‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 123 sur 139 · Luc, X. Voir le texte dans le corps de la réponse · texte numérisé non relu

Luc, X. Voir le texte dans le corps de la réponse

14. Romains, II, 13 : « Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui gardent la loi seront seuls justifiés. »

15. Romains, XIII, 8-10 : « Acquittez -vous envers tous de tout ce que vous leur devez , ne restant à devoir à personne que l'amour qu'on se doit les uns aux autres; car celui qui aime son prochain, a par là -même accompli la loi. — En effet, ces commandements de Dieu : vous ne commettrez point d'aldultère; vous ne tuerez point; vous ne déroberez point; vous ne porterez point de faux témoignages ; vous ne désirerez pas le bien de votre prochain, et s'il y en a encore quelque autre semblable, tous sont compris en abrégé dans cette parole : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. — L'amour qu'on a pour son prochain ne souffre point qu'on lui fasse aucun mal , et ainsi l'amour est l'accomplissement de la loi. »

16. Ibidem, VII, 7, 12 : « Que dirons-nous donc? La loi est-elle un péché? Dieu nous garde d'une telle pensée! Mais je n'ai connu le péché que par la loi; car je n'aurais point connu la concupiscence, si la loi n'avait dit : Vous n'aurez point de mauvais désirs, etc. — Ainsi la loi est vraiment sainte, et le commandement est saint, juste et bon, etc. »

17. Galates, V, 13-14 : « Vous êtes appelés à un état de liberté; prenez garde seulement que cette liberté ne vous serve

Jd' occasion pour vivre selon la chair; mais déférez les uns aux [autres par l'effet d'une charité spirituelle; — car toute la loi est

renfermée dans ce seul précepte : Vous aimerez votre prochain

comme vous-même. »

18. Jacques, II, 8-12 : « Si néanmoins vous accomplissez ' cette loi royale de l'Ecriture : Vous aimerez votre prochain

comme vous-même, vous faites bien. — Mais si vous avez égard à la condition des personnes , vous commettez un péché , et vous êtes condamnés par la loi comme en étant les violateurs. — Car quiconque ayant gardé toute la loi, la viole en un seul point, est coupable comme l'ayant toute violée ; — puisque celui qui a dit : Ne commettez point d'adultère, a dit aussi : Ne tuez point. Si vous tuez, quoique vous ne commettiez point d'adultères , vous êtes

violateurs de la loi. — Réglez donc vos paroles et vos „ actions, comme devant être jugées par la loi de liberté. »

40. Ibidem, I, 25 : « Celui qui considère exactement la loi parfaite, qui est la loi de liberté, et qui s'y attache, ne l'écoutant pas seulement pour l'oublier aussitôt, mais faisant ce qu'il écoute, trouvera son bonheur dans son action. »

20. Ibidem,, IV, il, 12 : « Celui qui parle contre son frère ou qui juge son frère, parle contre la loi et juge la loi : Si vous jugez la loi, vous n'en êtes plus observateur, mais vous vous en faites juge. — Car il n'y a qu'un législateur et qu'un juge, qui peut sauver et qui peut perdre. »

21. I Timothêe, I, 5-8 : a Car la fin des commandements est la charité, qui naît d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère , — dont quelques-uns se sont détournés , et par là-même ils se sont égarés en de vains discours, — voulant être les docteurs de la loi , et ne sachant ni ce qu'ils disent ni ce qu'ils affirment. — Or, nous savons que la loi est bonne, si on en use selon l'esprit de la loi même. »

22. Lévitique, XXVI, I : « Vous ne vous ferez point d'idoles ni d'images taillées ; vous ne dresserez point de colonnes ni de monuments, et vous n'érigerez point dans votre terre des pierres monumentales pour les adorer. »

23. Deutêronome, V, 20-21 : « Vous ne porterez point de faux témoignages contre votre prochain. — Vous ne désirerez point la femme de votre prochain, ni sa maison, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune autre chose qui lui appartienne. »

1. Le concile de Trente, session VI, canon 19 : « Si quelqu'un dit que dans l'Evangile il n'y a que la foi qui soit de précepte , que tout le reste est indifférent , ou n'est ni commandé ni défendu , mais est laissé à la liberté de chacun , ou que les dix commandements ne regardent en rien les chrétiens, qu'il soit anathème. »

2. Le même concile, ibidem, canon 20 : a Si quelqu'un dit qu'un homme justifié et parvenu à un certain degré de perfection , n'est pas tenu à observer les commandements de Dieu , mais simplement à les croire, comme si tout l'Evangile se réduisait à la simple et nue promesse de la vie éternelle, sans qu'il soit nécessaire pour l'obtenir d'observer les commandements, qu'il soit anathème. »

3. Ibidem , canon 21 : « Si quelqu'un dit que Jésus-Christ n'a été donné de Dieu aux hommes que comme le rédempteur en qui ils doivent mettre leur confiance , et non aussi comme le législateur à qui ils doivent obéir, qu'il soit anathème. »

Question VI.

