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DE LÀ DURÉE DES PARLEMENTS

libre ; et à cet effet il faut (ce qui en tout cas est préférable) que le contrôle soit seulement exercé, quand telui qui en est Vobjet a eu le temps de montrer toutes les qualités qu'il possède, et de prouver à ses commettants qu'il peut se rendre un représentant désirable et digne de confiance, sans être précisément l'organe et l'avocat littéral de leurs opinions.

11 est impossible de faire en termes généraux la part de chacun de ces principes. Lorsque le pouvoir démocratique dans la constitution est faible ou trop passif et a besoin de stimulants, lorsque le représentant, après avoir quitté ses électeurs, entre surle-champ dans une atmosphère de cour ou d'aristocratie où toutes les influences tendent à détourner sa conduite de la direction populaire, à diminuer tous les sentiments populaires qu'il pouvait avoir et à lui faire oublier les désirs et négliger les intérêts de ceux qui l'ont élu, il est indispensable pour tenir son caractère et ses sentiments à la hauteur voulue, qu'il ait à revenir' souvent à la source de ses pouvoirs. En pareil cas, trois ans même sont presque une période trop longue, et un terme plus long est absolument inadmissible.

Lorsqu'au contraire là démocra!tie est le pouvoir dominant, lorsque ce pouvoir tend à augmenter encore et que son action a plutôt besoin d'être modérée qu'encouragée, lorqu'une publicité sans bor-

nés et des journaux toujours présents donnent au représentant l'assurance que chacun de ses actes sera immédiatement connu, discuté, jugé par ses commettants, et que sans cesse il perd ou gagne du terrain dans leur estime^ tandis que par les mêmes moyens, Tinfluence de leurs sentiments et toutes les aiftres influences démocratiques se maintiennent vivantes et actives dans l'esprit du représentant, en ce cas-là, disons-nous, une période de moins de cinq ans serait à peine suffisante pour empêcher une dépendance timide. Le changement qui s'est opéré sous tous les rapports dans la politique anglaise, explique pourquoi aujourd'hui on se soucie très-peu et on parle très-rarement des parlements annuels qui, il y a quarante ans, formaient une partie si importante de la doctrine des réformateurs les plus avancés. Il y a un fait qui mérite d'être pris en considération : c'est que quelle que soit la durée d'un parlement, pendant la dernière année ses membres sont dans la position où ils seraient toujours si les parlements étaient annuels. De sorte que si la durée en était très -courte, il y aurait véritablement des parlements annuels pendant la plus grande partie du temps. Au point où en sont les choses maintenant, ce n'est guère la peine de changer la période de sept ans, quoiqu'elle soit d'une longueur inutile, surtout puisque la possibilité toujours imminente d'une dissolution plus prompte,

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