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CHAPITRE SEPTIÈME, page 81, ligne

Ces expressions de « maître et gouverneur », se retrouvent dans les Ordinations de Saint-Louis, au sujet des Béguines de Paris (Léon Le Grand : Béguines de Paris y p. 55).

L'Ordre de Saint-Dominique donna, dès l'origine, à la conduite des Béguines une attention d'autant plus surprenante, que ses premiers maîtresgénéraux se montraient moins disposés à charger leurs religieux du soin des Sœurs prêcheresses. Le bienheureux Jean le Teutonique y était absolu-

ment opposé ; le bienheureux Humbert de Romans n'y était guère plus favorable, lorsqu'il expédiait de Valenciennes, à la suite du chapitre général de 1259, ses Lettres encycliques, où il rappelait la réserve imposée aux Prêcheurs à l'endroit des couvents de femmes. 11 avait même, à l'endroit des Béguines, certains préjugés, dont la trace se retrouve dans ses avis aux confesseurs ( De vita regulari).

Cependant les chapitres généraux de Paris, en 4243, et de Metz, en 1251, recommandent de choisir avec le plus grand soin les confesseurs destinés aux Béguines. Il était, dès lors, de notoriété publique qu'elles suivaient la direction des Frères prêcheurs, au témoignage de Richer, moine de Senones, — et le public confondait, sous la même dénomination, les filles de Sainte-Begghe avec les tertiaires de Saint-Dominique. (« Sorores de paenitentia sancti Dominici, quas etsi, vulgo Behginae dici soient », — dit Jean XXII, — ap. Mamachi [Annal, Ord. Prœd., lib. I, p. 240].) Enfin, chose remarquable, Humbert de Romans écrivit, pour elles, le Sermo ad Beghinas, qui nous est resté dans son traité De modo prompte cudendi sermones (lib. I, tract. 1 ).

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