LANGE
tion chimique de chaque verre. Ils ont également été portés sur deux diagrammes triangulaires. Sur ces deux diagrammes on a indiqué l'allure générale des courbes d’égale dilatation pour l’un (/ig. 28) et pour l’autre
Si O? 90 !/, Na O 10°},
SiO? 40°,
Na°O 10 !/, SiO? 40°, AIO 50°}, Na°O 60°}, Fig. 28. — Coefficients moyens de dilatation linéaire.
On a représenté les isectases correspondant à 7, 8, 9, 10, 11, 12.107 0,
(Jig.29) des courbes d’égale température de transformation. Les secondes s’appelleront naturellement des isothermes; j'ai adopté, pour les premières le nom d’isectases qui avait déjà été donné par Zschimmer [1 |.
La représentation triangulaire présente l’avantage de permettre la résolution graphique de certaines questions qu’on peut se poser à propos des systèmes ternaires. Par exemple, si l’on veut savoir quel est l’effet du remplacement dans le verre de la silice par la soude, il suffit de considérer les points qui se trouvent sur une parallèle au côté opposé au sommet Al20*. De même les verres obtenus en ajoutant à un silicate de soude déterminé des proportions croissantes d’alumine se trouvent sur une droite passant par le sommet Al20".
Si l’on admet la loi d’additivité, on démontre que la surface représentative
TS
des coefficients de dilatation doit être plane. Si l’on coupe cette surface, par des plans horizontaux, on obtient des courbes dont les isectases sont les projections sur le plan horizontal de référence. Si la loi d’additivité était vérifiée, les
Si O? go !/, Na?O ro °},
SiO? 4o!/, Na? 10°}, SiO? 40°, AI 03 50°}, ‘Na? O 60°,
Fig. 29. — Températures de transformation.
On a représenté les isothermes de 500, 550, 600, 650, 700.
isectases seraient des droites parallèles et équidistantes. On constate immédiatement sur le diagramme ternaire ci-joint que la loi d’additivité ne se vérifie approximativement que pour de faibles teneurs en alumine, au maximum 15 pour 100.
On voit également que le remplacement de la soude par l’alumine entraîne une diminution rapide du coefficient de dilatation. Pour les faibles teneurs en alumine, le remplacement de la silice par l’alumine introduit également un abaissement du coefficient de dilatation. C’est l’inverse pour les teneurs supérieures à 15 et 20 pour 100. Îl est vrai que les verres contenant plus de 10 pour 100 d'alumine sont pratiquement inconnus dans l’industrie. Ce résultat est en complet désaccord avec la valeur donnée par Winkelmann et Schott
Re
pour le coefficient d'additivité de l’alumine. D'après ces auteurs les coefficients spécifiques de dilatation cubique de l’alumine et de la silice seraient respectivement 5 et 0,8; le remplacement de la silice par l’alumine augmenterait donc considérablement la dilatation. Les coefficients spécifiques indiqués par English et Turner (0,52 et 0,15) ne sont pas acceptables pour la même raison mais ils introduisent une divergence plus faible que les précédentes.
J'ai donc été amené à calculer de nouveaux coefficients d’additivité en reprenant les choses à leur début. Les verres binaires silice-soude m'ont permis de calculer à l’aide d’une construction graphique les coefficients relatifs à la silice et à la soude. J’ai adopté pour ces deux constituants les valeurs 2.107* et 37.10* pour la dilatation linéaire, c’est-à-dire 6.10-* et 111.10-* pour la dilatation cubique.
Dans le tableau suivant, on a porté en regard du coefficient de dilatation linéaire mesuré, les valeurs calculées selon Winkelmann et Schott, English et Turner et d’après les nouveaux coefficients que je propose.
Verres binaires silice-soude.
Valeurs calculées suivant
Coefficient Winkelmann English Nouveaux Numéro. mesuré. et Schott. et Turner. coefficients. SN M CS OREAOZ 8,810 D PAR JE LE TA PA E En D RE TRE do 167005 10,520 PR or 6 de NTI ‘Re tr. LEA) 1223, 12,605 PR APTS ANRRIREsE 125400 11,9 V3, 12,9 -»