Que signifie ce préambule , Je suis le Seigneur votre Dieu ?

Dieu dans son décalogue commence par rappeler ce qu'il est, et quelle est aussi la souveraineté de son domaine , afin d'imprimer aux hommes plus de respect pour ses lois, et à ses lois elles-mêmes plus d'autorité. Car telle est l'importance des commandements qu'il va faire, qu'il veut que nous y voyions clairement eomme dans un miroir l'expression de ses volontés à notre égard et la règle certaine de toutes nos actions , afin que , connaissant une fois cette loi sainte, nous puissions, aidés delà grâce de Jésus-Christ, l'observer exactement, pour peu que nous ayons à cœur notre salut.

Aussi ce divin législateur ne se borne-t-il pas à nous intimer ses préceptes ; mais il nous offre encore son secours pour que nous puissions les accomplir, et nous promet ses bénédictions si nous sommes fidèles à les observer. Je mettrai, a-t-il dit par son prophète , mon esprit au milieu de vous , et je ferai en sorte que vous marchiez dans la voie de mes préceptes, que vous gardiez mes ordonnances et que vous les mettiez en pratique.

C'est pourquoi Jésus-Christ , après nous avoir fait le commandement que voici : Prenez mon joug sur vos épaules , nous a ôté tout prétexte d'en alléguer la difficulté , par ces autres paroles qu'il a ajoutées : Car mon joug est douce et mon fardeau léger, pourvu sans doute que , pénétrés de l'esprit de sa grâce , nous nous conduisions suivant les lois d'une charité sincère ( VI ) .

Quid sibi vult hoc exordium:

Ego sum Dominus Deus tuus ?

Decalogum exorditur Deus à notitia sui, et ab insinuatione majestatis suae, ut cognitum legislatorem magis.revereamur, ejusque propositis mandatis major apud omnes authoritas constet. Nempe tam seriô nobiscum agitur, ut si unquam salvi esse velimus,hîc velut in clarissimo speculo divins majestatis voluntatem , omnemque rectè vivendi rationem certô contemplemur,

agnitamque legem illam sanctissimam, adjuvante Christi spiritu , accurate servemus.

Nec enim praecipit soliim, sed benedictionem quoque promittit, et opem tribuit noster legislator. Spiritum meum, inquit, ponam in medio vestrî, et faciam, ut in prœceptis meis ambulelis, etjudicia mea custodiatis et operemini.

Quare ciim Christus etiam praecepisset, Toltite jugum meum super vos , ne quis causaretur diflicultatem , adjecit : Jugum enim meum suave est, et omis meum levé; iis videlicet, qui gratiœ spiritu imbuti, in charitate non licla ambulant.

268 DU OÊCAL0GUE.

TÉMOIGNAGES DE L'ÉCRITURE

1. Deutêronome , VI, 1-4, 24-25 : « Or, voici les préceptes, les cérémonies et les ordonnances que le Seigneur votre Dieu m'a commandé de vous enseigner, afin que vous les observiez dans le pays dont vous allez vous mettre en possession ; — afin que vous craigniez le Seigneur votre Dieu , et que tous les jours de votre vie vous gardiez tous ses commandements et ses préceptes, que je vous donne à vous , à vos enfants et aux enfants de vos enfants, et que vous viviez longtemps. — Ecoutez, Israël, et ayez grand soin de faire ce que le Seigneur vous a commandé , afin que vous soyez heureux et que vous vous multipliiez de plus en plus, selon la promesse que le Seigneur, Dieu de vos pères, vous a faite de vous donner une terre où couleraient des ruisseaux de lait et de miel. — Ecoutez, Israël, le Seigneur votre Dieu est le seul et unique Seigneur, etc. — Et le Seigneur nous a commandé ensuite d'observer toutes ses lois , et de craindre le Seigneur notre Dieu, afin que nous soyons heureux tous les jours de notre vie , comme nous le sommes aujourd'hui. — Car le Seigneur notre Dieu nous fera miséricorde , si nous observons et pratiquons devant lui tous ses préceptes , selon qu'il nous l'a commandé. »

