Le 18 mars
2. Rébenac. 17 mars. Dès le 15, il écrivait à Vitry : « Grâces à Dieu, nous le voyons liors d'affaire el nous espérons mcsme qu'il aura fait un nouveau contract avec la vie. »
3. Une lettre du roi à Martangis. en date du 25 mars, montre le mécontentement de Louis XIV. Martangis fut d'ailleurs aussitôt remplacé à Copenhague par Villars, qui dut partir dès le commencement de mai. Voir une lettre du roi à Rébenac du 29 avril, et A. E., Danemark, 26.
4. D'après la lettre de Rébenac du 21 avril, les ambassadeurs danois cherchèrent  exclure tout à fait celui-ci de la préparation du concert. Rébenac n'assista pas aux conférences pendant lesquelles le texte en fut rédigé ; mais, après chacune d'elles, xMeinders et Fuchs lui communiquaient ce qui s'y était passé. « Je leur faisois, écrit Rébenac le 24 avril, ajouster et retrancher ce que Je ne voiois pas conforme à vos ordres. »
l'alliance française et la tbéve de vingt ans (1679- 1684) 507
teur, pour complaire à la France, se désintéressât des événements de Hongrie ; les Turcs y avaient pris vigoureusement l'oflensive ; ils ne tardèrent pas à marcher sur Vienne. Le 7 juillet, l'empereur annonça à Lamberg le siège imminent de sa capitale et la nécessité où il se trouvait d'en sortir ; il pressait l'électeur de défendre la chrétienté contre les infidèles et d'envoyer au secours de Vienne un corps de troupe *. Depuis le commencement de juillet, Frédéric- Guillaume souffrait de nouveau de la goutte et de la pierre * ; les douleurs physiques irritaient ses inquiétudes. Pendant quelques jours, il hésite entre Lamberg, qui cherche à hâter sa décision, et Rébenac, qui lui fait craindre le ressentiment de Louis XIV, s'il répond à l'appel de la Cour de Vienne. Le 18 juillet, il semble résolu à accorder un secours ; le 19, il y renonce; le ao, il en revient à sa résolution première ; puis de nouveau il la suspend et décide qu'il enverra d'abord un ambassadeur à Passau, où s'est retirée la Cour impériale, pour recommander à l'empereur d'assurer avant tout la paix sur le Rhin ^ Mais il choisit comme ambassadeur le prince d'Anhalt, qu'il sait aussi bon Autrichien qu'un ministre de Léopold, et il appelle enfin à Potsdam Derfflinger : c'est celui-ci qui, le a août, malgré les arguments de Meinders et de Grumbkow, malgré les hésitations de Fuchs, arrache à son maître la résolution définitive *.
Est-ce à dire que Frédéric-Guillaume fût sur le point de passer d'un parti à l'autre ? Rébenac ne le croyait pas et cherchait à rassurer Louis XIV. L'électeur lui-même le niait vivement dans ses lettres à Spanheim : « Notre changement, écrivait-il à celui-ci le 17 juillet, consiste uniquement en ceci que nous suspendons l'entreprise projetée et que nous sommes obligés de révoquer les mesures déjà prises en vue de l'accomplir, non. sans qu'il en résulte pour nous les embarras les plus grands. » Il est vrai qu'il ajoutait à sa défense la demande d'un secours d'argent * et que celle-ci rend ses