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l'alliancjî française et la trêve de vingt ans (1679-1684) 5oi
de gagner celui qui sans doute allait être bientôt l'électeur ^ . Mais, vers le i5, Frédéric-Guillaume se débarrassa, « lorsqu'on s'y attendoit le mains », d'une pierre « d'une grosseur surprenante » * et se rétablit bientôt tout à fait. Ëniin les efforts de Rébenac pour exécuter au mieux ses instructions furent contrariés plus encore parla maladresse ou l'inexpérience d'un autre ambassadeur du roi. Martangis avait reçu à Copenhague des ordres identiques et devait lier sa négociation à celle de Berlin, ne rien avancer que de concert avec son collègue et ne conclure qu'en même temps que celui-ci. Or non seulement il accorda presque aussitôt le paiement des subsides de guerre à dater du i**" juin, — ce qu'il n'avait permission de faire qu'à la dernière extrémité — sans même y attacher une obligation bien formelle de commencer avant cette date les hostilités véritables, mais il signa dès le début de mars et ce fut par Meinders que Rébenac eu eut connaissance *.
Il devenait bien dilïicile que Frédéric-Guillaume acceptât des conditions moins favorables que celles du traité danois ; d'autant plus que Rébenac ne travaillait pas seulement à l'alliance particulière du Brandebourg et de la France, mais en même temps, avec Fuchs et deux ambassadeurs danois, Ehrenschild et Gabel, à un autre traité ou concert entre la France, le Brandebourg et le Danemark, en vue de régler à l'avance les conditions et les moyens d'une guerre commune contre les Suédois *. Le qo mars, il envoyait à Versailles un premier projet, dont il reconnaissait volontiers les imperfections multiples ; un second projet, daté du j avril, ne lui semblait pas meilleur et, tout en l'expédiant par courrier, il ne dissimulait point à ses commissaires que Louis XIV ne l'approuverait pas. Le roi, en effet, lui renouvelait encore, le i5 avril, ses premiers ordres, mais il commençait à prévoir que