Rule» and orders, ii" 6S oi
k. Standing orden, VI (19 juillet lK5i).
5. L»*cky, hufonj of Kngland in Ihr /S** rjnturi/, vol. !•', p. 331.
6. Du t'*m|>5 ihi Croiiiwoll, le Parleiiiont si^ rruiiissuit lo diuianchci
En général, le Parlement ne s'assemble pas, le jour de la fête (lu Souverain, non plus que celui où la course du derby est courue à Epsom. Cette d(»rnière coutume ne soulevait jadis aucune observation, elle valait à la Cband)re le plaisir d'entendre un agréable discours de lord Palmerston. qui mêlait à sa proposition le souvenir des jeux Istbmiques et de la Grèce ancienne, ou de M. Gladstone qui, tout en ayant peu de goût pour tout autre S2)0rt que celui de l'abattage des arbres, disait néanmoins que les courses constituent « un n(d)le, viril, distingué et liistorique sport national ». Depuis quelques années, il y a souvent contestation et le derby a perdu, dans Tenceinte parlementaire, une partie de sa popularité.
Quelqu(;fois, la Cliambre s'est ajournée pour rendre bonnnage à la mémoire d'un bonmie éminent. notannnent en 1830, en apprenant la mort de sir Robert Peel, et on 1863. à cause de celle de sir G. Cornewall Lewis; mais c'est une coutume qui tend à disparaître.
Enfin, il y a également des ajournements ou des cbaugements dans les heures de réunion, les jours de prières, d'actions de grâces ou de jeûne et de pénitence. Dans ces occasions, la Cband)re des lords se rend à Tabbaye de Westminster et entend un sermon prêché par un évéque. Les Conununes assistent à un service, dans Téglisiî de Sainte-Marguerite, et ont pour prédicateur un doyen, un docteur en théologie, ou le chapelain du si.eaker, Chacune des deux Chambres vote habituellement des remerciements au prédicateur et
le vendredi saiut et le jour de Noël. — Erskine May, Laïc of Parliamenty ch. VII.
NOMBRK ET DUREE DEvS SEANCES 65
ordonne Timpression du sermon. Dans certaines circonstances particulièrement scdennolles, le Parlement a assisté, avec le Souverain, à une cérémonie célébrée dans la cathédrale de Saint-Paul.
Lorsque les Chambres s'assemblaient le matin, il était d'usage que les séances prissent (in à midi. Jacques I®'' se plaignit une fois qu'une protestation eût été votée à six Injures du soir, à la lueur des chandelles, ce qui était contraire aux précédents. L'heure de midi fut consacrée par un règlement du 31 mai 1659, mais, après la Restauration, les séances se prolongèrent jusqu'à deux heures do l'après-midi. Depuis longtemps, il n'existe aucune règle relative à la durée de la plupart des séances. Aux termes des standing orders, celle du mercredi doit finir, au plus lard, à six heures du soir et, quelle que soit l'affaire en discussion, le speaker ajourne la Chambre à six heures précises * ; celles qui commencent à deux heures sont, comme je l'ai dit, suspendues à sept heures, mais elles recommencent à neuf heures, si la discussion n'est pas achevée au moment de la suspension *. Les autres se terminent seulement lorsque la Chambre ellemême le décide* ^.
Dans toutes les assemblées politi(|ues. le président a le droit de prononcer la cliMure ou la suspension de la
i. Standing orders, 1 ol H (5 août 1853).
«. nules and orders, 67-69 m uvi il 1809).
3. L»} j:oiiv<»riioiiiciit a proposa à la Cliaiiibro de <lêci<lcr que les xMiic'fâ (les lundis, mardis, jeudis et vendredis eoinineneeraient ii deux liiMires |M)ur liiiir à minuit et demi, heuiv à laquelle le speaker devrait ajourner rass<>ml>lê(> sans poser aucune (jnestion, ainsi que cela a lieu, le mercn*di. (Iliaque séance serait suspiMiduc entre s<q>t heures et demie i't ii<;uf heures du 8»ir; dit» siérait alors reprise et, si ipiarante membres nV'laii'ut pas prt'seuts, ou attendrait jusqu'à neuf heures un quart avant d«' piTM'i'dcr au count oui. <Art. 4 du pri»ji't d».» règlement présenté au début d)^ la session de 1887.)
séance, mais, à la Chambre des communes, il faut nécessairement qu'un membre propose « que le speaker quitte son fauteuil ». M. Denison se trouvant, une fois, seul dans la salle, ne put abandonner son siège et dut envoyer chercher un membre, qui fît alors la motion requise. Comme le dit M. Palgrave *, « il expiait, ce jour là, les méfaits de ses prédécesseurs. La Chambre avait eu si souvent à se plaindre, du temps des Finck et des Seymour, du despotisme servile de ses présidents que, pour les empêclier de tronquer exprès certaines séances, elle avait posé en principe que jamais la remise au lendemain ne pourrait avoir lieu sans avoir été proposée et décidée dans les formes ». En fait, on a vu des séances durer consécutivement jusqu'à vingt-six heures et demie * et même jusqu'à quarante-une heures et demie 3; mais, si Ton excepte ces deux cas exceptionnel^, la Chambre des communes n'a jamais siégé plus tard que huit heures et demie du matin, ce qui représente déjà une durée de près de dix-sept heures.
Le Parlement fait publier, chaque année, une statistique indiquant exactement le nombre et la durée des séances*. En consultant ces divers documents, on iîonstate que, depuis le commencement du siècle, il y a eu.