‹ Le Grand Électeur et Louis XIV [i.e. quatorze]Chapitre 55 sur 79 · L* ALLIANCE FRANÇAISE ET LA TRÊVE DE VINGT ANS · texte numérisé non relu

L* ALLIANCE FRANÇAISE ET LA TRÊVE DE VINGT ANS

suédoises en Allemagne *, tantôt il objecte que l'envoi de quelques centaines d* hommes ne suiRrait pas à justifier une agression *. Le 14 janvier, le roi écrit à Rébenac qu'il ne devra pas refuser de concerter avec l'électeur les mesures à prendre pour empêcher les Suédois de faire passer des troupes en Allemagne. Mais, le a8, il entoure ses ordres de tant de précautions et de restrictions qu'il n'en subsiste presque rien '. Ce n'est que dans la lettre du jer février, puis surtout dans les instructions du 4? q^c les offres deviennent enfin précises et formelles. « Je désire, écrit cette fois Louis XIV, que vous asseuriez positivement l'électeur de ma part qu'aussy tost que les démarches de la Suède et les diligences qu'elle fera pour transporter un nombre de troupes un peu considérable en Allemagne l'obligeront de joindre ses troupes à celles du Roy de Danmark pour combattre celles de Suède, je luy feray payer les subsides extraordinaires que je luy ay promis en cas d'action comme sy les Suédois estoient effectivement les agresseurs. » Et le 4 • « Comme je ne doute point que l'électeur et le roi de Danemark * n'ayent tousjoui*s espéré de trouver dans mon aliance et dans le juste sujet que la couronne de Suède m'a donné d'abandonner entièrement ses intérests les moyens de se rendre maistres de tous les pays qu'elle possède en Allemagne et de les pouvoir partager entre eux, je consens qu'ils en prennent l'occasion du premier mouvement que feront les trouppes suédoises i)our passer en Allemagne et que non seulement le Roy de Dannemarck les combatte par mer, mais mesme qu'il joigne toutes ses forces de terre à celles dudit Electeur pour attaquer ou conjoinctement ou séparément les places de Pomméranie, celle de Wismar^ le pays de Bremen et tels autres postes qui leur conviendront le plus. » Mais Louis XIV ne cache

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