2. Ibidem, IV, 23-24, 59-40: « Prenez garde d'oublier jamais l'alliance que le Seigneur votre Dieu a faite avec vous , et de vous faire des images sculptées d'aucune des choses dont le Seigneur a défendu d'en faire ; — parce que le Seigneur votre Dieu est un feu dévorant et un Dieu jaloux. — Reconnaissez donc en ce jour, et que cette pensée soit toujours gravée dans votre cœur, que le Seigneur est le Dieu qui règne depuis le haut du ciel jusqu'au plus profond de la terre, et qu'il n'y en a point d'autre. Gardez ses préceptes et ses commandements que je vous prescris aujourd'hui , afin que vous soyez heureux , vous et vos enfants après vous , et que vous demeuriez longtemps sur la terre que le Seigneur votre Dieu doit vous donner. »

3. Deutêronome, X, 16-21 : « Ayez donc soin de circoncire votre cœur, et ne vous endurcissez pas davantage , — parce que le Seigneur votre Dieu est lui-même le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs , le Dieu grand , puissant et terrible , qui n'a point égard à la qualité des personnes , qu'on ne gagne point par des présents; — qui fait justice à l'orphelin et à la veuve, qui aime l'étranger, et qui lui donne de quoi vivre et de quoi se vêtir. — Aimez donc aussi les étrangers , parce que vous l'avez,

fcU DECALOGUE. 269

été vous-mêmes dans l'Egypte. — Vous craindrez le Seigneur votre Dieu , et vous ne servirez que lui seul ; vous lui demeurerez attachés , et vous ne jurerez que par son nom. C'est lui-même qui est votre gloire et votre Dieu ; c'est lui qui a l'ait en votre faveur ces merveilles si grandes et si terribles dont vos yeux ont été témoins. »

4. MalacMe, l3 5, 6, 14 : « Que le Seigneur soit glorifié dans toute l'étendue de la terre d'Israël. — Le fils honore son père, et le serviteur révère son seigneur ; si donc je suis votre père , où est l'honneur que vous me rendez? Et si je suis votre seigneur, où est la crainte que vous me devez, dit le Seigneur des armées? — C'est moi qui suis le grand roi , dit le Seigneur des armées , et mon nom est révéré avec une sainte frayeur parmi les nations. »

5. Jérémie, XXXII, 17-19 : « Rien ne peut vous être difficile. — C'est vous qui faites miséricorde de mille en mille générations , et qui faites payer aux enfants la peine de l'iniquité de leurs pères. C'est vous qui êtes le fort, le grand et le puissant. Le Seigneur des armées est votre nom. — Vous êtes grand dans vos conseils, et incompréhensible dans vos pensées. Vos yeux sont ouverts sur toutes les voies des enfants d'Adam, pour rendre à chacun selon ses œuvres et selon le fruit de ses pensées. »

6. Psaume XLVI, 2 : a Le Seigneur est le Très-Haut, le Dieu redoutable , le roi suprême de toute la terre. »

7. Matthieu, V, 17-24, 27-28, 31-54, 58-40, 45-48 : « Ne pensez pas que je sois venu pour détruire la loi et les prophètes ; je ne suis pas venu les détruire, mais les accomplir. — Car, je vous le dis en vérité , le ciel et la terre ne passeront point , que tout ce qui est dans la loi ne soit accompli parfaitement , jusqu'à un seul iota et à un seul point. — Celui donc qui violera un de ces moindres commandements , et qui enseignera ainsi les hommes, sera regardé comme le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui enseignera et observera la loi, sera appelé grand dans le royaume des cieux. — Car je vous déclare que si votre justice n'est pas plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. — Vous a\ez appris qu'il a été dit aux anciens : Vous ne tuerez point ; et quiconque tuera, méritera d'être condamné par le jugement. — Mais moi, je vous dis que quiconque se mettra en colère contre son frère, méritera d'être condamné par le jugement; que celui qui dira à son frère : Raca , méritera d'être condamné par

270 DU DÉCÀLOGUE.

le conseil ; et que celui qui lui dira : Vous êtes un fou , méritera d'être condamné au feu de l'enfer. — Si donc vous présentez votre offrande à l'autel , et que là vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous , — laissez là votre offrande devant l'autel , et allez auparavant vous réconcilier avec votre frère, et alors venez présenter votre offrande. — Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Vous ne commettrez point d'adultères.— Mais moi, je vous dis que quiconque regardera une femme avec un mauvais désir, a déjà commis l'adultère dans son cœur.

