PRÉPARATION ET ANALYSE DES ÉCHANTILLONS DE VERRE
J'ai utilisé pour la fusion des verres le four électrique Chaudron et Garvin. L'élément chauffant de cet appareil est constitué par un cylindre de graphite qu'on taille en hélicoïde pour augmenter sa résistance électrique. Il est entouré d’une double enceinte de cylindres de graphique destinée à diminuer les pertes de chaleur par rayonnement. L'ensemble est placé dans une enveloppe de laiton formée de trois pièces réunies par des joints de caoutchouc. Cette enveloppe à double paroi est refroidie par un courant d’eau. L'appareil peut fonctionner dans un vide de l’ordre de quelques millimètres ou bien dans une atmosphère inerte. Un creuset d’une capacité de quelques centimètres cubes est placé au milieu de la résistance de graphite.
La nature du creuset était une première question à résoudre. Les différents auteurs qui ont préparé des verres en petites quantités ont utilisé fréquemment des creusets de platine. Ils ont toujours obtenu ainsi des verres colorés et les creusets se sont rapidement détériorés. Cette méthode est donc fort coûteuse, et de plus, les résultats obtenus sont peu satisfaisants. Des creusets de terre analogues à ceux qu'on utilise en verrerie, en plus des difficultés de préparation, présentent l'inconvénient de réagir partiellement sur le verre en fusion; ils sont très fragiles et ne peuvent qu'exceptionnellement supporter la température de 1500°. Or, pour certains verres particulièrement réfractaires, j'ai été obligé de dépasser 1750°. Les creusets superréfractaires en magnésie, alumine, glu-