‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 48 sur 76 · De Jonghe : Belg. Dom,^ p · texte numérisé non relu

De Jonghe : Belg. Dom,^ p

2. Il importe toutefois de le remarquer, Tévêque n*avait pas d'autorité proprement dite à l'intérieur du Béguinage. Il approuvait le confesseur, lui conférait la juridiction, mais ne le choisissait pas, et ne s'occupait en rien des règlements faits entre le prieur et la Grande-Dame pour le culte et les cérémonies. — Cf. Van Belle : Defensio ac justificatlo pastoris minoris Begghinagii, p. 4, cit. l'acte de révùquo de To'.irnni, du 31 décembre 1262

Il nous serait agréable de rappeler au lecteur les noms des prieurs de Gand, depuis ce frère B., que désigne seulement une initiale, dans Tacte de 1242, approuvant les règlements faits par Tabbé de Saint-Bavon au sujet du chapelain des Béguines ^ .

Malheureusement le premier des prieurs dont le Belgium Dominicanum nous ait donné le nom, n'est que le troisième, Jean Lammens (ou Agni), mort en 1296, après une vie de sainteté et de miracles. Peut-être pourrions-nous lui donner comme an téprédécesseur le vénérable P. Baudouin de Axel, mort en 1273, dans un âge fort avancé, et que l'initiale de 1242 paraît indiquer comme celui à qui s'adresse la comtesse Jeanne. En effet le couvent ne dut pas avoir de prieur longtemps avant 1240, bien que fondé en 1228, parce que son existence ofiicielle ne put être constatée, tant que les religieux restèrent à Saint-Michel, comme dans une résidence provisoire. Baudouin avait donc eu le temps d'entrer dans le nouvel Ordre, d'y achever son noviciat et d'y prendre la place honorable que lui assignent les traditions dominicaines 2. H y vécut avec les bienheureux Odon et Gilles de Saint-Omer, dont Thomas de Catimpré nous a gardé le souvenir ^. En tout cas, c'est à son nom que commencerait la série des prieurs, « maîtres et gouverneurs du Béguinage ».

Après le bienheureux Jean Lammens dont nous avons déjà parlé, il convient de citer, parmi ses successeurs les plus illus-

1. Cariul,^ p. 2, 5 et 7, n<^» 3,6, 7 et 8. — Ce chapelain semble avoir été le frère E. Bardekin, dont le nom suit immédiatement l'initiale du prieur, et qui avait remplacé, au Brouc, maître Walter, auquel le prieur avait confié le soin des sœrus encore réunies dans l'oratoire du Wittocs-Hospitael.

2. Choquet, SS. Belg, ord. praed., d'après un vieux manuscrit de Gand, p. 171.

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