— Il a été dit encore : Quiconque veut renvoyer sa femme , qu'il lui donne un acte de divorce. — Et moi, je vous dis, que quiconque renvoie sa femme , etc. — Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Vous ne vous parjurerez point , mais vous vous acquitterez envers le Seigneur des serments que vous aurez faits. — Et moi, je vous dis de ne pas jurer du tout , ni par le ciel, parce que, etc., — Vous savez qu'il a été dit : OEil pour œil, et dent pour dent. — Et moi, je vous dis de ne pas résister à celui qui vous maltraite ; au contraire, si quelqu'un vous frappe sur la joue droite , présentez-lui encore l'autre. — Si quelqu'un veut plaider contre vous pour prendre votre robe , abandonnez-lui encore votre manteau. — Vous avez appris qu'il a été dit : Vous aimerez votre prochain, et vous haïrez votre ennemi. — Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis , faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient ; — afin que vous soyez les enfants de votre Dieu qui est dans le ciel , qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants , et qui fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. — Car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous à attendre? Les publicains ne le font-ils pas aussi? — Et si vous ne saluez que vos frères, que faites- vous en cela de plus que les autres? Les païens ne le font-ils pas aussi?

— Soyez donc , vous autres , parfaits , comme votre Père céleste est parfait. »

8. Matthieu , XIX , 47 : « Si vous voulez entrer dans la vie, gardez les commandements. »

9. Ibidem, XXVIII, 49-20 : « Allez donc, et instruisez tous les peuples , les baptisant au nom du Père , et du Fils , et du Saint-Esprit , — et leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé. »

40. Hébreux, V, 9 : « Et son œuvre étant consommée, il est devenu l'auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. »

DU DÉCALOGIE. 27 J

II. Psaume CXVIII, 7, 4, 21 : « Heureux ceux qui sont irré-. prochables dans leurs voies, et qui suivent sans s'en écarter la loi du Seigneur. — Vous avez ordonné que vos commandements soient gardés très-exactement. — Malheur à ceux qui s'écartent de vos préceptes. »

12.1 Jean , III , 23-24 : « Et le commandement qu'il nous a fait , est de croire au nom de son Fils Jésus-Christ , et de nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. — Or, celui qui garde les commandements de Dieu, demeure en Dieu, et Dieu en lui : et c'est par l'esprit qu'il nous a donné que nous connaissons qu'il demeure en nous. »

13. Romains, VIII, 26 : « L'esprit de Dieu aide notre faiblesse. »

14. Jean, 1 , 16, 17 : « Nous avons tout reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce. — Car la loi a été donnée par Moïse ; mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. »

15. PhilippienS; IV, 13 : a Je puis tout en celui qui me fortifie. )>

16. Psaume LXXXIII, 8 : a Car le législateur les comblera de bénédictions, et des forces toujours nouvelles les soutiendront dans leur carrière. »

17. Deutéronome , XXVIII, 1-14 : « Si vous écoutez la voix du Seigneur votre Dieu , en gardant et en observant toutes ses ordonnances telles que je vous les prescris aujourd'hui, le Seigneur votre Dieu vous élèvera au-dessus de toutes les nations qui sont sur la terre. — Toutes ces bénédictions se répandront sur vous, et vous en serez comblés, pourvu néanmoins que vous obéissiez à ses préceptes. — Vous serez bénis dans la ville , vous serez bénis dans les champs. — Le fruit de votre ventre, le fruit de votre terre et le fruit de vos bestiaux sera béni; vos troupeaux de bœufs et vos troupeaux de brebis seront bénis. — Vos greniers seront bénis, et les fruits que vous mettrez en réserve participeront à la même bénédiction. — Au commencement et à la fin vous serez bénis. — Le Seigneur fera que les ennemis qui s'élèveront contre vous tomberont devant vos yeux. Us viendront vous attaquer par un chemin , et ils s'enfuiront devant vous par sept autres. — Le Seigneur répandra sa bénédiction sur vos celliers et sur tous les travaux de vos mains ; et il vous bénira dans le pays que vous aurez reçu de lui. — Le Seigneur se suscitera et se formera en vous un peuple saint , ainsi qu'il vous l'a juré , pourvu que voua observiez les commandements du Seigneur votre Dieu , et que vous marchiez dans ses voies. — Tous les peuples de la terre ver-

