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confiance que vous avez , et qui doit être suivie d'une grande récompense. — Car la patience vous est nécessaire , afin qu'en faisant la volonté de Dieu , vous puissiez obtenir les biens qui vous sont promis. »
20. I Jean , III , 2-3 : « Nous le verrons tel qu'il est. — Et quiconque a cette espérance en lui se sanctifie , comme il est saint lui-même. »
21. Colossiens, I, 22-23. — « Mais maintenant Jésus-Christ vous a réconciliés par sa mort dans son corps mortel , pour vous rendre saints , purs et irrépréhensibles devant lui , — si toutefois vous demeurez fondés et affermis dans la foi, et inébranlables dans l'espérance que vous donne l'Evangile qu'on vous a annoncé. »
22. II Pierre, I, 10. a Efforcez-vous donc de plus en plus, mes frères , d'affermir votre vocation et votre élection par la pratique des bonnes œuvres. »
23. II Pierre, II ,17-19 : Ce sont des fontaines sans eau, etc. — Car, tenant des discours d'insolence et de folie , ils amorcent par les passions de la chair et les voluptés sensuelles ceux qui , peu de temps auparavant, s'étaient séparés des personnes infectées d'erreur, — et ils leur promettent la liberté, lorsqu'eux -mêmes sont esclaves de la corruption. »
24. Ecclésiastique, V, 4-6 : « Ne dites pas : J'ai péché , et que m'en est-il arrivé de mal? car le Très-Haut est très-lent à punir les crimes. — Ne soyez point sans crainte au sujet de l'offense qui vous a été remise , et n'ajoutez pas péché sur péché. — Ne dites pas : La miséricorde du Seigneur est grande , il aura pitié de la multitude de mes péchés , etc. »
TÉMOIGNAGES DE LA TRADITION
1. S. Augustin , de doctr. christianâ, lib. III, c. 37 : « On n£ peut perdre la foi sans perdre en même temps la charité. Mais si l'on a au contraire ces deux vertus, on ne peut manquer, en faisant le bien et en se conformant en tout aux préceptes de la morale , d'avoir aussi l'espérance d'arriver un jour à la possession de ce qu'on aime. »
2. Ibidem, c. 40 : « L'Apôtre, après avoir dit : La fin des commandements c'est la charité (I Tim., I, 5), ajoute aussitôt: qui naît d'un cœur pur, parce que la chanté ne doit se porter qu'à ce qui mérite d'être aimé. Puis il ajoute : d'une bonne conscience, à cause de l'espérance qui doit s'y joindre. Car celui à qui sa conscience rend un mauvais témoignage, ne peut pas espérer
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d'obtenir dans cet état l'objet même de sa foi et de son amour. Enfin il dit : et d'une foi sincère; car si notre foi n'est pas mensongère , nous n'aimerons pas ce qui ne mérite pas d'être aimé , et nous ferons en sorte , en vivant bien , que notre espérance ne soit pas non plus trompeuse. »
3. Ibidem, lib. III , c. 10 : « L'espérance pour chacun répond à l'état de sa conscience , selon qu'il se sent lui-même avancer dans la connaissance et dans l'amour de Dieu et du prochain. »
k. Le môme, Prœf. enarrat. Ps. XXXI : « La charité même, qui est dans le cœur de celui qui fait le bien , lui donne l'espérance inséparable de la bonne conscience. Car de même que la mauvaise conscience est grosse de désespoir, de même la bonne conscience produit l'espérance. La fin des commandements, dit l'Apôtre, est la charité qui naît d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère. La bonne conscience est nommée ici à la place de l'espérance. Car quiconque a une bonne conscience , a par là même l'espérance. Celui au contraire qu'agite une conscience coupable , perd de plus en plus l'espérance , et n'attend bientôt plus que la damnation. Ayez donc une bonne conscience, si vous voulez espérer le royaume des cieux ; et pour avoir une bonne conscience , croyez et faites le bien ; car croire c'est avoir la loi , et faire le bien c'est avoir la charité. »
