‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, trChapitre 49 sur 68 · Galates, V (comme dans le corps de la réponse · texte numérisé non relu

Galates, V (comme dans le corps de la réponse

TÉMOIONAGES DE LA TRADITION

1. S. Grégoire-le-Grand, Hom. XVI in Evangelia : « Sanctifiez lejeûm. Sanctifier le jeûne, c'est rendre son abstinence agréable à Dieu par les bonnes œuvres dont on l'accompagne. Qu'on réprime la colère ; qu'on étouffe les querelles et les différends. En vain mortifie-t-on la chair, si l'àme ne renonce en même temps à ses mouvements emportés. »

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2. Maxime, Hom, I de jejunio Quadragesiinœ : a Sanctifions nos jeûnes par des actes de religion. Qu'est-ce que sanctifier le jeûne, sinon en relever le mérite par de saintes afifections, par des actes de piété et par la fiiite de vice ? Celui-là sanctifie ses jeûnes, qui ne se laisse détourner du droit sentier de la justice, ni par Tenvie de plaire aux hommes puissants, ni par le désir d*étre utile à ses amis ou à ses proches, ni par les présents modiques ou considérables que peuvent lui offrir ses clients. Celui-là sanctifie le jeûne, qui ne met pas à prix sa fidélité aux devoirs de justice. Celui-là sanctifie le jeûne, qui éteint en luimême le feu de la colère par sa constance à suivre les règles de ' la douceur. Celui-là sanctifie le jeûne, qui oppose le fi^ein de la chasteté à la tentation de permettre à ses yeux des regards lascifs. Il sanctifie le jeûne, celui qui sait émousser les traits que lui lancent ses ennemis, «n opposant à leurs injures le bouclier de la patience. Il sanctifie le jeûne, celui qui apaise les disputes par des paroles pacifiques et par la sage modération de soo langage. Il sanctifie le jeûne, celui qui, s'armant des instructions que fournit l'Evangile, extirpe de son cœur les pensées vaines, comme un laboureur arrache avec le soc de sa charrue les épines qui voudraient prendre racine dans son champ. Il sanctifie le jeûne, celui qui allège à proportion de ses moyens les besoins des indigents, en leur tendant avec amour une main secourable. Celui-là enfin sanctifie le jeûne, qui, attentif à observer tous les points de la loi divine, repousse de son cœur les diverses tentations dont Tassaille le démon. Si donc nous voulons, mes frères, rendre nos jeûnes agréables à Dieu, soyons fermes dans la foi , justes dans nos jugements, fidèles datis l'amitié, patients dans les injures, modérés dans la défense de nos intérêts, ennemis des mauvais discours, invincibles contre le vice, sobres dans les repas, modérés dans les plaisirs, simples à l'égard des bons, prudents à l'égard des méchants, compatissants pour ceux qui souffrent, sans faiblesse pour ceux qui résistent à la vérité, réservés dans nos soupçons, silencieux avec les médisants, humbles avec les humbles. Si nous nous appliquons à sanctifier nos jeûnes par l'exercice de toutes ces vertus. Dieu nous fera la grâce d'entrer pleins de confiance, et avec la joie d'une conscience pure, en participation des grâces que la Pftque nous offrira, gages précieux et assurés des biens et de la félicité du ciel. »

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