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ront que vous portez véritablement le nom de peuple de Dieu , et ils vous craindront. — Le Seigneur vous donnera en abondance toutes sortes de biens , et multipliera vos familles , vos bestiaux , et les fruits de cette terre , qu'il a promis et juré à vos pères de vous donner. — Le Seigneur ouvrira le ciel , comme un riche trésor , pour répandre sur votre terre la pluie en son temps , et il bénira tous les travaux de vos mains. Vous prêterez à plusieurs peuples, et vous n'emprunterez de personne. — Le Seigneur vous mettra à la tête des peuples , et non à leur suite ; et vous serez toujours au-dessus, bien loin d'être au-dessous, pourvu que vous écoutiez les ordonnances du Seigneur votre Dieu, telles que je vous les prescris aujourd'hui, que vous les gardiez et que vous les pratiquiez, — sans vous en détourner ni à droite ni à gauche, et que vous ne suiviez ni n'adoriez les dieux étrangers. »

18. Ezéchiel, XXXVI , 26-50 : « Je vous donnerai un cœur nouveau , et je mettrai un esprit nouveau au milieu de vous ; j'ôterai de votre chair ce cœur de pierre , et je vous donnerai un cœur de chair. — Je mettrai mon esprit au milieu de vous , etc. — Vous habiterez dans la terre que j'ai donnée à vos pères; vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. — Je vous délivrerai de toutes vos souillures , j'appellerai le froment, et je le multiplierai ; et je ne vous affligerai plus par la famine. — Je multiplierai les fruits des arbres et les semences des champs , afin qu'à l'avenir vous ne subissiez plus l'opprobre de la famine devant les nations. »

19. Ibidem* XI, 19-20 : « Je leur donnerai à tous un même cœur, et je répandrai dans leurs entrailles un esprit nouveau ; j'ôterai de leur chair leur cœur de pierre , et je leur donnerai un cœur de chair, — afin qu'ils marchent dans la voie de mes préceptes, qu'ils gardent les commandements que je leur ai donnés, qu'ils soient mon peuple et que je sois leur Dieu. »

20. Matthieu, XI, 28-30 : « Venez à moi , vous. tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés , et je vous soulagerai. — Prenez mon joug sur vous , et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. — Car mon joug est doux, et mon fardeau est léger. »

21. I Jean, V, 2-3 : « Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu quand nous aimons Dieu, et que nous gardons ses commandements ; — parce que l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas pénibles. »

DU DÊCALOGUE. 273

TÉMOIGNAGES DE LA TRADITION

4. S. Augustin, Quœst. CXL saper Exodum : « Malgré tant de prescriptions que Dieu fit à Moïse , il se contenta de lui donner sa loi sur deux tables de pierre, appelées tables du témoignage, et qui devaient être placées dans l'arche. C'est qu'effectivement tous les autres commandements de Dieu sont la conséquence de ces dix préceptes qui furent décrits sur les deux tables , comme il sera facile de s'en convaincre, si on les examine de près et qu'on les entende comme il faut; comme ces dix commandements euxmêmes sont autant d'applications du double précepte de l'amour de Dieu et de celui du prochain , qui renferment à eux seuls toute la loi et les prophètes. »

2. Le concile de Trente, sess. VI, c. 41 : a Or, personne, quelque justifié qu'il puisse être, ne doit se croire exempt de l'obligation d'observer les commandements de Dieu , ni avancer cette parole téméraire et interdite par les Pères sous peine d'anathème, qu'il y a des commandements de Dieu dont l'observation est impossible à un homme justifié; car Dieu ne commande rien d'impossible ; mais en commandant il avertit , et de faire ce que l'on peut, et de demander ce qu'on ne peut pas faire, et il aide afin qu'on le puisse. Ses commandements ne sont pas trop à charge ; son joug est doux et son fardeau léger (I Joan. , V, 3 ; Matth. , XI, 30) ; car ceux qui sont enfants de Dieu aiment Jésus-Christ , et ceux qui l'aiment gardent sa parole , comme il le témoigne lui-même , et cela n'est pas au-dessus de leurs forces avec le secours de Dieu. Car quoique, dans cette vie mortelle , les plus saints et les plus justes ne laissent pas de tomber quelquefois dans des fautes du moins légères et journalières, qu'on appelle aussi péchés véniels, ils ne cessent pourtant pas pour cela d'être justes; de sorte que, lorsqu'ils disent à Dieu (Matth., 6) : Seigneur, pardonnez-nous nos offenses, cette parole, dans leur bouche , est humble et véritable tout ensemble. En effet, les justes doivent sentir et reconnaître qu'ils sont d'autant plus obligés de marcher dans les voies de la justice, qu'étant déjà affranchis du péché et devenus serviteurs de Dieu, ils se trouvent en état, s'ils vivent selon les lois de la tempérance, de la justice et de la piété , d'avancer dans la grâce par ce même Jésus-Christ, par lequel ils y ont été initiés; car Dieu n'abandonne point ceux qui sont une fois justifiés par sa grâce, s'ils ne l'abandonnent eux-mêmes les premiers. Personne donc ne doit se flatter soi-même pour le seul mérite qu'il aurait i. 18

