XLVIII INTRODUCTION
mes d'une telle puissance ; que pour lui reconnaître un tel empire sur autrui, il faut au préalable Fa- Toir élevé au-dessus de lui-même.
M. Mill est pleinement de cet avis ! Éducation universelle d'abord^ ensuite suffrage universel. Pour plus de sûreté, non content de cette condition où le nombre se fait intelligence, il en ajoute une autre déjà remarquée, celle de suffrage plural, par où riuielligence se fait nombre. Tel est l^esprit de ce livre, et la solution qu'il confie à l'avenir. Nous avons dit quel est l'esprit d'une autre législation qui a vécu sous nos yeux, celle du suffrage restreint, qui a fourni une carrière agitée, mais brillante et salutaire : nous n'éprouvons pas autrement le besoin de conclure.
Peut-on amender la démocratie par l'adjonction d'éléments intellectuels, à tel point que la démocratie ne viole pas la justice contre les minorités ? Peut-on amender une aristocratie par le contrôle de Topinion à tel point qu'elle ne viole pas la justice contre les majorités? telles sont les questions, telle est l'alternative assez délicate, qui se trouvent au bout de ces réflexions. Nous laissons à de plus habiles, à de plus affirmatifs, le soin de prononceri «t d'opter.