‹ Le graduel et l'antiphonaire romainsChapitre 81 sur 85 · VI. Kyrie, Gloria, x" s. ; Sanclus, Agnus, xi'' s · texte numérisé non relu

VI. Kyrie, Gloria, x" s. ; Sanclus, Agnus, xi'' s

VII. Messe anglaise. Vat. Kyrie (dit « de saint Dunstan »), x" s.; Gloria, XII* 8. ; Sanclus, XI" s. ; AgnuSj xv" s.

VIII, Messe vulgairement dite « des Anges » ; était, au xvii*^ s., employée pour r Ordinaire, par les Franciscains, dans la messe volive des Anges. Appelée aussi <( espagnole », de Torigine du Gloria. Kyrie, xiii® s, origine normande (Rouen"^); Gloria, de la liturgie mozarabe, et dont on n'a pas d'attestation plus ancienne que le commencement du xvi*' siècle; Sanctus, adaptation faite au cours du moyen âge sur VO quant suavis, de l'Office de saint Nicolas, xi' s. ; A^/iu5,xv*^s. (Rouen), S.

IX. Kyrie, variation amplifiée du Kyrie X (voir ci-après), en usage dès le xiii'' s. (peut-être dès la fin du xii'' s.) ; Gloria, \\^ s. (allemand?); Sa net us y XIII*' s; Agnus, partie adapté, partie imité, au xiii*^ s., du -J. Eruclauil, dans le nf. Regnum mundi, et com-

' Le Kyrie a fait l'objet d'une remarquable étude de Dom M. liKvssAc, dans Ra., III, 53i.

* Sur ce Kyrie, H. C. G., XIII, 8i, i3G, 182; sur le Gloria, id., XIII, ii3. .

piété par le second Agiius, variable dans les divers documents.

X. Kyrie, xi« s. (aquitain ? ) , prototype du Kyrie \X', Vat. ; Gloria, xv' (h s., Vat.; Sanctus , adapté par Dom Pothier sur un trope ancien, xi® s., S. ; Agnus, xii" s., V.

XI. Kyrie, variation amplifiée du Kyrie X ad libitum, en usage dès le xiv^ s. ; Gloria, x' s.

au moins ',Sanclus, xi*^s.; développement du Sanctus XV; Agnus,

XIV® s.

XII. Kyrie, xi'' s. ; Gloria, xn*s. S \Sanctus,xu'^ s. ; Agnus, xi® s. S.

XIII. Vat. Kyrie, xi« s. ; Gloria, xii"' s.; Sanctus, xni«s. (Salisbury); Agnus.

XIV. Kyrie, x« s.; Gloria, x" s. S. ; Sanctus, xn« s., Vat.; Agnus, xni' s., Vat.

XV. La plus ancienne et la plus répandue de tous les Ordinaires pour

les dimanches et fêtes, donnée par presque tous les manuscrits. Le Kyrie est la variation ornée des Kyrie fériaux (XVI et XVIII); le Gloria est le thème primitif de ce récitatif; le Sanctus se rattache directement au tonus solemnior de la Préface; dans VAgnuSy la deuxième invocation est un développement fait au XIV® s.

XVI. Kyrie, Tune des formes du Kyrie primitif (cf. n° XVllI); Sanctus, apparenté par sa forme aux chants byzantins, xi« s. ; (?) Agnus, dont la seconde invocation a été ajoutée au xi" s, sur le récitatif de la psalmodie solennelle du IV® ton.

XVII. Kyrie, variation amplifiée, en usage dès le xv^ s. , du Kyrie XI ad libitum; autre Kyrie, XIV® s. ; cependant nous en avons trouvé la trace dans un ténor de motets du XIII® s. 2. Sanctus, xi^ s. ; Agnus, xiii'' s.

1 Cf. Xole sur le Kyrie « aime Paler », de Dom Mocqijebeau et Dom Beyssac, dans fla., VI, 289.

* AuDHY elGASTOUÉ, Recherches sur les ténors latins dans les motels du xiii« siècle, Paris, 1907, p. 12.

XVIII Les plus archaïques réc ita l ifs des Kyrie , Sanctus, Affiius, poulies jours ordinaires.

Au Kyrie, cL les numéros XVI, qui en est une autre forme, et XV, qui en est une variation amplificatrice. Une autre variation, remontant au moins auxiv^s., se trouvait dans les éditions précédemment en usage (édit. S., n° XII) ; elle a été rejetée de la Vaticane pour ne pas créer de confusion avec le numéro XV.

Le Sanctus est la suite de la prière connue sous le nom de Préface : son récitatif est le même que celui de la préface milanaise (rit ambrosien).

L'Agnus, institué au VII'' s. par le pape saint Serge, qui était d'origine syro - hellénique, se rattache précisément à une psalmodie byzantine^, ainsi d'ailleurs qu'au verset Pax Domini, qui le précède.

Credo I.

Récitatif « authentique »

dont on trouve, au moyen

âge, un grand nombre de variations, soit simplifiées, soit ornées. Version la plus répandue, en usage primitivement pour la cérémonie du baptême solennel.

Credo IL

L'une des versions simplifiées du Credo I^.

Credo III et IV. Fin(?) du XV® s.

Gantus ad libitum

Kyrie y tous des x* et XI® s., sauf le VIII, du XIII® s. Le numéro I était déjà dans l'édit. S., le III dans R.-G. ; le VI est la grande variation ornée, d'origine probablement allemande, du Kyrie de la messe I ; le X et le XI sont des formes archaïques de ceux des messes XI et

Gloria, même époque.

Le numéro I (S.) est attribué à saint Léon IX; le II est originaire du Sud de l'Italie; le III (S ) se rencontre un peu partout.

Sanctus I, XI'' s., extrait des manuscrits de Saint-

1 Tribune de Saini-Gervais, III, 70.

» (^f. ViLMîTAHD, Office (le Pierre de Corheil, Paris, 1907, p. 172 et s. ; cL Dui'orx, dans Tribune de S:iinl-Ger vais, X, 17.

Martial de Limoges : il a été transcrit et proposé pour la ^'aticane par le signataire de ce livre. —

II, même époque, W. —

III, se trouve sous des formes diverses, dans divers livres des églises normandes, dès le xii*' s. S.

Agnus I, xii*^ s. — II, transcrit par Dom Pothier (S.), sur le trope Deus aelerne^.

MiSSA PRO DEFUNCTIS

L'usage d'avoir une messe spéciale complète pour les défunts n'est pas antérieur au xi® s., peutêtre au x«. L'introït Requiem seul était déjà en usage au ix*^ s.

Le Kyrie est du xni® s.

Le Dies irae a pour auteur le Franciscain Thomas de Gelano (-j- 12541; c'était d'abord une séquence du i^. Libéra : l'œuvre de Gelano s'arrête aux mots

Gère curam mei finis.

Le Lacrimosa et ce qui suit faisaient partie du v^. Libéra.

Le Libéra est de la fin du X® siècle ; il comprenait autrefois un nombre de versets plus ou moins grand, suivant les églises; le Dies irae en est un développement "^. Le Dum.

veneris, intercalé depuis comme finale du répons, était tout d'abord un de ses versets.

Subvenite et In paradisum^ deux des chants les plus antiques des funérailles. Le texte peut remonter au moins au ni^siècle^. L'antienne Lux aelerna appartient à la même tradition.

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