274 DU DÊCALOGUE.

d'avoir la foi , comme si par la foi seule il était établi héritier, et devait avoir part à l'héritage , quand même il ne souffrirait point avec Jésus-Christ, pour être un jour glorifié avec lui. Car, comme dit l'Apôtre (Hebr., VI , 8) : Jésus-Christ lui-même, quoiqu'il fût le Fils de Dieu, a appris l'obéissance par toutes les souffrances qu'il a endurées; et, parvenu ainsi au comble de sa gloire, il est devenu le principe du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent à leur tour. C'est pourquoi le même apôtre, parlant à ceux qu'il suppose justifiés, leur dit (/ Corinth., IX, 24) : Ne savez-vous pas que, quand on court dans la lice, tous courent à la vérité, mais qu'un seul remporte le prix. Courez donc de manière à le remporter vousmêmes. Pour moi, je cours, et non au hasard; mais je châtie mon corps et je le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé. Saint Pierre, le prince des apôtres, dit aussi (II Pétri, I, 40)': Travaillez à assurer par vos bonnes œuvres votre vocation et votre élection ; car, en agissant de la sorte , vous ne pécherez jamais. Ce qui fait voir que ceux-là contredisent la doctrine orthodoxe , qui soutiennent que le juste , dans toute bonne œuvre qu'il fait, pèche au moins véniellement ; ou, ce qui est encore plus intolérable , qu'il mérite les peines éternelles ; et il en est de même de ceux qui disent que les justes pèchent dans toutes leurs actions, si, outre l'intérêt de la gloire de Dieu, qu'ils ont principalement en vue en les faisant , ils jettent aussi les yeux sur la récompense éternelle , pour exciter leur langueur et pour s'encourager eux-mêmes à courir dans la carrière, puisqu'il est écrit (Psal. CXVIII, 112) : J'ai incliné mon cœur vers l'accomplissement de vos commandements à cause de la récompense; et que l'Apôtre dit de Moïse (Hebr., XI, 26) : Qu'il envisageait la récompense. »

3. Le même concile , même session , canon 18 : « Si quelqu'un dit que les commandements de Dieu sont impossibles à garder , même à un homme justifié et en état de grâce : qu'il soit anathème. »

4. S. Chrysostôme, lib. I de compunctione cor dis : a Ce que Jésus-Christ nous ordonne est facile à exécuter ; lui-même l'atteste par ces paroles : Portez mon joug , car mon joug est doux et mon fardeau est léger. » Mais, par un effet de notre incroyable lâcheté, le fardeau le plus léger nous paraît au-dessus de nos forces. Sans doute le moindre mouvement est tout un travail pour qui passe ses jours dans une oisiveté léthargique ; mais tout est facile au contraire à ceux dont l'esprit est actif et vigilant , et les entreprises les plus hasardeuses leur coûtent moins que ne coûterait le

DU DÉCALOGUË. 275

plus petit effort aux esprits paresseux et endormis. Il n'est rien de facile que notre lâcheté ne puisse rendre pénible et douloureux; de même qu'il n'est rien de pénible , rien de douloureux , que le zèle et le dévouement ne puissent rendre facile et doux. Eh ! qu'y a-t-il de plus insupportable que d'être exposé à des périls continuels , que de voir sans cesse sa vie en danger? Eh bien ! saint Paul trouvait tout cela facile à supporter : « Les peines légères et momentanées de cette me, dit-il , nous vaudront une gloire immense, dans V éternité (II Cor., IV, 17). » Ce n'est pas que les afflictions de cette vie ne soient douloureuses de leur nature; mais l'espérance des biens futurs les rend faciles à endurer. Enfin, l'Apôtre lui-même prend soin de nous dire aussitôt ce qui doit nous faire paraître léger tout ce que les souffrances de la vie présente ont de plus insupportable ou de plus pénible. C'est, ajoute-t-il, que nous n'avons qu'à tourner nos pensées vers les choses invisibles , au lieu de les arrêter sur les choses visibles; parce que les choses visibles ne durent qu'un temps, au lieu que les invisibles dureront toute l'éternité (I). »

5. S. Basile, in regulis brevioribus sive concisiùs disputatis, interrcgatione 176, traitant de l'amour des ennemis, dit ces paroles : « Dieu , qui est juste autant que bon , ne nous aurait pas fait de tels commandements , s'il ne nous avait accordé en même temps la faculté de les accomplir. »

