‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 102 sur 139 · Hébreux, VI, 18, 19 : « Nous avons une puissante con · texte numérisé non relu

Hébreux, VI, 18, 19 : « Nous avons une puissante con

DE l/ESPÉftANCE. 157

solation , nous qui avons mis notre refuge dans l'espérance qui nous est donnée , — et qui sert à notre âme comme d'une ancre ferme et assurée , et qui pénètre jusqu'au dedans du voile mystérieux. )>

22. Ecclésiastique, XXXIV, 15, 16 : « L'espérance de ceux qui craignent Dieu est en celui qui les sauve , etc. — Celui qui craint le Seigneur ne tremblera point ; il n'aura point de peur, parce que Dieu même est son espérance. »

23. Romains, VIII, 3b, 38, 39 : « Qui nous séparera donc de l'amour de Jésus-Christ? etc. — Car je suis assuré que ni la mort , ni la vie , ni les anges , ni les principautés , ni les puissances , ni les choses présentes , ni les futures , ni la violence , — ni tout ce qu'il y a de plus haut ou de plus profond , ni aucune autre créature ne pourra jamais nous séparer de l'amour de Dieu , en Jésus-Christ Notre-Seigneur. »

24. Psaume XXX, 2 S : « Agissez avec courage , et que votre cœur s'affermisse , vous tous qui mettez votre espérance au Seigneur. »

25. Proverbes, XXVIII, 1 : « Le méchant fuit sans être poursuivi de personne ; mais le juste est hardi comme un lion et ne craint rien. »

TÉMOIGNAGES DE LA TRADITION

S. Augustin , Enchirid., c. 8 : « Peut-on espérer autre chose que ce qu'on croit déjà ? Mais on peut croire autre chose que ce qu'on espère. Quel est en effet le fidèle qui ne croie la vérité des châtiments réservés aux impies ? et cependant il est loin de les espérer. Ainsi donc la foi s'étend au mal qu'on peut craindre , comme au bien qu'on peut espérer. Elle n'a pas non plus pour unique objet les choses à venir, mais elle a aussi pour objet les choses passées et présentes. Enfin la foi a pour objet, et ce qui concerne personnellement celui qui croit , et ce qui peut concerner tout autre que lui. Au lieu que l'espérance n'a pour objet que le bien , et le bien à venir, et le bien personnel , ou propre à celui qui en a l'espérance. Pour toutes ces raisons , on voit que la foi et l'espérance doivent être distinguées entre elles , et non pas seulement par des noms particuliers , mais par les propriétés qui les distinguent véritablement. Du reste , l'objet de l'espérance n'est pas plus une chose dont nous ayons la vision , que celui de la foi. Lorsqu'on croit qu'un bien nous arrivera , c'est qu'on l'espère. »

458 DE l'espérance.

Question II.

Quels sont les moyens d'obtenir cette vertu d'espérance?

Un premier moyen , c'est de s'adresser à Dieu par des prières ferventes et multipliées. Un second, c'est d'alimenter et d'exciter en nous cette vertu par la méditation journalière de la bonté et des bienfaits de Dieu, et particulièrement de ceux que Notre- Seigneur Jésus-Christ nous a procurés et promis dans son immense charité pour nous , quelqu'indignes que nous en fussions. A ces deux moyens il faut joindre la pureté de la conscience , qu'on s'assurera par la pratique constante des bonnes œuvres et par une patience invincible dans les adversités. Car ceux à qui manque le témoignage d'une bonne conscience, ou le ferme propos de mener une meilleure vie , ceux-là n'ont pas l'espérance à proprement parler, et doivent être taxés plutôt de présomption , ou d'une confiance tout-à-fait téméraire , quelque prétention qu'ils aient de se reposer sur les mérites de Jésus-Christ et sur la grâce de Dieu.

Espérez en Dieu , dit le prophète , et faites le bien. Soyez soumis au Seigneur, dit-il encore, et priez-le. Le Seigneur est bon, est-il dit dans un autre psaume, pour ceux qui espèrent en lui, ou pour l'âme qui le cherche. Mais cette espérance ne doit pas être absolument exempte de crainte , comme le prouvent ces autres paroles : Le Seigneur met son plaisir en ceux qui le craignent, et en ceux qui estèrent en sa miséricorde (II).

TÉMOIGNAGES DE i/ÉCRlTURE.

4. I Thessaloniciens , V, 17 : « Priez sans cesse. » 2. Luc , XI , 9 : « Demandez , et on vous donnera ; cherchez , et vous trouverez ; frappez , et on vous ouvrira. »

Qua ratione liane spem licet consequi?

Primîim hue pertinet ardens et frequens ad Deum precatio. Deinde nutrienda spes est et excitanda quotidiana meditatione bonitatis ac beneficiorum Dei, illorum pree-

tiœ testimonium aut melioris vitœ proposituin deest, hi spem, quam oportet, non adferunt, sed prœsumptionem potius, et vanam omninô fiduciam temerè jactant, quantumvis de Christi meritis Deique gratia glorientur.

Spera, inquit Prophela, in Domino, et fac bonitatem. Idemque rursus : Subditus sertim, quœ Christus Dominus pro immensa esto Domino, et ora eum. Et alius : Bonus in nos ebaritate sua prœslitit ac promisit est Dominus sperantibus in illum. Quam vel immerentibus. Demum conscienliae pu- spem ab omni timoré disjungendam non ritas conjungenda venit, eaque piis operibus , esse , satis illud ostendit : Beneplacilum est et invicta in adversis patientia semper est , Domino super timentes eum; et in eis gui comprobanda. Nam quibus bonae conscien- ! sperant super misericordia ejus.

de l'espérance. 159

3. Lrc , XVIII, 1 : « Il faut toujours prier, et ne jamais cesser de le faire. »

Page 1