5. S. Grégoire-le-Grand , lib. XXXIII moralium in Job, c. 15 : « Notre Créateur est juste et bon. Mais qu'on ne dise pas : Puisqu'il est bon, j'aurai beau pécher, il me pardonnera toujours. Que personne après avoir péché ne dise non plus : Puisqu'il est juste , je désespère d'obtenir la rémission de mon péché , car Dieu pardonne le crime dont on gémit devant lui ; mais on n'en doit pas moins craindre de le commettre , puisqu'on ignore si l'on pourra le déplorer comme il faut. On doit donc avant la faute s'effrayer de la justice de Dieu , et après la faute espérer dans sa bonté ; et cependant ne pas tellement s'effrayer de sa justice , qu'on s'interdise les consolations de l'espérance , ni se confier tellement dans sa miséricorde , qu'on néglige de guérir ses propres maux spirituels par une pénitence qui y soit proportionnée : non , mais on doit se souvenir toujours que celui qui pardonne avec miséricorde , est le même que celui qui juge avec sévérité. Que notre confiance fondée sur l'espérance du pardon soit donc modérée par le frein de la crainte , afin que la perspective d'un jugement rigoureux détermine à se corriger de ses fautes celui que l'offre miséricordieuse d'un pardon gratuit invite à la confiance. »
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6. Le même , Epist. lib. VI, epist. 22 ad Gregoriam cubiculariam Augustœ : « Quant à ce que votre douceur a ajouté à la fin de sa lettre , qu'elle ne cesserait de m'importuner jusqu'à ce que je lui écrive qu'il m'a été révélé que vos péchés vous sont pardonnés ; c'est me demander une chose difficile et inutile tout à la fois. Difficile d'abord , parce que je ne mérite pas qu'il me soit fait une révélation; inutile ensuite, parce que vous ne devez être tranquille au sujet de vos péchés commis , que lorsqu' arrivée au dernier jour de votre vie , vous ne pourrez plus les pleurer davantage. Jusqu'à ce jour-là, vous devrez toujours être inquiète, toujours être alarmée au sujet de vos péchés , et vous en laver continuellement dans vos larmes. L'apôtre saint Paul avait déjà été ravi jusqu'au troisième ciel , il avait déjà été introduit dans le paradis , déjà il avait entendu des paroles mystérieuses qu'il n'est pas permis à l'homme de répéter, et cependant il tremblait encore en disant : Je traite rudement mon corps, et je le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois réprouvé moimême (I Cor., IX, 26-27). Quoi! celui qui est déjà parvenu au ciel , est toujours saisi de crainte ; et nous qui rampons toujours sur la terre , nous ne voudrions pas craindre! Considérez, ma fille, que la sécurité est la mère de la négligence. N'aspirez donc point à obtenir ici-bas cette sécurité qui vous rendrait négligente ; car il est écrit : Heureux l'homme qui est toujours dans la crainte (Prov., XXVIII, 1 4). Il est écrit encore : Servez le Seigneur dans la crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement (Ps. II, 11 ). 11 est donc nécessaire que durant cette courte vie vous soyez retenue par une crainte continuelle, pour qu'ensuite vous puissiez vous réjouir éternellement dans une sécurité que rien ne pourra troubler. »
7. S. Bernard, Serm. de festo beatœ Mariœ Magdalenœ : « Les pieds dont il est question sont la miséricorde et le jugement : baiser l'un sans l'autre, c'est ou une sécurité imprudente, ou un désespoir funeste. Quel est en effet celui qui, en ne considérant que la miséricorde de Dieu , ne s'endort pas dans le repos d'une vie pleine de tiédeur et de danger? Car, quand on se représente que le maître de lunivcrs a pris la forme d'un esclave pour le salut de ses esclaves, qu'il a passé dans cette vue sur la terre trente-trois années d'une vie laborieuse, qu'il s'est laissé saisir et garotter, percer d'une lance , attacher en croix , et qu'il a souffert tout cela pour les enfants des hommes, on est tenté de se flatter d'une espérance trompeuse , de se réjouir sans mesure de ce qu'on est l'objet d'une miséricordieuse sollicitude , on perd de vue le jugement et
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la justice de Dieu , et on se figure que des fautes punissables ne seront pas punies. C'est se tromper soi-même que de baiser ainsi le pied de la miséricorde , sans révérer en même temps celui de la justice; car alors on se persuadera qu'il suffit d'avoir la foi pour être par cela seul assuré de son salut. On ne doit pas non plus s'attacher avec excès à révérer le pied de la justice , de peur que la sévérité du juge n'ôte la vue de la bonté du père. »
Question III.
