ParaUpamènesj VII, 11-16 : « Salomon acheva donc
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la maison du Smgneur et le palais du roi , et il réussit dans tout ce qu'il s'était proposé de faire , tant par rapport à la maison du Seigneur que par rapport à son propre palais. — Ensuite le Seigneur lui apparut la nuit, et lui dit : J'ai exaueé ta prière , et j'ai choisi pour moi ce lieu, pour en faire une maison de sacriGce. — Si je ferme le ciel et qu'il ne tombe point de pluie, ou que j'ordonne et commande aux sauterelles de ravager la terre, et que j'envoie la peste parmi mon peuple ; — et que mon peuple, sur qui mon nom a été invoqué, se convertisse et qu'il me prie, qu'il recherche mon visage, et qu'il fasse pénitence de sa mauvaise vie, je l'exaucerai du haut du ciel , et je lui pardonnerai ses péchés , et je purifierai la terre qu'il habite. — Mes yeux seront ouverts et mes oreilles attentives à la prière de celui qui m'invoquera en ce lieu; — parce que j'ai choisi ce lieu, et que je l'ai sanctifié, afin que mon nom y soit à jamais invoqué, et que mes yeux et mon cœur y soient toujours attachés, etc. »
35. EcdémsHquej II, Il : « Considérez, mes enfants, tout ce qu'il y a eu d'hommes parmi les nations , et sachez que jamais personne qui a espéré dans le Seigneur n'a été confondu. »
34. Ibid.j III, k : « Celui qui aime Dieu, obtiendra par ses prières le pardon de ses péchés ; il se gardera d'y retomber, et il sera exaucé en ce qu'il demandera chaque jour. »
35. Ibid., XXXVIII, 9 : « Mon fils, ne vous méprisez pas vous-même dans votre infirmité ; mais priez le Seigneur , et luimême vous guérira. »
36. LhUiqm, IV, 26, 31, 35 : a II fera brûler la graisse sur l'autel, comme on a coutume de le faire aux hosties pacifiques, et le prêtre priera pour lui et pour son péché, et son péché lui sera pardonné. — 11 en ôtera aussi toute la graisse, comme on a coutume de l'dter aux hosties pacifiques, il la fera brûler sur l'autel devant le Seigneur, comme une oblation d'agréable odeur ; il priera pour celui qui a commis la faute , et elle lui sera pardonnée. — 11 en ôtera aussi toute la graisse, comme on a coutume de le faire au bélier offert comme hostie pacifique; il la brûlera sur l'autel , comme un encens offert au Seigneur ; il priera pour celui qui l'offre et pour son péché , et il lui sera pardonné. »
37. Id., V, 10, 16 : « Il brûlera l'autre (tourterelle ou petit de colombe), et en fera un holocauste selon la coutume, et le prêtre priera pour cet homme et pour son péché , et il lui sera pardonné. — Il restituera le tort qu'il aura fait, en y ajoutant
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en sus la cinquième partie de sa valeur, qu'il donnera au jpEétre, et celui-ci offrira un bélier et priera pour lui , et son péché lui sera pardonné. »
38. Id., VI, 7 : ce Le prêtre priera pour lui devant le Seigneur, et tout le mal qu'il aura fait en péchant lui sera pardonné. »
39. Matthieu, VII; Luc, XI; comme cinlessus, témoignages 23 et 22.
TÉMOIGNAGES DE LA TRADFriON.
1 . S. Isidore, Lib. III desummo bono, c. 7 : a Voici le remède que doit employer celui qui se voit tourmenté par les tentations: c'est que, toutes les fois qu'il se sent assailli par quelqu'une, il ait recours à la prière, dont l'usage fréquent sufQt pour réprimer toutes les attaques des démons. On ne doit point se lasser de prier et de frapper pour ainsi dire à la porte, jusqu'à ce qu'oa ait triomphé par une volonté forte des suggestions importunes des désirs charnels, qui s'insinuent dans Tàme presque à son insu; on doit redoublerde vigilance et d'ardeur, jusqu'à ce qu'on ait remporté sur ce point une pleine victoire. Car les prières faites avec indifférence ont coutume de ne rien obtenir, pas même auprès des hommes. Celui qui prie attire en soi l'Esprit- Saint; et dès que les démons, qui font naître les tentations dans l'âme, sentent l'approche de cet Esprit divin, ils prennent l'épouvante et s'abandonnent à la fuite. La prière est le produit du cœur, et non celui des lèvres. Car Dieu fait attention, non aux paroles de celui qui le prie, mais aux dispositions de son coeur. . Si le cœur prie en silence , tandis que la bouche se tait , les affections du cœur peuvent alors rester inconnues aux hommes, mais elles sont connues de Dieu , pour qui la conscience n'a point de secrets. 11 vaut donc mieux prier de cœur sans même prononcer une parole, que de prier de bouche sans aucune affection du cœur. La prière doit toujours être mêlée de gémissements : car le souvenir des péchés produit le regret de les avoir commis. Et lorsque nous prions, nou§ rappelons nos fautes à notre souvenir, et c'est alors surtout que nous nous reconnaissons coupables. C'est pourquoi , lorsque nous nous trouvons en présence de Dieu, nous devons gémir et pleurer, en nous remettant devant les yeux la grièveté de nos crimes, et la rigueur des peines de l'enfer, que nous avons à craindre. Que Tàme tàcbe ensuite de se conserver dans les dispositions où l'aura fait entrer
