‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, trChapitre 38 sur 68 · JÉRÉMiE, XXXV (comme ci-dessus, témoignage · texte numérisé non relu

JÉRÉMiE, XXXV (comme ci-dessus, témoignage

30. // Machabées, VI, 18-28 : a Eléazar, l'un des premiers d'entre les docteurs de la loi, homme avancé en âge et d'un visage vénérable, fut pressé de manger de la chair de porc, et on voulait l'y contraindre en lui ouvrant la bouche de vive force. — Mais lui , préférant une mort glorieuse à une vie criminelle, alla de lui-même au supplice. — Considérant ce qu'il lui faudrait souffrir en cette rencontre, et s'armant d'une patience invincible, il résolut de ne point se laisser entraîner par l'amour de la vie &

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faire rien contre la loi. — Ceux qui étaient présents, louches d'une compassion déraisonnable à cause de l'ancienne amitié qu'ils avaient pour lui , le prirent à part et le supplièrent de se laisser apporter des viandes de Tespèce de celles dont il pouvait manger, afin de pouvoir feindre qu'il avait mangé des viandes du sacrifice, selon Tordre du roi, — et de se sauver de la mort par ce moyen. Us usaient envers lui de cette espèce d'humanité, à cause de Taffection qu'ils lui gardaient. — Mais lui, considérant ce que demandaient de sa part un âge et une vieillesse si vénérable, ces cheveux blancs qui attestaient la noblesse de sa vie entière, cette vie enfin qu'il avait conservée innocente et sans tache depuis son enfance; il répondit aussitôt, conformément aux prescriptions de la loi sainte établie de Dieu, qu'il préférait descendre dans le tombeau. — Car il n'est pas digne de l'âge où je suis , ajouta-t-il , d'user de cette fiction , qui serait cause que plus d'un jeune homme, s'imaginant qu'Eléazar, â l'âge de quatre-vingt-dix ans, aurait passé de la vie des juifs à celle des païens, — seraient eux-mêmes trompés par cette dissimulation qui, en me conservant un faible reste de cette vie corruptible, me couvrirait d'une tache honteuse, et attirerait sur ma vieillesse l'exécration des hommes. — Hé! quand j'échapperais maintenant aux supplices qu'infligent les hommes, je n'en pourrais pas plus me soustraire à la main du Tout-Puissant , soit pendant ma vie, soit après ma mort. — En mourant donc avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse, — et je laisserai aux jeunes gens un exemple de fermeté, par la constance et la joie avec laquelle j'aurai souffert une mort glorieuse pour le maintien nécessaire de nos lois saintes. )>

31. Id.j VU, 1-4 : « Or, il arriva que l'on prit aussi sept frères avec leur mère, et que le roi voulut les contraindre à manger, contre la défense de la loi, de la chair de porc, en les faisant déchirer à coups de fouets et de lanières. — Mais l'un d'eux, qui était l'aîné, lui dit : Que demandes-tu et que veux-tu apprendre de nous? Nous sommes prêts à mourir, plutôt que de violer les lois de Dieu que nous avons reçues de nos pères. — C'est pourquoi le roi irrité ordonna qu'on fit rougir sur le feu des poêles et des chaudières d'airain; et lorsqu'elles furent toutes brûlantes, — il ordonna qu'on arrachât la langue à celui qui avait parlé le premier, qu'on lui enlevât la peau de la tète, et qu'on lui coupât les extrémités des mains et des pieds sous les yeux de ses frères et de sa mère, etc. »

374f DU JSUNE.

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