‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 57 sur 76 · CHAPITRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME

En 1719, le P. de Jonghe décrivait brièvement le vieux Béguinage, tel que nous le montre le dessin d'Antoine de Meester, et tel que nous Tavons vu nous-même, à deux reprises, peu d'années avant sa destruction. Un cartouche, placé à Tangle droit du dessin, nous avertit que rciiclos des Béguines contenait deux églises, dix-huit couvents, cent trois maisons, une brasserie et une infirmerie.

C'était un quadrilatère à peu près régulier, fermé de murs, dont le pied baignait dans l'eau des fossés alimentés par la Lys et l'Escaut. On y pénétrait par un pont conduisant à une large porte, toujours ouverte durant la journée, mais soigneusement fermée à la tombée de la nuit. Quand on avait franchi cette porte ^, on apercevait tout d'abord le chevet de la grande église à trois nefs, dont le campanile ajouré dominait toute la petite ville et la faisait reconnaître d'assez loin. A droite, une large rue conduisait à la seconde église, servant de chapelle

Page 1