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ta prière. Car la prière ne sert de rien , si Ton retombe tout aussitôt dans les mêmes fautes , pour en demander de nouveau le pardon. Celui-là au contraire obtient sans aucun doute Teflet de ses prières, qui se garde bien de contracter de nouveau les taches dont il demande d'être purifié. Notre âme est céleste de sa nature , et elle prie Dieu et le contemple véritablement , quand elle sait s'affranchir de tous les soins terrestres. Elle est propre à toutes sortes de biens, quand elle se contient dans les bornes de sa nature même ; elle tombe au contraire dans le désordre, quand elle sort de ces limites pour suivre les mouvements d'une nature étrangère à la sienne. La prière, pour être pure, doit être dégagée des soins du siècle ; une âme est loin de Dieu , quand dans la prière même elle s'occupe de choses mondaines. Ainsi donc, pour prier véritablement, il faut être tout entier à la prière. Mais il en est bien peu qui soient dans cette disposition d'esprit, ou qui y soient toujours, quand même ils s'y trouveraient quelquefois. L'âme qui, avant de se mettre à la prière, était loin de Dieu et toute occupée de pensées criminelles, se représentera, au milieu même de ses prières, les images des choses qui faisaient toul-à-l'heure l'objet de sa pensée , et ce seront autant d'obstacles qui l'empêcheront de s'élever au désir des biens célestes. L'âme a donc besoin avant tout de se purger de toute affection aux choses temporelles, pour pouvoir aller à Dieu avec franchise et simplicité. Car soyons persuadés que Dieu ne nous gratifiera de ses dons , qu'autant que nous les lui demanderons avec simplicité d'intention. Bien des causes peuvent contribuer à nous faire perdre cette simplicité d'intention, en réveillant dans notre esprit , quand nous ne sommes pas sur nos gardes, l'idée des vanités du monde. D'un autre côté, le démon ne voit pas plus tôt quelqu'un se mettre en prières, qu'il est excité par-là même à la tourmenter davantage par mille pensées vaines qu'il lui suggère. Deux choses (1) particulièrement font obstacle à l'impétration de ce qu'on demande à Dieu dans la prière : la première, ce sont les péchés auxquels on n'aurait pas renoncé; la seconde, c'est le refus qu'on ferait de pardonner à son prochain. Celui qui saura se dégager dé ce double obstacle, pourra s'adonner avec confiance à l'exercice de la prière, et s'occuper sans embarras de ce qui fait l'objet de ses vœux. Que
(I) La mèuie pensée se rclrouve dans les Morales de saint Grégoire-' le-Grand, liv. X, eliap. 17 et 18.
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celui donc qui se sent offensé, ne cesse de prier pour ceux qui lui ont fait tort; car c'est la doctrine de notre divin matlare, que celuilà pèche , qui ne prie pas pour ses ennemis. De même que tous les médicaments ne sauraient guérir une plaie, tant que le fer qui l'a faite y reste enfoncé , ainsi la prière ne sert de rien à celui qui garde, soit l'affection au péché, soit la haine du prochain dans son cœur. Celui qui prie doit être tellement disposé envers Dieu, qu'il ne désespère point d'obtenir l'effet de sa prière. Mais notre prière sera vaine, si elle n'est pas accompagnée de confiance. Que chacun demande donc avec foi et sans auqun doute dans l'esprit, comme le dit un apôtre (Jac, I, 6) ; car celui qui doute estsemÛable au flot delà mer^ qui est agité et emporté çàetlà par la violence du vent. La défiance d'obtenir ce qu'on demande est inévitable, si Too se sent avoir encore de l'affection pour le péché. Car il est impossible qu'on ait confiance dans ses propres prières , lorsqu'on ne fait rien pour se mettre en devoir d'obéir à Dieu, et qu'on se réjouit à la pensée des péchés mêmes qu'on a commis. Celui qui fait mépris des commandements de Dieu, ne mérite pas d'obtenir de lui ce qu'il lui demande, et le crime de sa désobéissance lui attire justement le refus des grâces qu'il implore. Si au contraire nou^ exécutons ce que Dieu nous a ordonné , nous obtiendrons sans difficulté ce que nous lui demanderons. Car, ainsi qu'il est écrit, si quelqu'un détourne ForeiUe pour ne point écouter la loi, sa prière même sera exécrcAle {Prov., XXVIIU 9). La prière et Tobservation des commandements sont deux, choses qui se prêtent un mutuel appui, et qui plaident l'une pour l'autre au tribunal de Dieu (1 ) . C'est aussi ce qui a fait dire à Jérémie : FÀevons m ciel noscceurs avec nos mains vers le Seigneur {Thren.j IH, 44). Car celui-là élève son cœur avec ses mains , qui donne ses œuvres pour soutien à sa prière. Et quiconque prie sans œuvres qui soutiennent sa prière , élève bien son cœur, mais sans élever ses mains. Celui au contraire qui fait de bonnes œuvres, mais sans faire de prières , élève bien ses mains , mais sans élever son cœur. Comme donc et la prière et les œuvres sont indispensables, ce n'est pas sans motif que le Prophète a dit : Elewns nos cmrs avec nos mains vers le Seigneur, dans la crainte que la négligence des commandements ne nous fasse encourir la damnation, en cherchant notre salùt, ou dans la prière sans les œuvres, ou dans
(I) On trouve encore cette même pensée exprimée par saint Grégoire dans ses Morales, liv. XVIII, chap. 3, et par saint Jérôme dans son commentaire sur le cliap. 3 des Lamentations de Jérémie.
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