‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des Pères (volume 3)Chapitre 6 sur 88 · Ps. CI, 4, 12 : « Mes jours se sont évanouis comme la · texte numérisé non relu

Ps. CI, 4, 12 : « Mes jours se sont évanouis comme la

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fumée; mes os se sont desséchés comme le bois que consume la flamme. — Mes jours ont fui comme l'ombre, et je me suis desséché comme l'herbe des champs. »

12. Ps. CH, 13-15 : « Car il (Dieu) sait de quel limon nous sommes formés ; — il se souvient que l'homme est poussière. — Les jours de l'homme sont comme l'herbe, il est comme la fleur des champs : — dès qu'un souffle a passé sur elle, elle se fane et tombe; le lieu qui l'a vu naître ne la reconnaît plus. »

13. Job, VIII, 9 : « Baldad de Suh dit : Nous ne sommes que d'hier au monde, et nous ne considérons pas que nos jours s'écoulent sur la terre comme l'ombre. »

14. IUd.s XIV, 1-2, 5 : « L'homme né de la femme vit trèspeu de temps ; il est rempli de beaucoup de misères. — Il est comme une fleur, qui n'est pas plus tôt éclose, qu'elle est foulée aux pieds; il fuit comme l'ombre, et il ne demeure jamais en un même état. — Les jours de l'homme sont courts ; le nombre de ses mois est entre vos mains; vous avez marqué les bornes de sa -vie, qu'il ne peut passer. »

15. I Pierre, I, 24 : « Car toute chair est comme l'herbe, et toute la gloire de l'homme est comme la fleur de l'herbe ; l'herbe sèche et la fleur tombe. »

16. Ecclésiastique, X, 11-13 : « Toute puissance subsistera peu : la maladie qui se prolonge fatigue le médecin. — Le médecin extirpe aisément un mal qui n'a pas encore pris racine. — Ainsi tel est roi aujourd'hui, qui mourra demain. — Quand on sera mort, on aura pour héritage les bêtes, les serpents et les vers. »

17. Job, XVII, 14 : « J'ai dit à la pourriture : Vous êtes mon père; et aux vers : Vous êtes ma mère et ma sœur. » ï

18. Psaume XLVI1I, 11-18 : « Les insensés et les stupides périront aussi. — Ils laisseront leurs richesses à des étrangers, et

n'auront désormais que leurs sépulcres pour demeure — Que

l'envie ne vous trouble point, lorsqu'un homme est dans l'opulence, et que la splendeur de sa maison s'accroît ; — car à la mort il n'emportera rien avec lui, et sa gloire ne le suivra pas, lorsqu'il descendra dans le tombeau. »

19. Baruch, III, 16-19 : « Où sont maintenant ces princes des nations qui dominaient sur les animaux de la terre, — qui se jouaient des oiseaux du ciel ; — qui amassaient dans leurs trésors l'or et l'argent en qui les hommes mettent leur confiance, et qu'ils désirent avec une passion sans bornes; qui faisaient

mettre l'argent en œuvre avec un art et un soin extrême, et qui en faisaient faire les plus beaux ouvrages? — Ils ont été exterminés, ils sont descendus dans les enfers, et d'autres sont venus prendre leur place. »

20. Ecclésiastique, XIA, 4-7 : « 0 mort, que ton souvenir est amer à un homme qui vit en paix au milieu de ses biens ; — à un homme qui n'a rien qui le trouble, à qui tout réussit heureusement, et qui peut encore goûter la nourriture! — 0 mort, que ta sentence est douce à un homme pauvre, à qui les forces manquent, — qui est dans la défaillance de l'âme, accablé de soins, sans espérance, et à qui la patience fait défaut! — Ne craignez point l'arrêt de la mort ; souvenez-vous de ceux qui ont été avant vous, et de ceux qui viendront après : c'est l'arrêt que le Seigneur a prononcé contre toute chair. — Que craignezvous, puisqu'il ne peut vous arriver que ce qu'il plaira au Très- Haut? Qu'un homme vive dix ans, cent ans, mille ans; — on ne compte point les années de la vie parmi les morts. »

