De ApihuSf
3. « Extra portam Beginarura. » D. Lobineau : Hist. de Paris : Chartes d'avril 1309 et novembre 1317.
4. Acte du lef mars 1480. {Id., ihid.y pièces justificatives, 'i
5. Geoffroy de Beaulieu : Vit. S. Ludovici : — Confesseur de la reine Marguerite : — Echard, i, 265
et il fallut créer un nouveau Béguinage sous le vocable de Sainte- A voye -. Ce fut Toeuvre de deux femmes pieuses, Constance de Saint-Jacques et Alix des Pavillons, qui, vers 1283, y installèrent quarante veuves. Le chevecier de Saint-Merry s'en réserva la direction, pendant que les filles de Sainte-Catherine suivaient celle des Prêcheurs, dans l'église desquels leurs Maî~ tresses ^ avaient, par privilège royal, le droit d'être ensevelies. On y voyait encore, en 1793, les tombes d'Agnès d'Orchy, morte en 1284, — de Jeanne la Bricharde, morte en 1312, — et celle de Jeanne Romée, morte en 1335. Les destinées des deux Béguinages furent à la fois différentes et semblables. Celui de Sainte-Avoye n'eut jamais grand éclat, ne tarda guère à s'étioler, et finit par s'éteindre, vers 1480, faute de sujets. Celui de Sainte-Catherine au contraire rivalisa, par le nombre et la ferveur de ses filles, avec les plus célèbres de Belgique et de France, bien qu'il n'ait jamais atteint le chiffre fabuleux que Moréri assigne à la maison fondée par Philippe de Montmirail et qui aurait eu cinq mille habitantes. Il traversa les orages du quatorzième siècle avec sérénité et paraissait promis à un long avenir, lorsque la guerre de Cent ans vint lui fermer les voies. Les Frères prêcheurs semblent avoir perdu de leur influence à Paris, où peut-être on leur gardait rancune du rôle joué par les inquisiteurs, durant l'occupation anglaise ^: le Béguinage avait dû pâtir de cette défaveur, et son recrutement se faire plus difficilement. En 1480, Louis XI le céda au tiers ordre de Saint-François ; mais l'Université, et l'Ordre de Saint-Dominique, qui se considéraient comme patrons des