6. S. Augustin, lib. de naturâ et gratiâ, c. 43 : « Ainsi donc Dieu ne nous commande point l'impossible ; mais il nous avertit en nous intimant ses commandements , et de faire ce que nous pouvons , et de demander ce que nous ne pouvons pas par nousmêmes. »

7. Ibidem, c. 69 : « Tous les commandements que Dieu nous a faits tourneront à notre avantage , si nous nous portons comme il faut à les observer. Car, par là-même que nous devons croire fermement que Dieu qui est juste et bon n'a pas pu nous commander des choses impossibles, nous sommes suffisamment avertis, et de ce qu'il y a à faire pour nous dans les choses faciles , et de ce qu'il y a pour nous à demander dans les choses difficiles. Tout en effet devient facile à l'amour , pour lequel seul le fardeau de Jésus-Christ est léger , ou qui est lui-même le seul fardeau , tout léger qu'il est , qu'il nous impose ; selon ce qui est écrit , que ses

(1) Cf. S. Joanms Chrysostomi Opéra omnia, tom. i, pag. 131, édition

4e Montfaucou; pag. 101-102, édit, de Gaume.

276 DU DÉCALCGUE.

commandements ne sont point lourds à porter (I Joan., V, 3), afin que celui qui les trouverait lourds , considérant que l'écrivain sacré n'a pu tenir ce langage , qu'eu égard à l'amour qui les allège , se porte à demander ce qui lui manque pour pouvoir accomplir ce qui lui est ordonné. Et ce que Dieu dit à Israël dans le Deutéronome (XXX , 14) ne signifie pas autre chose que cela , si l'on donne à ces paroles un sens religieux et spirituel ; car, après avoir rapporté (Rom., X, 8) ce témoignage : La parole qui vous est annoncée n'est point éloignée de vous, elle est dans votre bouche et dans votre cœur (et dans vos mains , comme le porte aussi le texte du Deutéronome selon les Septante , et par ces mains il faut entendre encore dans un sens spirituel celles du cœur) , saint Paul ajoute : Cette parole, c'est celle de la foi. que nous vous prêchons. Que chacun donc , ainsi qu'il est ici ordonné , se convertisse au Seigneur son Dieu de tout son cœur et de toute son âme , et les commandements de Dieu n'auront plus rien de lourd ou de pénible. Car , comment trouver pénibles des commandements qui se réduisent à celui de l'amour ? Ou bien donc vous n'aimez pas , et c'est pour cela que ces commandements vous paraissent pénibles, ou bien vous aimez, et dès lors il est impossible qu'ils le soient pour vous. »

8. Le même , serm. 61 de tempore : « Vous direz peut-être : Je ne saurais du tout aimer mes ennemis. Mais dans toutes ses Ecritures , Dieu nous dit au contraire que vous le pouvez. Vous dites, vous , que vous ne le pouvez pas. Considérez maintenant qui de vous ou de Dieu je dois croire sur ce point. Et comme la vérité ne peut pas mentir, c'est à la fragilité humaine à laisser là toutes ses vaines excuses , un Dieu juste n'ayant pu rien commander d'impossible, un Dieu bon ne pouvant non plus damner sa créature pour un mal qu'il aurait été impossible à celle-ci d'éviter. »

9. Le même, serm. 191 de tempore : <c Voici quelle est la foi de nos pères : Nous croyons en Dieu Père tout-puissant, etc. Nous détestons aussi le blasphème de ceux qui disent qu'il y a des commandements de Dieu qu'il est impossible à l'homme d'observer, ou que ces mêmes commandements sont possibles à observer à tous les hommes en général , et non à chaque homme en particulier. »

10. S. Jérôme, Explanat. symboli ad Damasum : « Nous détestons aussi le blasphème , etc., comme dans le passage de saint Augustin cité tout à l'heure.

DU DÈCÀLOGUE.

Question VII.

Qu'esfe-ce que contient le premier commandement?

Ce commandement défend et condamne l'idolâtrie , les observances superstitieuses , et les pratiques de la magie ou de l'art divinatoire.

Il nous prescrit en outre de ne prendre pour Dieu aucune créature, quelque excellente qu'elle puisse être, mais de croire et de confesser qu'il n'y a qu'un Dieu véritable , immense et éternel, et de lui offrir à lui seul des sacrifices , et ce culte suprême et tout particulier que nous appelons d'un mot grec culte de latrie.

