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Dominica post natalem S. Angeli :
A. Da pacem. Rf. Laetalus. 0. Sanctificavit. f f . Locutus est Dominus; Videns jNIoyses ; Oravit Moyses. C. ToUite hostias.
Il y faut ajouter les autres pièces non psalmiques, dont il n'est pas prouvé qu'elles soient de la première édition de l'Antiphonaire. Le style des Offertoires, surtout, est très particulier.
Salus populi.
Omnia qiiae fecisti.
In voluntate tua.
Dicit Dominus.
Sicut in holocausto. J. Et nunc pcquimur.
Oravi Deum. Vf. Aclhuc me loqucnte; Audivi vocem,
A'irerat. iV. Quae est enim ; Nuniquid; Quoniam'.
Recordare. ff. Everte; Recorda re.
Precatus est Moyses. VV.
Dixit Dominus ad Moysen ; Dixit Moyses et Aaron.
Amen dico vo-
his.
Dico vobis.
Honora Domi-
num.
Panem decaçlo.
Panis quem ego.
Primum quae-
rite.
Qui manducat.
Suivent les versets alléluiatiques :
Alléluia per circulum anni [Dominus regnavit ; Venite exsultemus. f. Praeoccupemus, process. pasch. ] Quoniam Deus ; Dominus rej^navit, e.xsultet; Jubilate; Laudate Dfim omnes génies^; Laudate Dnm omnes angeli ; Lauda, anima mea'2; Qui sanat^ ; Lauda Jérusalem ; Qui posuit.
• Edités dans Cours pratique et théorique, p. 129.
Cet ofTertoire est nommément attribué à S. Grégoire le Grand par un auteur du viii^'-ix» siècle. Cf. Dom Moum, op. cit., p. 29.
* Ne sont plus en usage.
A ces versets d'allcluias, il faut encore ajouter, i)our avoir leur physionomie complète jus{[u'à la fin du viii" siècle, les suivants: Attendite ;Conriteantur; Deux judex;Domine Deus salutis ; Exsultatc ; In te Domine ; Qui timent ; Redcmptionem ; Elcgit te. Le premier ot le dernier de ces alléluias ne sont plus en usage.
L'AITHKMICITK DK L'AMIPHONAIUE GUÉGOUIEX 1\)
In natale unius mai'tyris vel confessoris.
Bealus vir qui sulFert; Beatiis vir qui timet; Gloria et honore* ; Inveni David ; Justum deduxit^ ; Justus non conturbabitur* ; Juslus ut palma.
In natale pliirium ss.
Exsultabunt*; Gaudete iusti ; Justi epulentur ; Mirabilis Dominus; Sancti tui;\^ox exsultationis *.
In natale virginum.
Adducentur; Diffusa est; Specie tua.
Suivent, enfin, un groupe d'environ quarantecinq grandes antiennes processionnelles, pour les diverses supplications et pour les dédicaces. Ces dernières sont insérées dans le Pontifical, les autres sont en grande partie tombées en désuétude.
Plusieurs excellents manuscrits de l'Antiphonaire et du Sacramentaire grégoriens contiennent en dernier lieu des messes in ordinaiione pontifîcis et pour le natale des évêques : il semble, par le choix des textes et le style musical de leurs pièces, qu'il s'agisse là d'additions du vif siècle ou du viiF.
On sait que la messe de la Dédicace est celle de la fête de S. Mai^ia ad Martyres, instituée par Boniface II, en G07.
Nous avons expliqué, dans un autre ouvrage (Origines, p. 277 et s.), comment, au contraire des chants de la messe, il était difficile de dresser la liste de l'authentique grégorien, pour la seconde
' Ne sont plus eu usage.
partie, qui contient les chants du cursus diurne et nocturne, augmenté jusque dans le cours du ix*" siècle, et pour lequel on ne possède, antérieurement au xf siècle, qu'u/i seul manuscrit complet, et encore n'a-t-il que les paroles : c'est celui qui sera décrit ci-après, pages io5 et s.
Cependant, on peut, avec Taide des références données par les auteurs, et en s'aidant du critère des styles différents qu'on trouve dans ces pièces, considérer comme authentiquement grégoriens certains offices pris dans leur ensemble, savoir :
Les offices de l'Avent* et du temps de Noëllipiphanie, avec ceux des saints Etienne, Jean et Innocents, mais une partie seulement des chants de la Purification;
Les antiennes et répons psalmiques du fonds primitif des dimanches et fériés per annum et du temps pascal ;
Une partie des chants des offices depuis la Septuagésime jusqu'à la Pentecôte ;
L'office de saint Jean-Baptiste ;
Peut-être une partie de ceux des SS. Pierre et Paul;
Celui de saint Michel;
Les communs qui, originairement, étaient des
1 Un auteur du viii' i.\" siècle aUriliue noinméinent à (Jlivgoire le Grand la composition du beau répons A])siciens, par quoi s'ouvre le premier orficc de l'ANcnt.
L'ALTHKNTICITÉ DE L'ANTIPHONAlUi: GRÉGORIEN 81
« propres », provenant respectivement, pour les apôtres, des fêtes des SS. Pierre et Paul et de S. Jean ; pour un martyr, un confesseur, des SS. Etienne «et Laurent; pour un pontife, de la «chaire)) de S. Pierre; pour plusieurs martyrs, desSS. Nérée et ses compagnons, et des SS. Jean et Paul ; pour les vierges et les non vierges, des SS^* Agnès et Cécile;
L'office des funérailles en grande partie ;
Les invitatoires ordinaires ;
Les antiennes pour les cantiques (Magnificat^ Benedictus, Benedicite).
C'est surtout dans cette partie du livre grégorien que se firent, dès le cours du vu® siècle, et au vin*', les principales additions à FAntiphonaire primitif, soit pour la Dédicace, pour les fêtes ajoutées ou spécialement solennisées par saint Serge (Nativité et Dormition de la S. Vierge, Sainte Croix); soit pour des détails divers, tels que les répons de la Semaine Sainte non tirés des Evangiles.
Le pape Martin P^' semble avoir été l'auteur de la première revision du livre grégorien faite pendant cette période (649-655) ; les auteurs qui l'enrichirent furent des «. archichantres » et « primiciers » de la Scola cantorum, parmi lesquels on cite les abbés Catalenus, Maurianus et Virbonus*.
Voir le Qualiler in monasteriis (Pair. Lat., CXXXVIII, col. i347) et Amalaire, De ordine Anliphonarii,c. xliu (Patr. Lat.,
CV, l2Q2j.