21. Matthieu, XXV, 13 : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. »

22. M., XXIV, 42-51 : « Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure votre maître doit venir. — Or, sachez que si le père de famille savait à quelle heure le voleur devrait venir, il veillerait sans doute, et ne laisserait pas percer sa maison. — Tenez-vous donc aussi toujours prêts, parce que vous ignorez l'heure à laquelle le Fils de l'homme viendra. — Quel est, à votre avis, le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses domestiques pour leur distribuer dans le temps leur nourriture? — Heureux ce serviteur, si son maître le trouve à son arrivée agissant de la sorte. — Je vous dis en vérité, qu'il l'établira sur tous ses biens. — Mais si ce serviteur est méchant, et que disant en son cœur : Mon maître n'est pas près de venir, — il se mette à battre les autres serviteurs, à manger et à boire avec des ivrognes, — le maître de ce serviteur viendra au jour qu'il ne l'attend pas, et à l'heure qu'il ne sait pas; — et il le séparera des autres, et lui donnera pour partage d'être puni avec les hypocrites; c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

23. Marc, XIII, 33-37 : « Prenez garde; veillez et priez, parce que vous ne savez pas quand ce temps viendra. — Car il en sera comme d'un homme qui, partant pour un long voyage, quitta sa maison, marqua à ses serviteurs ce que chacun devait

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faire, et commanda au portier d'être vigilant. — Veillez donc, puisque vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra; si ce sera le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin : — de peur que vous surprenant tout d'un coup, il ne vous trouve endormis. — Au reste, ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez. »

24. Luc, XII, 35-46 : « Que vos reins soient ceints, et ayez dans vos mains des lampes allumées, — et soyez semblables à ceux qui attendent que leur maître arrive des noces, afin que , lorsqu'il sera venu, et qu'il aura frappé à la porte, ils lui ouvrent aussitôt. — Heureux ces serviteurs que le maître à son arrivée trouvera occupés à veiller : je vous dis en vérité que, s'étant ceint, il les fera mettre à table, et viendra les servir. S'il arrive à la seconde ou à la troisième veille de la nuit, et qu'il les trouve en cet état, heureux seront ces serviteurs. — Or, sachez que si le père de famille était averti de l'heure où le voleur devrait venir, il veillerait sans doute, et ne laisserait pas percer sa maison. — .Tenez-vous donc aussi toujours prêts, parce que le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous n'y penserez pas. — Alors Pierre lui dit : Est-ce à nous seuls que vous adressez cette parabole, ou à tout le monde? — Le Seigneur lui dit : Quel est, à votre avis, l'économe fidèle et prudent que le maître établira pour distribuer à chacun sa mesure de blé en son temps? — Heureux ce serviteur, que son maître à son arrivée trouvera agissant de la sorte. Je vous dis en vérité, qu'il l'établira sur tous ses biens. Mais si ce serviteur dit en lui-même : Mon maître n'est pas près de venir, et qu'il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attendra pas, et à l'heure qu'jl n'y pensera pas; il le chassera, et lui donnera pour partage d'être puni avec les serviteurs infidèles. »

25. Apocalypse, III, 3 : « Souvenez-vous donc de ce que vous avez reçu et de ce que vous avez entendu, et gardez-le, faites pénitence ; car si vous ne veillez, je viendrai à vous comme un larron; et vous ne saurez à quelle heure je viendrai. »

26. Ibid., XVI, 45 : Je viendrai bientôt comme un larron. Heureux celui qui veille, et qui garde bien ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu, et n'expose pas sa honte aux yeux de tous. »

27. Ecclésiastique, XIV, 43-17 : « Faites du bien à votre ami *vant la mort, et donnez l'aumône au pauvre selon votre pou-

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voir. — Ne vous privez pas des avantages du jour heureux, et ne laissez rien perdre du bien que Dieu vous donne. — N'est-ce pas à d'autres que vous laisserez les fruits de vos peines et de vos travaux, qu'ils partageront entre eux? Donnez, et prenez, et sanctifiez votre âme. — Faites le bien avant votre mort, puisqu'on ne trouve point de quoi réparer ses forces dans le tombeau. »

28. Ecclésiaste, IX, 10 : « Faites promptement tout ce que vous pourrez, parce qu'il n'y aura plus ni action, ni science, ni sagesse, ni raison dans le tombeau vers lequel vous vous avancez à pas de course. »

29. Ibid., XII, 1-2 : « Souvenez-vous de votre créateur pendant votre jeunesse, avant que le temps de l'affliction soit arrivé, et que vous approchiez des années dont vous direz : Ce temps me déplaît; — avant que le soleil, la lumière, la lune et les étoiles s'obscurcissent, et que les nuées retournent après la pluie, etc. »

30. Galates, VI, 9-10 : « Ne nous lassons donc point de faire le bien , puisque si nous ne perdons point courage, nous en recueillerons le fruit en son temps. — C'est pourquoi, tandis qu'il en est temps, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux qui , par la foi qu'ils professent, font une même famille avec nous. »

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