Quels sont les biens qui sont l'objet de l'espérance chrétienne?
Ces biens sont avant tout ceux du royaume céleste , qui rendent les hommes bienheureux et exempts de toute misère. Ce sont ensuite tous ceux qui nous apportent quelque avantage morne ici-bas , et qu'il nous est permis pour cette raison de désirer et de demander à Dieu. Les uns et les autres nous sont particulièrement marqués dans l'oraison dominicale , prière que Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a apprise de sa propre bouche , et qu'il a recommandée avec une admirable sagesse à tous ceux qui désirent exprimer à Dieu leurs vœux et leur espérance (III).
TÉMOIGNAGES DE L' ÉCRITURE
1. Tite, II, 13 : a Attendant toujours la béatitude proposée à notre espérance , et l'avènement glorieux du grand Dieu. »
2. Tite, III, 7 : « Afin qu'étant justifiés par sa grâce, nous devinssions les héritiers de la vie éternelle. »
3. Hébreux, IV, 16 : « Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de sa grâce , afin d'y recevoir miséricorde , et d'y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins. »
4. Matthieu , VI , 9 , 11 : « Voici donc comme vous prierez : Notre Père qui êtes aux cieux, etc. Donnez-nous aujourd'hui notre pain qui est au-dessus de toute substance. »
5. Luc , XI, 1-4 : « Un jour qu'il était en prière en un certain lieu, après qu'il eut cessé de prier, un de ses disciples lui dit : Seigneur, apprenez-nous à prier comme Jean l'a appris à ses
Quœ bona sub spcm cadunî, et chrisliano speranda sunt ?
Prœcipuè quidem bona illa regni cœlestis, quœ homines béant, nec sinunt ulla ex parte miseros esse. Tuta illa demum, quœ*
cumque mortalibus in bac vita condueibilia rectè à Deo desiderantur atque pctiintiir, in bonis sperandis et exspectandis dcbent haberi. Ea verô prœcipuè rchicent in donii* nica oratione, utpotequain Christus Dominus ore sacro prodidit, et admirabili sapientia praescripsit omnibus, qui spem suam ae vota oratioiiQ cupiunt Deo explicare*
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disciples. — Et il leur dit : Lorsque vous prierez , dites : Notre Père , que votre nom soit sanctifie. Que votre règne arrive. — Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien. — Et remettez-nous nos offenses , puisque nous remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent. Et ne nous abandonnez point à la tentation. »
TÉMOIGNAGES DE LA TRADITION
S. Augustin, Enchirid. ad Laurent., c. 414 : « De toutes les choses qui sont l'objet de notre foi , celles-là seulement appartiennent à l'espérance , qui sont renfermées dans l'oraison dominicale. Car, ainsi que le témoignent les oracles divins , maudit est celui qui met son espérance dans l'homme ; et par conséquent quiconque met son espérance en soi-même , est sujet à la même moiédiction. Ainsi c'est à Dieu seul que nous devons demander, et le bien que nous avons l'espérance de faire , et celui que nous avons l'espérance d'obtenir. »