Ainsi donc nous devons honorer par-dessus tout , invoquer et adorer cet unique Dieu, notre vrai et souverain bien, notre créateur , notre rédempteur , notre sauveur , seul auteur de la grâce et de la gloire, dont la bonté est infinie comme la puissance, et qui est béni par-dessus tout et dans les siècles des siècles (VII).

TÉMOIGNAGES DE L'ÉCRITURE

1. Deutéronome , XII, 2-3 : « Renversez tous les lieux où les nations dont vous posséderez la terre ont adoré leurs dieux, sur les hautes montagnes , et sur les collines , et sous tous les arbres à épais feuillage. — Détruisez leurs autels, brisez leurs statues, brûlez leurs bois , réduisez en poudre leurs idoles , et effacez de tous ces lieux la mémoire de leur nom. »

2. Ibidem, IV, 12 , 45 , 49 : « Le Seigneur vous a parlé du milieu du feu , vous avez entendu la voix qui proférait ses paroles ; mais vous n'avez vu aucune forme sensible. — Gardez donc soigneusement vos âmes ; car vous n'avez vu ni figure , ni image matérielle le jour où le Seigneur vous a parlé sur le mont Horeb du milieu du feu; — de peur qu'étant séduits vous ne fassiez quelque image sculptée d'homme ou de femme ; — ou de quel-

vu.

Qutd complcctitur in se primum prseceptum?

Prohibet ac damnât idololatriam, observations superstitiosas, usum etiam artis magicae vel divinatoriae.

Docet etiam atque exigit, ut nullam prorsus creaturam, quantumvis excellentem, pro Deo habeamus, sed solum unum verum,

œternum, immensumque Deum credamus et confiteamur, eique uni sacrificium et singularem summumque cultum, quem graeci Xarpetav appellant, exhibeamus.

Hoc fit, ut super omnia colamus, invocemus, adoremus summum illud aeternumque bonum, optimum , maximum Creatorem, Redemptorem, Salvatorem, unum, immortalem Deum , qui est super omnia benedictus, omnis gratiœ et glori» largitorem.

278 DU DÈC\LOGUE.

qu'une des bêtes qui sont sur la terre , ou des oiseaux qui volent dans l'air, ou des reptiles qui se roulent sur la poussière , ou des poissons qui se meuvent dans les eaux , — ou qu'élevant vos yeux vers le ciel, et y voyant le soleil, la lune et tous les astres, vous ne tombiez dans l'illusion et dans l'erreur, et que vous ne rendiez un culte d'adoration à des créatures que le Seigneur votre Dieu a faites pour le service de toutes les nations qui sont sous le ciel. »

3. Deutéronome, XVIII, 9-14 : « Lorsque vous serez entrés dans le pays que le Seigneur vous donnera, prenez bien garde de vous porter à imiter les abominations de ces peuples ; — et qu'il ne se trouve personne parmi vous qui prétende purifier son fils ou sa fille en les faisant passer par le feu , ou qui consulte les devins , ou qui observe les songes et les augures , ou qui use de maléfices , — de sortilèges et d'enchantements , ou qui consulte ceux qui se donnent pour avoir l'esprit de Python et qui se mêlent de deviner, ou qui interrogent les morts pour en apprendre des secrets. — Car le Seigneur a en abomination toutes ces choses, et il exterminera tous ces peuples à votre entrée , à cause de ces sortes de crimes qu'ils ont commis. — Vous serez parfaits et sans tache devant le Seigneur votre Dieu. — Ces nations dont vous allez posséder la terre écoutent les augures et les devins ; mais pour vous vous avez été autrement instruits par le Seigneur votre Dieu. »

h. I Rois, XXVIII, 3 : « Saul chassa les magiciens et les devins de son royaume , et extermina ceux qui se donnaient pour avoir l'esprit de Python. »

5. Psaume CXIII, 12-16 : « Les idoles des nations sont des figures d'or et d'argent, et l'ouvrage des mains des hommes. — Elles ont une bouche, et elles ne parleront point ; elles ont des yeux, et elles ne verront point. — Elles ont des oreilles, et elles n'entendront point; elles ont des narines, et elles ne sentiront point. — Elles ont des mains sans pouvoir toucher , elles ont des pieds sans pouvoir marcher ; elles ont un gosier, sans qu'aucun son s'en échappe. Que ceux qui font ces idoles leur deviennent semblables, ainsi que tous ceux qui mettent en elles leur espérance. »

6. Lévitique, XIX, 26, 31 : « Vous n'userez point d'augures , et vous n'observerez point les songes. — Ne vous détournez point Jpour aller chercher des magiciens, et ne consultez point les devins, de peur de vous souiller en vous adressant à eux. Je suis le Seigneur votre Dieu. »

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