S. Augustin, Serm. 60, 63, 69, de tempère; voir, ces
DU sKcm. 4S4
passages rapportés plus haut, question précédente, témoignages 57, 58, 6.1, pages 420 et 424.
4. Le même, Serm. 230 (4) de tempore : a Faisons bien attention à la nature des armes dont Notre-Seigneur nous recommande l'emploi contre les démons. Ce genre de détnons, nous ditnl, ne peuvent être chassés que par la prière et par le jeûne. Pratiquons ces deux moyens avec une vive foi; c'est dans cette pratique que conrisle la piété. Or, la piété est utile à tout; c'est à elle qu'ont ité^promis les biens de la vie présente, comme ceux de la vie future (/ Cor, IV, 8). Appliquons-iious donc & amasser les fruits que produiront en nous la prière et le jeûne; l'un et i'aulre nous fourniront en même temps des armes contre les mauvaises pensées. Le jeûne purifie ^^me, épure les sens, soumet la chair à l'esprit. Le jeûne rend le coeur contrit et humilié, et ce n'est pas le cœur ainsi disposé que Dieu méprisera {Ps. L, 19). Le cœur dissipe les tempêtes que soulèveraient les passions, amortit les ardeurs de la volupté, fait briller 4a chasteté de tout son éclat. Le jeûne ne s'accommode pas du flux de paroles, dédaigne les richesses comme des biens superflus, n'a que du mépris pour l'orgueil, réserve pour l'humilité toute son estime, donne à celui qui le pratique la connaissonce de lui-même, c'est-à-dire la connaissance de sa faiblesse et de sa fragilité, et par-là même qu'il se sent faible, le rend plus propre à obtenir, comme il le dispose davantage à demander le secours de Dieu, Or, c'est par des prières fréquentes et assidues qu'on peut utilement adresser à Dieu cette demande. »
5. S. Behnaro, Sem^. IV in Qaadragesimd, comme plus haut, question précédente, témoignage 66, page 427.
6. S. JÉRÔME, in caput VI Danielis, sur ces paroles, Et abiit rex in domum suam, et dormivit inccmatus (Dan., VI, 18) : « Combien le roi n'était-il pas attaché à Daniel, i)our se priver de nourriture le jour et la nuit, et pour n'accorder à ses yeux aucun sommeil, tant que la vie du prophète était ^en péril! Or, si un prince qui ne connaît pas le vrai Dieu témoigne ainsi son aifeclion pour un de ses serviteurs, qu'il voudrait voir hors de danger, à combien plus forte raison ne devons-nous pas solliciter la clémence de [Meu par nos jeûnes et par nos veilles, pour obtenir de lui le pardon de nos péchés! »