‹ Le gouvernement et le Parlement britanniquesChapitre 61 sur 358 · ADMISSION DU PUBLIC · texte numérisé non relu

ADMISSION DU PUBLIC

places, elle est occupée par les personnes munies d'un onlre d' admission signé par un pair *. La Chambre conserve, d'ailleurs, le pouvoir de faire exécuter, à lout moment, le règlement et d'ordonner Texpulsion des étrangers.

La (iliambre des comnmnes votait, chaque année, jusqu'en 1843, un règlement de session ainsi conçu : « Que le sergent d'arnu^s de service auprès de cette Chambre arrête, de temps en temps, tout étranger qu'il peut voir ou qui peut lui être signalé comme se trouvant dans une partie quelconque de la Chand)re ou des galeries. » En 1843. on ajouta les mots suivants : appropriée à Vusage des membres de cette Chambre, C'était reconnaître, en fait, la présence du public. Cependant l'ancien règlement n'était pas modifié et le speaker était toujours obligé de faire sortir les étrangers, chaque fois (piun membre signalait leur présence.

(iC pouvoir avait été plusieurs fois exercé, sous divers prétextes, dans le cours des dernières années. Lt» 11 juillet 1873, M. Mitchell Henry réclama Texdusion du public, afin de faire sortir les reporters et di^ protesh»r ainsi conire la coutume prise par coux-ci de ne point reproduire les discours <les membres irlandais. Deux ans plus tard. M. Uiggar usa du même procédé (27 avril 1873) : mais cette fois dans un autre but. celui de faire abroger la règle relative à TeNclusion. et il annonça (piil recommencerait, chaque

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Si RÈGLEMENTS DES ASSEMBLEES

jour, jusqu'à ce que son but fut atteint. M. Disraeli proposa immédiatement la suspension du règlement sur les étrangers et, le mois suivant, la Chambre a adopté la résolution ci-après, qui a tranché la question : « Si un membre fait remarquer la présence des étrangers à une séance de la Chambre ou d*un comité, le président mettra immédiatement aux voix, sans débat ou amendement, la question d'exclusion. » Le président conserve, d'ailleurs, le droit de faire retirer le public, lorsqu'il le trouve bon ; mais c'est un pouvoir dont il fait rarement usage.

En ce qui concerne les femmes, l'accès du Parlement leur était légalement interdit et, en 1675, lord Shaftesbury se plaignait des pétitionnaires qui louaient de jolies femmes pour présenter leurs pétitionsà la Chambre. Plus tard, Burke demandait, au contraire, l'admission du public, en assurant que l'assistance aux débats parlementaires serait une source d'amusement pour les dames. Quatre jours après, la tribune se trouvant pleine, on invita les hommes à sortir, pour faire place aux dames qui se présentaient ; ce que voyant, un membre de la Chambre réclama l'évacuation de la salle, mais les femmes refusèrent de céder la place et il fallut deux heures pour les mettre dehors. On leur interdit alors formellement l'entrée de la Chambre, et l'on raconte que plusieurs se déguisèrent en hommes, pour pénétrer dans le sanctuaire *. Aujourd'hui, les dames ne peuvent assister aux séances que dans une galerie

1. Notanimont la diichesso <le Gordon cl M™« Shoridan. « Jo no vois pas Shcridaii », disait un uieuibro. — « J'en vois deux, lui répondit un collègue. »

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