeth se montra particulièrement intolérante, sous ce rapport : en i.jtiti, elle engageait le Parlement à ne point discuter certaines ({uestions *, et, on 1572, le

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