‹ Le Grade de Docteur ès Sciences PhysiquesChapitre 34 sur 53 · AO) BA O) MA CID EEE · texte numérisé non relu

AO) BA O) MA CID EEE

Cette théorie, bien que donnant une explication satisfai-

(1) Christiansen. Zeits. phys. chem., t. 104, p. 451 (1923).

ut sante de beaucoup de phénomènes, a soulévé quelques ceritiques. Les principales sont les suivantes :

1° Comment les molécules si rares d’antioxygène (par exemple, une molécule contre 10.000 de A) peuvent-elles remplir leur rôle d’une manière aussi parfaite.

Pour concevoir une destruction presque complète de A (02?) suivant la réaction (2) il faut admettre que la réaction normale À (02) + À — 2A0 est lente et que les réactions (2) et (3) sont, au contraire, très rapides.

2° D'après ce qui précède B devrait être beaucoup plus oxydable que À en présence de AO? (107 fois par exemple, dans le cas de l'hydroquinoné et de l’acide abiétique). L'expérience ne semble pas le démontrer; l’hydroquinone est beaucoup moins oxydable que l'acide abiétique ou Île pinène et l’acide sulfurique qui peut difficilement être considéré comme un corps facilement oxydable est, comme nous le verrons plus loin, un antioxygène énergique.

3° Les catalyseurs organiques d’oxydation positive s’épuisent en général assez rapidement. L'action antioxygène, celle de l’hydroquinone, par exemple, se conserve presque indéfiniment; cette conservation paraît assez peu compatible avec le travail chimique intense que l’on suppose produit par Îles molécules.

Cette théorie, ainsi que les précédentes, S’applique à tous les corps doués de propriétés antioxygènes. Il nous a semblé que, tout au moins dans le cas des phénomènes autocatalytiques, il y avait lieu de classer les antioxygènes en plusieurs catégories.

L'action antioxygène peut être produite de différentes facons

a) par des catalyseurs pas nécessairement oxydables, qui ne seront pas transformés dans la réaction et maintiendront leur action indéfiniment en arrêtant complètement l’oxydation, tout au moins s'ils sont en quantité suffisante. Ils agiront, comme nous le montrerons plus loin, en paralysant par combinaison l'agent actif de l’autocatalyse.

Exemples : action de l'hydroquinone sur l'acide abiétique, stabilisation de l'acroléine et de l’aldéhyde benzoïque par l’hydroquinone.

b) par des corps oxydables seulement par l'oxygène actil des peroxydes qui absorberont cet oxygène à la place du corps oxydable, diminuant ainsi la quantité d'oxyde primaire AO formé. La vitesse d’oxydation sera par suite ralentie, sans être cependant complètement annulée. Leur action cessera lorsqu'ils seront complètement oxydés.

Exemple : action antioxygène du sulfate d'indigo sur

l’aldéhyde benzoïque.

ec) par des corps autoxydables formant eux-mêmes des peroxydes antagonistes des peroxydes du corps étudié, qui ralentiront la vitesse d’oxydation de ce corps et dont l’action cessera également lorsqu'ils seront complètement oxydés. Le mécanisme conçu par MM. Moureu et Dufraisse leur semble applicable.

Exemple : action antioxygène d’un carbure éthylénique sur

l’aldéhyde benzoïque.

RECHERCHE DES CATALYSEURS ANTIOXYGÈNES.

MM. Dupont et Lévy (D ont fait dans le cas de l’acide abiétique une étude qualitative des catalyseurs antioxygènes. Voici les principaux résultats qu'ils ont obtenus : Les phénols, dont l’action antioxygène sur de nombreux corps a été mise en évidence par Lumière et Seyewetz @ et par Moureu et Dufraisse, se sont montrés fortement antioxygènes, vis-à-vis de l'acide abiétique. Voici les valeurs du rapport b= : ÊÈ Pin (Po —— Pm) dt

obtenues par addition de divers phénols.

(1) Dupont et Lévy. Bull. Soc. Chim., t. 47, p. 147 (1930). (2) Lumière et Seyewetz. Bull. Soc. Chim. (3), 33. 444 (1908).

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